|
Accueil
Site
Média
Qui
sommes-nous?
Norbert
Zongo
Forum
Agenda
Documentation
Burkina
Faso
Alertes
|
- Date de naissance: Juillet 1949
- Inscrit à lEcole régionale
de Koudougou Primaire
- Entrée en 6e au Cours Normal
de Koudougou en octobre 1964.
Il créé alors son premier journal
" La voix du Cours Normal ". Ecrit sur des feuilles de cahiers
décolier. Très tôt le matin (4 h 30 mn), Norbert
ZONGO écoutait la BBC et d'autres radios étrangères,
sélectionnait les nouvelles intéressantes et en faisait
des brèves qui seront affichées avant 6 h 30 mn. Mais
taxée plus tard davoir une connotation politique, la "
Voix du Cours Normal " sera interdite.
- Norbert ZONGO obtient le BEPC en 1969
mais est interdit daccès à toutes les classes de
Seconde des établissements scolaires du Burkina Faso (raisons,
inconnues).
- Instituteur-adjoint à
Barsalogho (province du Sanmatenga) à partir de 1971.
Alors enseignant, il obtient son baccalauréat en 1975.
Son départ de Barsalogho à Pô mécontentera
les populations qui voyaient ainsi partir un être cher. Norbert
ZONGO enseignera également à Pô.
- Sa vie denseignant est aussi caractérisée
par la conviction et la détermination. Alors instituteur à
Pô, Norbert Zongo sest inscrit à la Faculté
de Droit, à lUniversité dAbidjan où
il opte pour lexamen terminal unique (E.T.U).
- Il enseignera également comme
professeur de français au Lycée
Saint Joseph, à Ouagadougou. Pendant son cursus denseignant,
il nobservera presque jamais dabsence au cours. Très
humaniste, il entretenait de bonnes relations avec ses confrères,
élèves, et parents délèves.
Norbert Zongo consacrait une bonne partie de son temps " hors-cours
" à la lecture et quelquefois à la chasse.
- En 1979, il est admis à lInstitut
Supérieur de Presse du Conseil de lEntente
à lUniversité de Lomé.
Eléments nouveaux sur
la vie estudiantine de Norbert Zongo à Lomé
- Norbert Zongo avait lié amitié avec un
ex- conseiller du Président Eyadema qui avait rejoint l'opposition.
Celui-ci était pourtant recherché par le service de renseignements
du Togo, ce qui mettra Norbert Zongo également dans le collimateur
de la Présidence du Togo. Ses prises de positions politiques
aidant, le jeune étudiant sera suivi clandestinement à
travers la ville par les services de renseignements du Togo.
- Norbert Zongo enverra le manuscrit de son roman le
" Parachutage " à une maison dédition
au Sénégal. Dans une lettre, le directeur dédition
lui dira de ne pas le publier afin déviter dêtre
dans le collimateur du régime togolais.
Mais Norbert Zongo ne recevra jamais la lettre du directeur dédition.
Elle sera interceptée par les services de renseignements. Ces
derniers demandent au directeur dédition de leur expédier
le manuscrit, dans une lettre signée " Norbert Zongo "
et à une adresse qui nest pas celle de ce dernier.
- Le manuscrit reçu, la police accentue la surveillance
de Norbert Zongo. On peaufine son plan dexécution. Un officier
de gendarmerie est chargé de lopération.
Mais une amie de ce dernier (sa copine) avertira Norbert Zongo et linvitera
à quitter immédiatement le pays. Ayant constaté
quil était suivi partout et ayant appris qu'il devait être
éliminé, Norbert Zongo prend la fuite en direction du
Ghana grâce à un camion de légumes, avec l'aide
de ses amis.
- A la frontière avec le Ghana, Norbert Zongo
échappe au contrôle dun commando de militaires mais
sera découvert plus tard par un officier togolais qui lui demande
de le suivre. Alors Norbert Zongo lui assène un coup de poing
à la figure. Ainsi grâce à cette bagarre qu'il a
déclenché, Norbert Zongo et l'officier Togolais sont conduits
au poste de police par des policiers ghanéens. Lofficier
dira que Norbert Zongo est un bandit en fuite, mais ce dernier ripostera
en fournissant des explications.
Le commissaire de la police ghanéenne dépêchera
une mission pour conduire Norbert Zongo à lambassade du
Burkina Faso à Accra. Lambassadeur offre à Norbert
Zongo une chambre dhôtel. Mais ce dernier refuse car conscient
qu'il était exposé à des dangers, surtout qu'ils
étaient suivi depuis la frontière avec le Togo par une
Mercedes curieuse. Finalement sur insistance de l'Ambassadeur, il sy
rendra, mais plus tard dans la nuit, Norbert Zongo quittera lhôtel
par la fenêtre, et rejoindra lAmbassade où il se
réfugiera.
Aux environs de 2 heures du matin, une explosion se fait entendre dans
sa chambre dhôtel. Lambassadeur demande alors au Président
Saye Zerbo de faire venir Norbert Zongo dans son pays natal. De retour
au Burkina, il est arrêté et détenu à la
gendarmerie de Ouagadougou, une année durant. (1981-1982).
- Norbert Zongo est probablement l'un des rares à
échapper aux mailles des services de renseignements du Togo.
- Il poursuivra plus tard ses études de journalisme
avec l'aide de lécrivain Hamadou KOUROUMA, à lUniversité
de Yaoundé. En 1984, il rejoint l'École Supérieure
de Journalisme de Yaoundé au Cameroun. Il en revient en 1986
et forge alors ses premières armes dans les organes de presse
d'État : au quotidien Sidwaya d'abord, puis à l'hebdomadaire
Carrefour Africain. Il collabore régulièrement aux journaux
privés Le Journal du Jeudi et La Clef. Ses analyses critiques
sur la vie nationale dans ces organes amènent le pouvoir en place
à l'affecter à Banfora, bourgade située à
450 km de Ouagadougou. Il refuse d'obéir à cet ordre,
rend sa démission et crée son propre journal, l'hebdomadaire
L'Indépendant en juin 1993. Ce journal devient rapidement l'hebdomadaire
le plus lu et le plus commenté même dans les hameaux les
plus reculés du Burkina.
|