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Il ne peut y avoir de liberté de la presse quand des journalistes sont assassinés ou vivent des conditions de corruption, de pauvrété ou de peur. |
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FORUM
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Séminaire
des Centres et Maisons de la presse en Afrique
Ouagadougou - 06 au 09 novembre 2001 Rapport Général [Rapport du 1er jour] [Rapport du 2e jour] [Rapport du 3e jour][Rapport du 4e jour] Les travaux de la première journée, débutés à 10 heures ont abordé d'entrée de jeu les questions organisationnelles avec des informations sur le contenu du séminaire et l'occupation de l'après-midi du jeudi 8 par des activités hors programme.Ce fut ensuite l'occasion pour le président de séance M. Newton Ahmed BARRY d'entrer dans le vif du sujet avec un tour de table pour mieux se connaître et connaître les structures qui sont représentées à ce séminaire. Il ressort de ce tour de table que : Ce tour de table a permis d'appréhender les obstacles qui jalonnent la fonctionnalité des centres et maisons de presse, mais aussi de savoir que toutes les structures ne sont pas logées à la même enseigne. Les Maisons de Presse fonctionnent sous statut d'association sans but lucratif avec cependant la nécessité de promotion des activités génératrices de revenus.Certaines Maisons de Presse ont pu s'imposer dans leur mission de service publique au point d'être reconnu organisation d'utilité publique. Autant les sources de financement varient d'une maison à une autre (Etat, bailleurs, activités propres et ou cotisation interne) autant l'organisation desdites structures est différente. Dans la plupart des cas, l'instance administrative est distincte de celle décisionnelle, avec une démocratisation dans le fonctionnement et une implication plurielle des organisations de la profession de journalistes. Ensuite les structures sont en bute à un problème de local. Si ce n'est la localisation qui fait frémir (Brazzaville, Abidjan) c'est le loyer qui crève le budget ou encore la hantise que l'Etat ne retire son local, en cas de fronde des journalistes.Il faut noter que la tendance face à cette instabilité de siège est l'acquisition, en bonne et due forme d'un terrain, propriété de la structure bénéficiaire. Enfin les Centres ou Maisons de Presse sont en voie d'équipement en matériel performant, ou en sont nantis déjà et que toutes les structures sont des points de référence de l'activité publique en matière journalistique et ou de relations publiques et aussi d'actions au profit de la profession (Burkina, Mali, Nigéria). Après cet échange autour des structures, MM Jean Pierre CAO, et Gérald RIZER, respectivement facilitateurs venu de Liège en Belgique et de Paris en France ont partagé leurs expériences sur les missions, organisations et administrations d'une Maison de Presse. Pour le premier les activités de la Maison de Presse de Liège, c'est de servir de point de convergence des rencontres et non comme acteur de la promotion de la profession, mission qui échoit aux associations professionnelles.La Maison de Presse de Liège initie les candidats au journalisme aux réalités de la profession, assure la compilation des coupures de presse pour les organisateurs d'activités qui se sont déroulées à la Maison de la Presse de Liège, sert d'interface avec d'autres corps, participe ou organise des activités comme la journée du patrimoine, les concerts, les festivités, les cocktails de rentrée. Elle uvre à l'avènement d'un club de la presse des villes francophones. Quant au second, il a abordé des principes généraux d'une structure associative qui se soit d'être libre et indépendante, avec une forme juridique garantissant son caractère non lucratif et un fonctionnement démocratique (un homme - une voix), dirigeants élus, transparence financière, moralité dans la gestion). Au cours des échanges sur le thème n°
1, les points suivants ont été abordés : ·*la professionnalisation des Centres et Maisons
de Presse que les associations ne peuvent pas toutes assurer, A la reprise des travaux après la pause, le thème
n° 2 a été abordé. Il s'agit du fonctionnement
des Maisons et Centres de Presse qui fait ressortir plusieurs modes d'organisation: Enfin, il a été évoqué la nécessité pour les Maisons et Centres de Presse de se regrouper, de se fédérer afin de constituer un front uni et de pouvoir mener des initiatives collectives. Quant à l'élaboration et au montage de projets, l'essentiel des interventions fait ressortir la nécessité d'utiliser des canevas adaptés, mais surtout de se référer au canevas des bailleurs de fonds, qui ont leur procédure propre. Du reste, les participants ont fait remarquer que l'éligibilité des projets est fonction des options à la mode et retenus par les bailleurs de fonds.
Avant l'ouverture des débats sur les thèmes du jour, on procéda d'abord à la lecture du Rapport de synthèse des travaux de la première journée. Ce fut ensuite l'intervention des deux délégations du Bénin et de la Guinée-Bissau. Tous ces deux pays sont en phase de concrétisation de leur Maison de la Presse. Toutefois, si le Bénin a déjà à sa disposition les moyens financiers pour la mise en place de sa Maison de Presse, cela n'est pas le cas de la Guinée Bissau qui, bien qu'ayant tenu son Assemblée générale constitutive, est encore à la recherche de ces moyens. Deux thèmes étaient au programme de cette journée. 1 - Financement d'une Maison de Presse Le premier thème abordé portait sur le financement d'une Maison de Presse. Avant d'entrer dans les débats, quatre participants ont fait part de leurs expériences en la matière. Il s'agit du Togo, du Congo, du Nigeria et de la Belgique. De l'exposé de ces expériences, il est ressorti que le financement des Maisons de presse pose d'énormes difficultés qui varient d'un pays à l'autre, puisque les réalités socio-politiques diffèrent. Ces difficultés vont de l'obtention de subventions publiques, à la création d'activités génératrices de ressource en passant par la manière de gérer les fonds obtenus. Ce qui reste constant, c'est que les Maisons de presse doivent maintenant chercher à être créatives et trouver d'autres sources de revenus afin de ne pas toujours dépendre des bailleurs de fonds ou de l'aide de l'Etat. Elles doivent donc chercher à mener des activités génératrices de ressources et diversifier le mode de financement. En plus des subventions et de la création d'activités lucratives, les Maisons de Presse peuvent faire du partenariat, louer les services ou faire payer les cotisations aux membres invités comme à Liège. A l'ouverture des débats, les participants ont pu suivre brièvement l'exposé sur la comptabilité analytique de Monsieur Gérard RIZER sur la nature des différentes charges pouvant existées au sein d'une Maison de Presse. Il s'agit des frais fixes et des frais variables. Les frais fixes se composent des différentes charges qui ne sont pas liées aux activités tandis que les frais variables sont liés aux activités que la Maison de la Presse aura à mener. Si le financement des frais fixes est assuré, la Maison de Presse sera pérenne. Cependant les subventions nationales ou internationales des projets ne doivent pas servir à la prise en charge des frais fixes. Il faut donc éviter un croisement entre les financements. Ce schéma qui pourrait être l'idéal va créer des tensions dans la gestion des fonds. Ce qui va poser le problème d'éthique, de transparence, de rigueur dans la gestion des fonds des Maisons de Presse. Les membres dirigeants des Maisons de Presse doivent respecter et faire respecter les textes et les contrôles doivent se faire comme prévus dans les textes. Tous les aspects et toutes les possibilités de financement d'une Maison de Presse ont été passé au peigne fin et ce qu'on peut retenir des débats est que : 1. Les Maisons de Presse doivent mener des activités
génératrices de ressources afin d'atteindre une certaine
autonomie financière ; Le deuxième thème de la journée portait sur les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. 2 - Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) Après l'exposition des expériences Togolaises, Burkinabè, Malienne, Ghanéenne et Nigeriane, les débats ont été ouverts et ont tourné autour de la création de Site Web, du contenu à mettre dans le site, et de la formation aux NTIC. Des problèmes ont été soulignés
: Le gestionnaire du Centre National de Presse Norbert ZONGO
a annoncé l'éminence d'une formation des Webmasters d'au
moins quatre Maisons de Presse sur financement de l'Institut PANOS. Cela
permettra de créer des compétences dans la sous-région
qui pourront servir. Des suggestions ont été faites. Ce
sont entre autres : Thème 5 : Maisons de la Presse et milieu professionnel Le thème de cette matinée portait sur les
relations entretenues par les Maisons et Centres de Presse avec le monde
professionnel dans son ensemble. - Certaines Maisons sont considérées comme
l'émanation de la presse privée et ne sont pas (ou peu)
fréquentées par les journalistes du secteur public. Il faut
tâcher de les y amener
Les débats ont ensuite porté sur la relation potentiellement conflictuelle qui peut s'instaurer entre les Maisons et Centres de Presse et les associations de journalistes. En effet, il peut se développer une certaine concurrence entre les deux types de structures si les deux s'impliquent dans des actions de formation et recherchent des financements auprès des mêmes partenaires potentiels. Les Maisons et Centres de Presse doivent servir à renforcer les associations professionnelles qui, à leur tour, renforcent leurs membres. Certains thèmes sont plus appropriés à être pris en charge par les associations spécifiques, d'autres à être traités par les Maisons de Presse. Afin qu'il n'y ait pas de conflit, il est nécessaire que les objectifs de l'association et ceux de la Maison de Presse soient clairement définis. Si l'objectif des uns et des autres est de diffuser des connaissances vers les journalistes, il ne peut pas y avoir de conflit mais des actions complémentaires ; par contre, si l'objectif est d'enrichir une structure ou des individus, des conflits vont naître inévitablement. Il faut donc une étroite collaboration et un renforcement mutuel. Une Maison de Presse ne peut que souffrir si les associations sont trop faibles. L'idéal est que la Maison de Presse soit un outil d'exécution des projets des associations. Ensuite, les débats ont abordé le problème de l'aide de l'Etat à la presse et du rôle de la Maison de la Presse comme bénéficiaire ou participant à l'attribution des fonds. Les participants ont souligné les tensions et les dissensions qui peuvent naître dès qu'il est question de partager des ressources entre les acteurs de la presse. Dans certains pays, l'attribution d'une aide de l'Etat aux associations de journalistes à entraîné la multiplication des associations "fantômes" : la création d'une Maison de Presse et de l'accès à ses services pose la question de la représentativité réelle des associations. A nouveau la vocation des Maisons et Centres de Presse à fédérer les associations a été rappelée : pour ce faire, même si les contextes inconstances de création sont différentes d'un pays à l'autre, elles doivent absolument : - jouir d'un consensus, Thème 6 : Rencontre - Forum avec des Editeurs et des Responsables de la Société civile Le dernier thème de la journée du 8 novembre 2001 a été une rencontre-forum entre les séminaristes et les éditeurs et responsables de la société civile.Il ressort des exposés des panélistes représentant l'ONAP, l'ACAt, le MBDHP et la LDLP que les Centres et Maisons de Presse sont un lieu public de convergences et d'échanges d'idées. S'agissant du cas du CNP-NZ dont les panélistes ont une expérience, il est fait cas des facilités offertes par le CNP-NZ à la société civile ; du préjugé collé au Centre comme bastion, fief de l'opposition burkinabè, voire d'une certaine adversité vis-à-vis des institutions en place, de son rôle d'interface avec le monde extérieur et aussi de promotion d'uvres de l'esprit avec sa bibliothèque, ses NTIC et les activités qu'il abrite. Quant aux attentes, les panélistes ont fait ressortir l'aspect non partisan qui doit être une règle pour tout Centre ou Maison de Presse. Le rôle de moteur dans la promotion de valeurs de références (libertés, démocratie, justice, paix, harmonie sociale, etc.) et celui de catalyseur de la communion de pensées et de la confraternité au sein des médias, l'expansion des activités et des moyens des Centres et Maisons de Presse pour une plus grande offre de service ont été aussi des sollicitations formulées par les panélistes. Il faut préciser que les structures des panélistes ont bénéficié d'une collaboration du Centre National de Presse Norbert ZONGO à un moment ou à un autre pour la réalisation d'activités ou l'atteinte d'objectifs qualificatifs et stratégiques. Les échanges ont permis de partager des expériences
mais aussi de préciser certaines pensées, notamment sur
:
Après un rappel des conditions de la mise en place de ce forum, le Secrétariat permanent a expliqué les difficultés qu'il a rencontrées depuis 1999 à aujourd'hui. Le Forum n'a donc pas bien marché à cause des problèmes de moyens. Après avoir fait un diagnostic, les participants ont décidé à l'unanimité d'aller vers la création d'une Fédération des Maisons de Presse. Le Secrétariat du Forum a été interpellé pour le retard pris dans l'organisation des présentes assises. Des explications ont été données pour justifier ce retard. Les raisons étaient financières. Le dossier a été mal ficelé et il a fallu le reprendre pour satisfaire aux exigences des bailleurs de fonds. Après ces explications, les participants ont décidé d'aller vite à la Fédération. Aussi, il a été demandé que chaque pays présent se détermine quant à la participation de leur Maison de Presse à la Fédération. Tous les pays présents se sont prononcés
favorablement à l'adhésion à la Fédération. De ces discussions, il est ressorti ce qui suit : Le Mali a été retenu pour organiser et abriter les assises du Congrès constitutif de la Fédération Africaine des Maisons de Presse. Ce congrès se tiendra dans les six proches mois plus précisément fin mai 2002. Quant au financement de l'organisation du Congrès, l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, par la voix de Marie Soleil FRERE s'est déclaré prête à financer ce budget en concurrence de leurs moyens quel que soit le lieu ou le Congrès doit se tenir. En ce qui concerne la Maison de Presse de Liège, elle propose ses services de Consultant gratuitement pour toute aide que le Bureau provisoire aura besoin dans l'élaboration des textes de la Fédération. Quant à Monsieur Jean Michel FLORET, président de la Mutuelle Nationale de la Presse, du Livre et de la Communication de France, il s'engage au nom de sa structure à verser deux fois une somme de 5 000 F F pour aider à l'organisation de la mise en place de cette Fédération. Les Rapporteurs |
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