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Communiqué OBM sur la comdamnation du Directeur de L’Ouragan

mercredi 31 octobre 2012, par Abdoulaye Diallo

OBSERVATOIRE BURKINABE DES MEDIAS

 

Communiqué de presse

 

Le Tribunal correctionnel de Ouagadougou , a condamné Le directeur de publication du journal "L’Ouragan", Monsieur Issa Lohé Konaté, le lundi 29 octobre 2012 à douze (12) mois de prison ferme, six (6) mois de suspension de la publication et quatre (4) millions de FCFA de dommages et intérêts pour « faits de diffamation, d’injures et d’outrages à magistrat par voie de presse » suite à une plainte déposée par le procureur du Faso, Monsieur Placide NIKIEMA.

 

La sévérité du verdict montre à souhait la pertinence de nos propos tenus le 13 octobre dernier à la cérémonie d’installation du Bureau exécutif de l’Observatoire burkinabé des médias (OBM). Nous disions que la suppression des peines privatives de liberté à l’encontre des journaliste « implique naturellement des exigences de notre part : un exercice éclairé et plus responsable des métiers qui sont les nôtres(…)et qu’il parait souhaitable d’impulser un changement et de relever le niveau général de la profession pour remettre peut-être au goût du jour les valeurs de sacerdoce et de conscience professionnelle (…) et qu’il convient de corriger au plus vite, notamment le non respect de la dignité humaine, de la vie privée et de la sphère d’intimité, les accusations sans preuves fondées, les injures, la calomnie, le manque d’équilibre de l’information…. » On ne croyait pas si bien dire.

 

La médiation dans les conflits inter organes de presse et/ou avec le public et les pouvoirs publics est une des attributions de l’OBM. Il peut être saisi et peut aussi s’auto saisir.

 

Lors d’une rencontre le 24 octobre 2012, avec les Présidents de l’ARCI, de l’OBM et de l’ARTCB le confrère Konaté a reconnu les fautes professionnelles qu’il a commises. Il s’est engagé à présenter ses excuses à la victime et de respecter désormais les principes et normes de la rédaction journalistique, les règles d’éthique et de déontologie. C’est forts de cela, et croyant fermement à la sagesse populaire qui soutient qu’une faute reconnue est à moitié pardonnée que les quatre personnes sus citées auxquelles s’est joint le secrétaire général de la SEP ont demandé et obtenu une audience auprès de Monsieur le Procureur.

 

Ce fut une audience chargée. Nous avons mesuré par le trémolo de sa voix à quel point la victime a été touchée. Mais nous espérions soit le retrait de la plainte soit une condamnation symbolique pour l’exemple. Grande fut notre surprise à l’énoncé du verdict. Sauf erreur de notre part, c’est la première fois qu’un journaliste dans le cadre de ses fonctions écope une si lourde peine. Cependant Nous gardons espoir, car le pardon est l’arme des forts. Nous gardons espoir, car un journaliste en prison au Burkina Faso ternirait l’image de notre pays et ferait régresser le Faso dans le classement des pays respectueux de la liberté de la presse. Nous gardons espoir, car un journal de moins dans le paysage médiatique, est un recul de la démocratie au Faso.

 

Ouagadougou, le 31 octobre 2012

 

 Le Président

 Jean - Baptiste ILBOUDO Chevalier de l’Ordre National

Chevalier de l’Ordre du Mérite des Arts

des Lettres et de la Communication

   

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