Il ne peut y avoir de liberté de la presse quand des journalistes sont assassinés ou vivent des conditions de corruption, de pauvrété ou de peur.
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Séminaire des Centres et Maisons de la presse en Afrique
Ouagadougou - 06 au 09 novembre 2001
Rapport Général


[Rapport du 1er jour] [Rapport du 2e jour] [Rapport du 3e jour][Rapport du 4e jour]
  • Rapport de la première journée

Les travaux de la première journée, débutés à 10 heures ont abordé d'entrée de jeu les questions organisationnelles avec des informations sur le contenu du séminaire et l'occupation de l'après-midi du jeudi 8 par des activités hors programme.Ce fut ensuite l'occasion pour le président de séance M. Newton Ahmed BARRY d'entrer dans le vif du sujet avec un tour de table pour mieux se connaître et connaître les structures qui sont représentées à ce séminaire.

Il ressort de ce tour de table que :
- des maisons de presse sont en train de naître comme celle d'Abidjan,
- d'autres sont à la recherche de leurs marques avec des problèmes de gestion, de ressources ou de limitation du champ d'application des instances comme les Maisons ou Centres de presse du Nigeria, du Rwanda, du Congo, du Togo, du Burundi et du Mali.
- D'autres encore, comme la Maison de Journalisme de Liège (25 ans d'âge), la Maison de la Presse du Ghana (Ghana International Press Center qui existe depuis 1993 et a été la première créée en Afrique) et le Centre National de Presse Norbert ZONGO (CNP-NZ) ont atteint leur vitesse de croisière avec une organisation et une fonctionnalité qui ont fait leur preuve.

Ce tour de table a permis d'appréhender les obstacles qui jalonnent la fonctionnalité des centres et maisons de presse, mais aussi de savoir que toutes les structures ne sont pas logées à la même enseigne. Les Maisons de Presse fonctionnent sous statut d'association sans but lucratif avec cependant la nécessité de promotion des activités génératrices de revenus.Certaines Maisons de Presse ont pu s'imposer dans leur mission de service publique au point d'être reconnu organisation d'utilité publique.

Autant les sources de financement varient d'une maison à une autre (Etat, bailleurs, activités propres et ou cotisation interne) autant l'organisation desdites structures est différente. Dans la plupart des cas, l'instance administrative est distincte de celle décisionnelle, avec une démocratisation dans le fonctionnement et une implication plurielle des organisations de la profession de journalistes.

Ensuite les structures sont en bute à un problème de local. Si ce n'est la localisation qui fait frémir (Brazzaville, Abidjan) c'est le loyer qui crève le budget ou encore la hantise que l'Etat ne retire son local, en cas de fronde des journalistes.Il faut noter que la tendance face à cette instabilité de siège est l'acquisition, en bonne et due forme d'un terrain, propriété de la structure bénéficiaire.

Enfin les Centres ou Maisons de Presse sont en voie d'équipement en matériel performant, ou en sont nantis déjà et que toutes les structures sont des points de référence de l'activité publique en matière journalistique et ou de relations publiques et aussi d'actions au profit de la profession (Burkina, Mali, Nigéria).

Après cet échange autour des structures, MM Jean Pierre CAO, et Gérald RIZER, respectivement facilitateurs venu de Liège en Belgique et de Paris en France ont partagé leurs expériences sur les missions, organisations et administrations d'une Maison de Presse.

Pour le premier les activités de la Maison de Presse de Liège, c'est de servir de point de convergence des rencontres et non comme acteur de la promotion de la profession, mission qui échoit aux associations professionnelles.La Maison de Presse de Liège initie les candidats au journalisme aux réalités de la profession, assure la compilation des coupures de presse pour les organisateurs d'activités qui se sont déroulées à la Maison de la Presse de Liège, sert d'interface avec d'autres corps, participe ou organise des activités comme la journée du patrimoine, les concerts, les festivités, les cocktails de rentrée. Elle œuvre à l'avènement d'un club de la presse des villes francophones.

Quant au second, il a abordé des principes généraux d'une structure associative qui se soit d'être libre et indépendante, avec une forme juridique garantissant son caractère non lucratif et un fonctionnement démocratique (un homme - une voix), dirigeants élus, transparence financière, moralité dans la gestion).

Au cours des échanges sur le thème n° 1, les points suivants ont été abordés :
la délimitation du champ d'action des Maisons et Centre de Presse et de celui des associations professionnelles. D'aucuns voient un outrepassement du rôle des Maisons et Centres de Presse lorsque celles-ci s'impliquent dans la défense de la liberté de la presse alors que d'autres trouvent cette implication normale, soit pour résoudre une question ponctuelle, soit à cause de la léthargie des associations professionnelles, soit encore parce qu'il y'a un consensus des associations qui mandatent la structure, car toutes s'y reconnaissent pour une cause commune. Là-dessus il faut noter que des Maisons et Centres de Presse ont eu des missions à leur création, ce qui les amènent à s'impliquer dans la lutte pour une cause qu'elles estiment être la leur, c'est le cas du Nigéria, du Burkina Faso et du Congo.

·*la professionnalisation des Centres et Maisons de Presse que les associations ne peuvent pas toutes assurer,
· *la viabilité des organes de presse pour permettre aux professionnels et aux médias de jouir des fruits de la lutte engagée par les Centre et Maison de Presse,
· *obtenir un statut d'ASBL et d'utilité publique pour les Maisons et Centres de Presse, sans pour autant omettre que le Statut d'ASBL n'interdit pas la recherche de fonds. Mais c'est comment utiliser les fonds obtenus, · la tendance l'uniformisation des rôles et missions des Maisons et Centres de Presse qui sont divers,
· *l'acceptation des fonds versés par les pouvoirs publics sans verser dans l'aliénation,
· *la synergie entre Maisons et Centres de Presse avec le milieu professionnel et extérieur de sorte à créer une symbiose mutuellement avantageuse,
· *l'implication des membres des Maisons et Centres de Presse dans les prises de décision à travers les instances statutaires garantissant le fonctionnement démocratique des Maisons et Centres de Presse.
· *Quel personnel pour les Maisons et Centres de Presse de sorte à alléger les activités des structures et prévenir certains manquements en recrutant un administrateur au profil de juriste ou gestionnaire ?

A la reprise des travaux après la pause, le thème n° 2 a été abordé. Il s'agit du fonctionnement des Maisons et Centres de Presse qui fait ressortir plusieurs modes d'organisation:
- Affectation de fonctionnaires de la localité au service de la structure pour les tâches administratives (Maison de Presse de Liège),
- Embauche d'un personnel administratif au profit de la structure et rémunéré par elle,
- Organigramme clair comprenant un Conseil d'Administration ou un Comité exécutif, une Assemblée générale, instance de direction, dont les décisions sont appliquées par un organe d'exécution,
- Ou encore gestion et administration de la structure par un comité désigné parmi les associations membres du Centre ou Maison de Presse.
En plus de ces organigrammes, d'autres Maisons ou Centres de Presse disposent de textes de base pour une gestion transparente de l'administration, des finances et activités du Centre.
Sur la question du profil du permanent, sans pour autant trancher les questions de façon précise, beaucoup penchent pour un personnel de qualification outre que journaliste et qui peut être un gestionnaire, un juriste ayant des connaissances sur les médias.
Les bailleurs ont reprécisé leur réticence à prendre en charge des frais de fonctionnement car le type de soutien ne concourt pas à assurer la pérennité du projet, son autonomie financière.
Une association a toujours besoin d'argent pour fonctionner : elle doit donc l'obtenir soit en générant des ressources propres (en menant des activités lucratives), soit en faisant financer des projets sur lesquels elle peut prélever une part de frais de fonctionnement.
Les participants ont reconnu qu'il était nécessaire pour toute Maison de Presse ou Centre de Presse d'avoir un plan d'action à long terme : les différentes actions mises en œuvre, et pour lesquelles des soutiens sont sollicités, doivent s'inscrire dans un projet à long terme.

Enfin, il a été évoqué la nécessité pour les Maisons et Centres de Presse de se regrouper, de se fédérer afin de constituer un front uni et de pouvoir mener des initiatives collectives.

Quant à l'élaboration et au montage de projets, l'essentiel des interventions fait ressortir la nécessité d'utiliser des canevas adaptés, mais surtout de se référer au canevas des bailleurs de fonds, qui ont leur procédure propre.

Du reste, les participants ont fait remarquer que l'éligibilité des projets est fonction des options à la mode et retenus par les bailleurs de fonds.


  • Rapport de la deuxième journée


Débuté le Mercredi 07 novembre 2001, les travaux de la deuxième journée du Séminaire international des Maisons et Centres de Presse en Afrique étaient présidés par Monsieur Chérif SY, Président de Semaine du Comité de Pilotage du Centre National de Presse Norbert ZONGO.

Avant l'ouverture des débats sur les thèmes du jour, on procéda d'abord à la lecture du Rapport de synthèse des travaux de la première journée. Ce fut ensuite l'intervention des deux délégations du Bénin et de la Guinée-Bissau. Tous ces deux pays sont en phase de concrétisation de leur Maison de la Presse. Toutefois, si le Bénin a déjà à sa disposition les moyens financiers pour la mise en place de sa Maison de Presse, cela n'est pas le cas de la Guinée Bissau qui, bien qu'ayant tenu son Assemblée générale constitutive, est encore à la recherche de ces moyens.

Deux thèmes étaient au programme de cette journée.

1 - Financement d'une Maison de Presse

Le premier thème abordé portait sur le financement d'une Maison de Presse. Avant d'entrer dans les débats, quatre participants ont fait part de leurs expériences en la matière. Il s'agit du Togo, du Congo, du Nigeria et de la Belgique. De l'exposé de ces expériences, il est ressorti que le financement des Maisons de presse pose d'énormes difficultés qui varient d'un pays à l'autre, puisque les réalités socio-politiques diffèrent. Ces difficultés vont de l'obtention de subventions publiques, à la création d'activités génératrices de ressource en passant par la manière de gérer les fonds obtenus.

Ce qui reste constant, c'est que les Maisons de presse doivent maintenant chercher à être créatives et trouver d'autres sources de revenus afin de ne pas toujours dépendre des bailleurs de fonds ou de l'aide de l'Etat. Elles doivent donc chercher à mener des activités génératrices de ressources et diversifier le mode de financement. En plus des subventions et de la création d'activités lucratives, les Maisons de Presse peuvent faire du partenariat, louer les services ou faire payer les cotisations aux membres invités comme à Liège.

A l'ouverture des débats, les participants ont pu suivre brièvement l'exposé sur la comptabilité analytique de Monsieur Gérard RIZER sur la nature des différentes charges pouvant existées au sein d'une Maison de Presse. Il s'agit des frais fixes et des frais variables.

Les frais fixes se composent des différentes charges qui ne sont pas liées aux activités tandis que les frais variables sont liés aux activités que la Maison de la Presse aura à mener. Si le financement des frais fixes est assuré, la Maison de Presse sera pérenne.

Cependant les subventions nationales ou internationales des projets ne doivent pas servir à la prise en charge des frais fixes. Il faut donc éviter un croisement entre les financements.

Ce schéma qui pourrait être l'idéal va créer des tensions dans la gestion des fonds. Ce qui va poser le problème d'éthique, de transparence, de rigueur dans la gestion des fonds des Maisons de Presse. Les membres dirigeants des Maisons de Presse doivent respecter et faire respecter les textes et les contrôles doivent se faire comme prévus dans les textes.

Tous les aspects et toutes les possibilités de financement d'une Maison de Presse ont été passé au peigne fin et ce qu'on peut retenir des débats est que :

1. Les Maisons de Presse doivent mener des activités génératrices de ressources afin d'atteindre une certaine autonomie financière ;
2. ces activités doivent être liées à la Communication ;
3. en menant ces activités de commerce, les Maisons de Presse doivent éviter de tomber dans l'illégalité ou de se détourner de leurs missions principales ;
4. les Maisons de Presse doivent mener une campagne de sensibilisation pour faire connaître aux populations de leur pays, l'importance de leur rôle dans l'évolution de la démocratie ;
5. Les Maisons de Presse doivent s'approcher des opérateurs économiques afin de pouvoir développer une politique de partenariat ;
6. la gestion des fonds doit se faire dans la transparence et dans la règle de l'art et les organes de contrôle doivent faire leur travail comme prévu par les textes ;
7. les membres dirigeants doivent œuvrer à la pérennisation de la Maison de la Presse.

Le deuxième thème de la journée portait sur les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

2 - Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC)

Après l'exposition des expériences Togolaises, Burkinabè, Malienne, Ghanéenne et Nigeriane, les débats ont été ouverts et ont tourné autour de la création de Site Web, du contenu à mettre dans le site, et de la formation aux NTIC.

Des problèmes ont été soulignés :
- le coût de la gestion d'un Site Web,
- le problème de mise à jour régulière du Site,
- le problème de référencement, c'est-à-dire la création de liens entre le Site de la Maison de Presse et d'autres sites,
- un autre problème souligné est qu'il faut apprendre aux journalistes l'utilisation des ordinateurs pour permettre dans un premier temps le travail en réseau en utilisant le courrier électronique.

Le gestionnaire du Centre National de Presse Norbert ZONGO a annoncé l'éminence d'une formation des Webmasters d'au moins quatre Maisons de Presse sur financement de l'Institut PANOS. Cela permettra de créer des compétences dans la sous-région qui pourront servir. Des suggestions ont été faites. Ce sont entre autres :
- éviter de dépendre d'un serveur local, donc être autonome,
- créer des liens avec d'autres Sites,
- créer un annuaire des journalistes ou au moins des Directeurs de publication,
- créer un répertoire des médias,
- créer une revue de presse.


  • RAPPORT DU TROISIEME JOUR

Thème 5 : Maisons de la Presse et milieu professionnel

Le thème de cette matinée portait sur les relations entretenues par les Maisons et Centres de Presse avec le monde professionnel dans son ensemble.
Les Maisons et Centres de Presse jouent un rôle dans la consolidation et l'affirmation des journaux. Dans certains pays, elles ont même permis la création de titres grâce à l'infrastructure qu'elles proposent.
Différents types de relations entre Maisons de Presse et monde professionnel ont été évoqués.

- Certaines Maisons sont considérées comme l'émanation de la presse privée et ne sont pas (ou peu) fréquentées par les journalistes du secteur public. Il faut tâcher de les y amener…
- Les Maisons de Presse peuvent être le lieu privilégié permettant d'entrer en contact avec les journalistes, soit en mettant à leur disposition des casiers pour recevoir leurs courriers, soit en réalisant un répertoire téléphonique de tous les journalistes.
- Les Maisons de Presse offrent un siège ou un lieu de réunion aux différentes associations de journalistes et de communicateurs.
- Les Maisons de Presse doivent être un lieu où tous les professionnels se rencontrent, qu'ils soient du secteur public ou privé, quelle que soit leur tendance. Pour certaines Maisons de Presse, le public et le privé sont représentés dans le Conseil d'Administration. Les Maisons de Presse doivent constituer des lieux fédérateurs pour la profession.
- Les Maisons de Presse permettent le contact entre les journalistes des médias privés et les partenaires publics et privés (Ex. par l'organisation des conférences de presse).
- Les Maisons de Presse doivent aussi s'ouvrir aux étudiants en journalisme à la recherche de documentation, de contacts avec le monde professionnel, ou de lieu d'initiation à l'informatique.
- Les Maisons de Presse jouent un rôle central en matière de formation des journalistes.
- Certaines Maisons de Presse se sont directement impliquées dans la mise sur pied des observatoires de l'éthique et de la déontologie.
- Les Maisons de Presse peuvent jouer un rôle de médiateur pour intervenir dans certains conflits qui impliquent des journalistes.

Les débats ont ensuite porté sur la relation potentiellement conflictuelle qui peut s'instaurer entre les Maisons et Centres de Presse et les associations de journalistes. En effet, il peut se développer une certaine concurrence entre les deux types de structures si les deux s'impliquent dans des actions de formation et recherchent des financements auprès des mêmes partenaires potentiels. Les Maisons et Centres de Presse doivent servir à renforcer les associations professionnelles qui, à leur tour, renforcent leurs membres.

Certains thèmes sont plus appropriés à être pris en charge par les associations spécifiques, d'autres à être traités par les Maisons de Presse.

Afin qu'il n'y ait pas de conflit, il est nécessaire que les objectifs de l'association et ceux de la Maison de Presse soient clairement définis.

Si l'objectif des uns et des autres est de diffuser des connaissances vers les journalistes, il ne peut pas y avoir de conflit mais des actions complémentaires ; par contre, si l'objectif est d'enrichir une structure ou des individus, des conflits vont naître inévitablement.

Il faut donc une étroite collaboration et un renforcement mutuel. Une Maison de Presse ne peut que souffrir si les associations sont trop faibles. L'idéal est que la Maison de Presse soit un outil d'exécution des projets des associations.

Ensuite, les débats ont abordé le problème de l'aide de l'Etat à la presse et du rôle de la Maison de la Presse comme bénéficiaire ou participant à l'attribution des fonds.

Les participants ont souligné les tensions et les dissensions qui peuvent naître dès qu'il est question de partager des ressources entre les acteurs de la presse. Dans certains pays, l'attribution d'une aide de l'Etat aux associations de journalistes à entraîné la multiplication des associations "fantômes" : la création d'une Maison de Presse et de l'accès à ses services pose la question de la représentativité réelle des associations.

A nouveau la vocation des Maisons et Centres de Presse à fédérer les associations a été rappelée : pour ce faire, même si les contextes inconstances de création sont différentes d'un pays à l'autre, elles doivent absolument :

- jouir d'un consensus,
- être considérée, légitimes par la profession.

Thème 6 : Rencontre - Forum avec des Editeurs et des Responsables de la Société civile

Le dernier thème de la journée du 8 novembre 2001 a été une rencontre-forum entre les séminaristes et les éditeurs et responsables de la société civile.Il ressort des exposés des panélistes représentant l'ONAP, l'ACAt, le MBDHP et la LDLP que les Centres et Maisons de Presse sont un lieu public de convergences et d'échanges d'idées.

S'agissant du cas du CNP-NZ dont les panélistes ont une expérience, il est fait cas des facilités offertes par le CNP-NZ à la société civile ; du préjugé collé au Centre comme bastion, fief de l'opposition burkinabè, voire d'une certaine adversité vis-à-vis des institutions en place, de son rôle d'interface avec le monde extérieur et aussi de promotion d'œuvres de l'esprit avec sa bibliothèque, ses NTIC et les activités qu'il abrite.

Quant aux attentes, les panélistes ont fait ressortir l'aspect non partisan qui doit être une règle pour tout Centre ou Maison de Presse. Le rôle de moteur dans la promotion de valeurs de références (libertés, démocratie, justice, paix, harmonie sociale, etc.) et celui de catalyseur de la communion de pensées et de la confraternité au sein des médias, l'expansion des activités et des moyens des Centres et Maisons de Presse pour une plus grande offre de service ont été aussi des sollicitations formulées par les panélistes.

Il faut préciser que les structures des panélistes ont bénéficié d'une collaboration du Centre National de Presse Norbert ZONGO à un moment ou à un autre pour la réalisation d'activités ou l'atteinte d'objectifs qualificatifs et stratégiques.

Les échanges ont permis de partager des expériences mais aussi de préciser certaines pensées, notamment sur :
- la difficulté de ne pas être étiqueté car toute action a un contenu idéologique,
- la nécessité de rester neutre vis-à-vis des composantes sociales, ou non-partisan pour ne pas dire indifférent vis-à-vis des positions en vogue,
- à l'inverse de cette démarche, d'aucuns ont défendu la nécessaire implication dans les combats de valeurs, ce qui relève l'action qui, du coup n'est plus incolore et inodore,
- le rôle conciliateur que les Maisons et Centres de Presse doivent jouer, tout en gardant le juste milieu et ne pas être ni comme une caisse de résonance du pouvoir, ni comme un instrument aux mains de l'opposition,
- la nécessité pour les Maisons et Centres de Presse de travailler à s'ouvrir à toutes les composantes sociales de son milieu, en organisant des activités où celles-ci auront un espace de liberté pour une expression plurielle.


  • RAPPORT DU QUATRIEME JOUR


Les travaux du quatrième jour présidés par Monsieur Sié Offi SOME, ont porté sur l'Evaluation du Forum des Maisons et Observatoires de Presse.

Après un rappel des conditions de la mise en place de ce forum, le Secrétariat permanent a expliqué les difficultés qu'il a rencontrées depuis 1999 à aujourd'hui.

Le Forum n'a donc pas bien marché à cause des problèmes de moyens. Après avoir fait un diagnostic, les participants ont décidé à l'unanimité d'aller vers la création d'une Fédération des Maisons de Presse.

Le Secrétariat du Forum a été interpellé pour le retard pris dans l'organisation des présentes assises. Des explications ont été données pour justifier ce retard. Les raisons étaient financières. Le dossier a été mal ficelé et il a fallu le reprendre pour satisfaire aux exigences des bailleurs de fonds.

Après ces explications, les participants ont décidé d'aller vite à la Fédération. Aussi, il a été demandé que chaque pays présent se détermine quant à la participation de leur Maison de Presse à la Fédération.

Tous les pays présents se sont prononcés favorablement à l'adhésion à la Fédération.
Le draft qui avait été distribué aux participants a été passé en revue. Des points portant sur la majorité, sur les honoraires du Secrétaire permanent ont été modifiés.
Les discussions ont porté ensuite sur :
- le problème de représentation des Maisons de Presse au niveau de la Fédération,
- le délai à impartir pour l'organisation du congrès constitutif,
- la composition du bureau provisoire qui s'occupera de l'élaboration des textes de la Fédération,
- le lieu de la tenue du congrès constitutif.

De ces discussions, il est ressorti ce qui suit :
- le bureau provisoire se compose :
· du Burkina Faso (Coordonnateur)
· du Ghana,
· du Burundi,
· du Togo et du Mali.

Le Mali a été retenu pour organiser et abriter les assises du Congrès constitutif de la Fédération Africaine des Maisons de Presse. Ce congrès se tiendra dans les six proches mois plus précisément fin mai 2002.

Quant au financement de l'organisation du Congrès, l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, par la voix de Marie Soleil FRERE s'est déclaré prête à financer ce budget en concurrence de leurs moyens quel que soit le lieu ou le Congrès doit se tenir.

En ce qui concerne la Maison de Presse de Liège, elle propose ses services de Consultant gratuitement pour toute aide que le Bureau provisoire aura besoin dans l'élaboration des textes de la Fédération. Quant à Monsieur Jean Michel FLORET, président de la Mutuelle Nationale de la Presse, du Livre et de la Communication de France, il s'engage au nom de sa structure à verser deux fois une somme de 5 000 F F pour aider à l'organisation de la mise en place de cette Fédération.

Les Rapporteurs
Ousmane SISSOKO - Maison de la Presse du Mali
Mamadou KABRE - Centre National de Presse Norbert Zongo

 

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Mise à jour le 19 Novembre 2006