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MEDIAS: Communication pour le développement: Les journalistes à l'encrage du concept

( le 08/12/04)

Le Réseau des communications sociales (RCS) a réuni une vingtaine de journalistes du 04 au 08 octobre autour de l'appropriation du cadre de référence en Communication participative pour le développement (CPD).

Au cours de cette rencontre, les journalistes ont appris les méthodes de la communication participative pour le développement (CPD). En effet, la CPD est une approche qui permet de mettre en valeur les connaissances locales en considérant que les connaissances scientifiques viennent en complément de celles-ci dans le cadre d'un processus de validation.
Pour les premiers responsables du Réseau des communications sociales (RCS), la nécessité d'une appropriation d'un cadre de référence de la CPD par les journalistes était liée à certaines attentes.
D'une part, il vise l'harmonisation de la compréhension des différents concepts de la communication pour le développement. D'autre part le Réseau des communications sociales entend mettre en place des outils pour une réelle adéquation entre ses actions et sa vision du développement.
Enfin, le Réseau des communications sociales voudrait créer un environnement propice à la mise en œuvre de la Politique nationale de la communication pour le développement (PNCD). Par conséquent, le rôle des médias surtout communautaires dans cette démarche est d'être des acteurs de l'encrage du concept CPD.
Pendant cinq jours, les participants se sont exercés aux méthodes participatives afin de relever ce défi. Cependant, ils ont recommandé la mise en place d'un mécanisme de suivi des personnes formées d'une part et la reconnaissance des meilleurs promoteurs de la CPD.
A l'issue de cette rencontre, la secrétaire exécutive du Réseau des communications sociales (RCS), Mme Mariame Ouattara a souhaité voir une collaboration pérenne entre sa structure et les médias pour que la Communication pour le développement atteigne des résultats satisfaisants.

Youssouf Minoungou


MEDIAS : Radios sous-régionales: Intégrer la formation continue
(le 08/12/04)


Des journalistes de radios de la sous-région ont bénéficié d'une formation organisée conjointement par l'Union des radios et télévisions nationales d'Afrique (URTNA), l'académie de la Deutsche Welle et le service allemand de développement (DED).

La formation s'est déroulée en deux temps. Un premier groupe de journalistes formateurs a reçu une formation du 15 septembre au 5 octobre 2004. Ce groupe a, ensuite partagé les connaissances reçues avec un deuxième groupe de journalistes burkinabè membres du réseau informel du DED. Les formations ont eu pour cadre le centre de l'URTNA à Ouagadougou.
La première formation a regroupé des journalistes-formateurs de 7 pays dont le Burkina, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Bénin, le Sénégal, et le Togo. Ils ont eu droit aux techniques et connaissances de maîtrise de la radio. Cette formation a été dispensée par M. Patrick H. Leusch, manager des projets de l'académie de la Deutsche Welle et M. Eric Moinzou.
Ces journalistes- formateurs ont, dans une seconde phase, transféré ce qu'ils ont appris aux journalistes de radios burkinabè du réseau du DED.
Le contenu des formations s'est basé sur la naissance de la radio numérique dans le contexte incontournable des technologies de l'information et de la communication (TIC). Pour les formateurs, il est donc indispensable pour les journalistes en radio de la sous-région de maîtriser le processus afin de s'adapter aux nouvelles exigences technologiques. Pour M. Patrick H. Leusch, " Le plus grand défi que doivent relever les journalistes en Afrique de l'Ouest reste celui de la formation ". Il a stigmatisé l'opinion selon laquelle on n'a pas besoin de formation pour être journaliste. De ce fait, ce métier complexe exige des connaissances pluridisciplinaires.
Les journalistes ont alors bénéficié des communications sur la gestion et la dynamique des groupes, l'analyse des comportements et l'approche participative.
Au total, ils ont été outillés pour mieux maîtriser la technique radiophonique et rédactionnelle pour une meilleure communication avec leurs auditeurs. Cependant, la formation continue reste une porte ouverte pour renforcer leurs compétences.
A la fin de la formation, les journalistes formateurs ont reçu des attestations de " formation de formateur ". Quant aux journalistes du réseau informel du DED, une attestation en techniques de radios contemporaines leur a été décernée.

Yssouf Minoungou

 


MEDIAS : 20ème anniversaire de SIDWAYA
( le 20/08/04)

Créé le 05 avril 1984, le quotidien d'Etat Sidwaya a vingt ans. Pour marquer l'événement, les éditions sidwaya ont décidé de mettre les petits plats dans les grands. Et l'occasion fut donnée au personnel, aux lecteurs et aux autorités de tutelle de fêter cet anniversaire du 1er juillet au 04 juillet 2004. cet événement qui fut riche en couleurs était ponctué de différentes activités : Projections cinématographiques, journées portes ouvertes, conférences publiques, tournoi de football interrédacions, dîner-gala, défilé de mode sur fond de concert musical etc.

En vingt ans d'existence, Sidwaya a atteint une période de croissance et de maturité qui nécessite des reformes et des projets d'avenir. Pour le directeur général des éditions Sidwaya, plusieurs projets sont au programme et un des défis qui vont être relevés est " le passage à une production de 6 jours sur 7 ( contre 5 sur 7 actuellement.) La tendance étant d'arriver un jour à paraître 7 jours sur 7 "

En plus de ses quatre publications ( le journal sidwaya, le bulletin quotidien AIB, le mensuel sidwaya Magazine et le bi-hebdomadaire sidwaya Sport), les éditions sidwaya projettent créer d'autres produits. Il s'agit en l'occurrence de : Sidwaya Plus qui paraîtra tous les samedis, sidwaya Economie, et sidwaya Diplomatie.

Après s'être décrassé dans le fonds, des séquelles de la période révolutionnaire, les mutations majeures subies par le journal à son 20ème anniversaire sont : la modernisation de son imprimerie, puis le passage à la couleur quadrichromie. Ces mutations ont suscité les commentaires suivants de certaines personnalités du monde des médias.
Ainsi, Monsieur Hamidou Idogo, rédacteur en chef du journal du jeudi ( J J) estime que : " Les journalistes ont une liberté de ton même si le journal défend dans ses éditoriaux les positions gouvernementales. Sidwaya est moins dogmatique qu'à ses origines. "

Le directeur de publication de L'Observateur Paalga, Monsieur Edouard Ouedraogo souhaite pour sa part que l'imprimerie de Sidwaya " soit à même d'imprimer les autres journaux ( qui eux aussi ont une mission de service public) de manière à leur donner une autre facture beaucoup plus professionnelle du point de vue esthétique, graphique "

Quant à Monsieur Boureima Sigué, Directeur général des éditions " Le Pays ", il pense que Sidwaya "est devenu aujourd'hui un journal qui, incontestablement, compte dans la mythologie médiatique du Burkina Faso. "

Les lecteurs, à travers les colonnes du journal ont apprécié diversement ces changements. Certains sont satisfaits de ce virage en couleur, mais conseillent d'améliorer la qualité des photos qui sont floues. Une autre catégorie porte leurs critiques sur le contenu qui selon eux, doit être encore amélioré.


Khalifat Sanon


PHOTOGRAPHES REPORTERS: Les appareils numériques révolutionnent le métier

( Par Félix Koffi AMETEPE - le 16/08/04)

Lentement mais sûrement, le vent du numérique souffle sur les cellules photo des rédactions africaines. Du moins, les reporters photo ont engagé une course … contre la montre pour se mettre à la page. Le Burkina n'est pas en marge du mouvement. Entre la peur de voir l'entrée des numériques les rendre moins "indispensables", les photographes des différentes rédactions tentent de s'adapter à la nouvelle donne.

Aristide Ouédraogo travaille depuis plus de 10 ans comme photographe reporter aux éditions "Le Pays", l'un des principaux journaux privés du Burkina. A ce jour, son journal est l'un de ceux qui n'ont pas encore pris le train de la "révolution photographique" enclenchée par l'avènement de l'appareil photo-numérique. Avec son appareil analogique, c'est de bonne guerre qu'il se dit "un peu dépassé" par ses collègues de "L'Observateur paalga" (le doyen des journaux privés) dont les photographes ont sorti leurs d'appareils numériques au début de l'année 2004 et du journal d'Etat Sidwaya, qui fait office de pionnier en la matière depuis 2001.

Pour la plupart des photographes reporters, il ne fait l'ombre d'aucun doute que "le numérique apparaît de plus en plus indispensable à cause de sa rapidité". "Son efficacité est incontestable en gain de temps. Avec le numérique, on a même plus besoin de laboratoire. Plus besoin de pellicules, de papiers et de produits chimiques", renchérit Aristide Ouédraogo. Il est également évident que, grâce à cet outil, c'est toute la chaîne de publication qui gagne en temps et en efficacité. Mais l'introduction de cet outil crée quelque frayeur aux photographes. Des journalistes qui se sont essayés avec plus ou moins de bonheur pensent pouvoir "se passer de photographes". Pour Emmanuel Ilboudo, photographe-journaliste de l'observateur paalga, " n'importe qui peut utiliser un appareil numérique. Mais cela ne fait pas de lui un photographe professionnel. Quoi qu'on fasse, on aura toujours besoin du photographe ".
Cependant, il est conscient que si les journalistes viennent à maîtriser l'appareil, les patrons peuvent être amenés à se passer d'eux. Que faut-il faire pour éviter de se faire surprendre? Aristide Ouédraogo pense que "la seule précaution réside dans le perfectionnement. "En essayant d'être toujours meilleur, je peux rester indispensable, même en dehors d'une rédaction", a-t-il observé. Ce n'est pas l'avis d'Emmanuel Ilboudo pour qui, "même si les journalistes arrivent à maîtriser les appareils photo-numériques, il leur sera difficile de se substituer à tous les coups aux photographes".

Par Félix Koffi AMETEPE(Journal du Jeudi)


MEDIAS ET CORRUPTION: Le RIJ/DED lance le débat

( Par Félix Koffi AMETEPE le 16/08/04)

A l'occasion de son 3e anniversaire d'existence, le Réseau informel des journalistes (RIJ) du Service allemand du développement (DED) a lancé, le vendredi 25 juin dernier, un débat aussi sensible qu'intéressant: celui de la problématique de la corruption au sein des médias au Burkina Faso.

Animée par Ramata Soré, journaliste au journal "L'Evénement", la traditionnelle discussion mensuelle du RIJ/DED a choisi de s'attaquer à l'épineuse et brûlante question de la corruption qui n'épargne pas le monde des médias au pays des Hommes intègres. En introduction au débat, elle a emprunté le détour des problèmes de perdiem, un autre sujet qui passionne les hommes et femmes de médias, à cause des pratiques et des comportements qui ont détourné le terme de sa signification originelle. En effet, du sens de "frais de mission" ou de "prise en charge journalière", le perdiem semble remplacer, pour certains communicateurs, un salaire ou une rémunération quasi obligatoire pour laquelle ils sont prêts à toutes les compromissions. D'où le "lien naturel" que Ramata Soré établit entre ce qui était initialement un désintéressement des journalistes et l'intérêt suspect que plus d'un manifestent pour l'argent, "les feuilles" ou "le gombo", pour coller à "l'argot journalistique" .

En chroniqueur averti des questions de corruption, pour avoir réalisé plusieurs enquêtes et pour avoir remporté un prix du Réseau National de Lutte Anti-Corruption (Ren-Lac), Mlle Soré n'est pas allée par quatre chemins pour diagnostiquer la gangrène de la corruption qui n'épargne pas les médias burkinabè, écrits ou audiovisuels. Mais loin de s'arrêter à un simple constat, elle a osé, grâce aux chaudes discussions qui n'ont pas manqué de s'engager avec la quarantaine de confrères et consœurs présents à la rencontre, proposer quelques remèdes au mal. Elle a entre autres invités "tous les travailleurs des médias à observer ne serait-ce qu'un arrêt momentané de travail pour obliger les patrons de presse et les autorités publiques à accélérer le dossier de la Convention collective"". Cela pour contribuer, à son avis, à résoudre un tant soit peu le sempiternel problème du statut et du salaire du journaliste au Burkina.

Par ailleurs, l'ensemble des participants a reconnu que la corruption pose un réel problème de déontologie. Mais, entre l'indiscutable besoin d'assainir le milieu des médias burkinabè par des textes réglementaires acceptés et respectés de tous et le respect de l'éthique propre à la noble profession qu'est le journalisme, l'équation demeure encore à plusieurs inconnues au Faso. En attendant le nécessaire remède, le RIJ/DED a sans doute le mérite de lancer le débat en son sein.

Félix Koffi AMETEPE (Journal du Jeudi)


MEDIAS : Journalistes et Francophonie.
(le 16/08/04)

Afin de donner la dimension médiatique au X ° sommet de la francophonie qu'abritera le Burkina Faso en novembre prochain, des journalistes venus de plusieurs organes de presse ont bénéficié d'un séminaire de formation tenu du 19 au 24 juillet 2004, à Ouagadougou. C'est l'Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) et le Réseau Liberté, en collaboration avec le ministère de l'information qui ont initié ce séminaire dont le thème est : " La couverture médiatique du X° Sommet de la Francophonie "

Fondamentalement, il s'est agi au cours des six jours de formation de permettre aux hommes et femmes de médias de bien connaître la francophonie. Car pour mieux couvrir un tel événement, il importe que les journalistes connaissent l'histoire, l'évolution, l'aire géographique, les mutations, etc. de la Francophonie. Un autre centre d'intérêt de ce séminaire pour les journalistes, est la compréhension plus approfondie des divers enjeux du Sommet de Ouagadougou. Pour cela, il était important que les hommes de médias prennent déjà connaissance des thèmes qui seront abordés, du programme et surtout des personnalités qui viendront au Sommet. Une bonne maîtrise de ces volets évoqués du sommet par les journalistes, pourrait leur permettre déjà de produire des avant-papiers sur l'événement.

Le ministre de l'information, Joseph kahoun, le représentant de l'ambassade du Canada, le président de l'UPF-burkina, et certains directeurs d'organes de presse ont rehaussé de leur présence l'ouverture dudit séminaire. En professionnelle de l'information, le ministre Joseph Kahoun, s'est adressé aux journalistes en ces termes " Bien informer, c'est donner au citoyen les informations de base qui lui permettent de comprendre ce qui se passe " in L'Observateur Paalga N°6188.

Quant au président de l'UPF-Burkina M. Edouard Ouédraogo (Directeur de publication de l'Observateur Paalga) a tenu à préciser les objectifs fondamentaux du séminaire qui permettront à la presse de jouer pertinemment son rôle d'information : " Nous avons réuni les journalistes pour leur donner des informations essentielles sur la Francophonie, sur le X° Sommet et sur les autres événements qui auront lieu autour de celui-ci. Nous allons leur enseigner les plans essentiels de la couverture médiatique de cet événement d'importance ".

Les formateurs venus du Canada, ont pleinement rempli leur contrat car les séminaristes ont apprécié positivement la formation au terme de six jours.

Khalifat Sanon


Médias : Mettre les plumes, les micros et les caméras au service de la paix

( Par Sanon Khalifat - 28/06/04)

Une vingtaine de jeunes journalistes venus du Mali, de la Côte d'Ivoire et du Burkina ont bénéficié du 25 au 27 mai 2004d'une formation ayant pour but de renforcer leurs capacités professionnelles sur la prévention des conflits et la promotion de la non-violence. Cette formation a été initiée par Afrique Jeunesse un réseau africain d'information et de formation sur la jeunesse.

Il a été au cours de cette formation rappeler aux journalistes la nécessité du respect de leur responsabilité sociale afin de préserver la paix. C'est ce qu'a soutenu M Seydou Dramé, conseiller technique au ministère de l'information aux jeunes journalistes, en ces termes : " A travers cette rencontre de Ouagadougou, les jeunes ont voulu porter en vous une lourde responsabilité : celle d'être le garant de la stabilité sociale, chaque fois que vous serez en face d'une situation délicate, alors que votre métier vous oblige à informer ".
En temps de conflit cependant, le traitement de l'information est très souvent délicat. C'est pourquoi, les organisateurs de cette rencontre de formation ont opté de renforcer les compétences des jeunes journalistes en matière de traitement de l'information dans les situations de conflits et de post conflits. Une telle formation, de l'avis de nombreux participants est la bienvenue, car des exemples tristes attestent du mauvais rôle qu'une presse peut jouer en temps de conflit. C'est le cas de la radio mille collines au Rwanda lors du génocide de 1994. Les médias étant des créateurs d'opinions en ce sens qu'ils influencent la société, c'est pourquoi les organisateurs ont décidé cette formation à leur intention.
Le réseau africain d'information et de formation, voudrait établir un programme sous régional de communication entre les jeunes journalistes. En effet à une échelle sous regionale, le réseau espère, grâce à des stratégies de communication englober un grand espace géographique et réduire les tensions ethniques et les violences. L'important à leurs yeux étant de travailler à faire changer certains comportements.
Les journalistes, en proscrivant les attitudes haineuses et de division communautaire, pour mettre leurs plumes au service de la cohésion sociale et du développement, donneront davantage de chance à la réalisation de l'ambition du réseau africain d'information et de formation.

Sanon Khalifat - Journaliste


Médias : Du matériel numérique pour la radio nationale du Burkina

( Par Sanon Khalifat - 28/06/04)

Trois stations de radios ont été dotées en équipements neufs et numériques grâce à la coopération nippone. Il s'agit de la Radio nationale du Burkina, radio Canal -Arc -en Ciel, et radio rurale. La réception officielle de ce matériel s'est déroulée le jeudi 11 juin 2004 dans l'enceinte de la radio nationale. La cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre des Affaires étrangères, M Youssouf Ouédraogo, de son collègue de l'information Joseph Kahoun, de l'ambassadeur du japon au Burkina, et entourés de nombreux travailleurs de ces radios.

D'un coût estimé à 1,249 milliards de CFA ; Le don est composé de plusieurs matériels allant des installations d'air conditionné aux équipements de liaison entre les studios et le centre émetteur de Kamboinsin. Il faut dire que depuis plus d'une année ces radios fonctionnent avec du numérique offert par le Japon. D'après le directeur, une partie du matériel sera destinée à radio Gaoua.
Selon l'ambassadeur du japon, les techniciens bénéficieront d'un stage de formation dans son pays. Pour lui " le but de ce stage est de faire en sorte que les équipements fournis soient utilisés de manière optimale " a ajouté le diplomate japonais.
Une ère nouvelle semble se pointer pour ces radios bénéficiaires. En effet produire des émissions de qualités était devenu un véritable casse-tête pour ces organes du fait de la vétusté des équipements. Des émissions radiophoniques qualitativement élaborées sur les sujets comme la santé, l'éducation, la désertification, l'agriculture etc. pourront être produites désormais dans de bonnes conditions.
Pour l'ambassadeur du japon, l'appui de son pays pourrait contribuer à accroître l'impact positif de ces radios sur la vie sociale et économique des populations.
La satisfaction que procurent les nouveaux équipements et surtout l'amélioration de la qualité d'écoute et de diffusion ont été saluées par le ministre des Affaires étrangères. Ce dernier a révélé que " le gouvernement burkinabé entend déployer courant 2005, une série d'émetteurs d'ondes moyennes pour la couverture intégrale du territoire. Il estime qu'ainsi de tous les villages, chaque citoyen pourra apporter sa contribution au combat pour un développement humain durable ".

Du matériel numérique pour la radio nationale du Burkina

Trois stations de radios ont été dotées en équipements neufs et numériques grâce à la coopération nippone. Il s'agit de la Radio nationale du Burkina, radio Canal -Arc -en Ciel, et radio rurale. La réception officielle de ce matériel s'est déroulée le jeudi 11 juin 2004 dans l'enceinte de la radio nationale. La cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre des Affaires étrangères, M Youssouf Ouédraogo, de son collègue de l'information Joseph Kahoun, de l'ambassadeur du japon au Burkina, et entourés de nombreux travailleurs de ces radios.

D'un coût estimé à 1,249 milliards de CFA ; Le don est composé de plusieurs matériels allant des installations d'air conditionné aux équipements de liaison entre les studios et le centre émetteur de Kamboinsin. Il faut dire que depuis plus d'une année ces radios fonctionnent avec du numérique offert par le Japon. D'après le directeur, une partie du matériel sera destinée à radio Gaoua.
Selon l'ambassadeur du japon, les techniciens bénéficieront d'un stage de formation dans son pays. Pour lui " le but de ce stage est de faire en sorte que les équipements fournis soient utilisés de manière optimale " a ajouté le diplomate japonais.
Une ère nouvelle semble se pointer pour ces radios bénéficiaires. En effet produire des émissions de qualités était devenu un véritable casse-tête pour ces organes du fait de la vétusté des équipements. Des émissions radiophoniques qualitativement élaborées sur les sujets comme la santé, l'éducation, la désertification, l'agriculture etc. pourront être produites désormais dans de bonnes conditions.
Pour l'ambassadeur du japon, l'appui de son pays pourrait contribuer à accroître l'impact positif de ces radios sur la vie sociale et économique des populations.
La satisfaction que procurent les nouveaux équipements et surtout l'amélioration de la qualité d'écoute et de diffusion ont été saluées par le ministre des Affaires étrangères. Ce dernier a révélé que " le gouvernement burkinabé entend déployer courant 2005, une série d'émetteurs d'ondes moyennes pour la couverture intégrale du territoire. Il estime qu'ainsi de tous les villages, chaque citoyen pourra apporter sa contribution au combat pour un développement humain durable ".

Sanon Khalifat - Journaliste


Médias : Des Journalistes à l'école des NTIC

( Par Merneptah N. Zougmoré- 28/06/04)

L'Internet est désormais un outil indispensable dans un monde en perpétuelle mutation. Instrument d'information performant, les journalistes se doivent de l'approprier. C'est pour répondre à ce soucis que le Centre National de Presse Norbert Zongo a organisé, dans le cadre du programme site médias financé par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest ( IPAO ), une session de formation des hommes de médias du 10 au 12 juin dans la salle multimédias dudit centre. Cette session qui est la première d'une série est également soutenue par l'Ambassade Royale des Pays-Bas.

Trois formateurs ont été mis à la disposition des apprentis des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Pendant 3 jours ils ont passé en revue la manipulation de l'outil informatique, découvert les aspects visibles tel que l'unité centrale, l'écran, le clavier et les périphériques. Après ce contact avec l'ordinateur, les stagiaires ont été initiés à Word, logiciel incontournable en matière de traitement de texte. Les formateurs ont opté pour une pédagogie basée sur la pratique à travers des exercices, ce qui a permis de cerner un peu plus rapidement cet environnement informatique. Les notions théoriques qui y étaient ajoutées n'ont fait que renforcer la pratique. Les apprenants était d'un niveau disparate, certains avaient eu des opportunités de formation dans d'autres circuits, quelques uns, des connaissances approximatives et une seule personne n'avait aucun bagage en la matière. En l'espace de 3 jours beaucoup de choses ont été apprises: Environnement informatique, Word, création, envoi et réception de mails, navigation, utilisation du scanner, traitement basique d'images, recherche sur le net etc.

Les communicateurs bénéficiaires de la formation ont émis le vœu de recevoir d'autres séances de formation pour mieux peaufiner les connaissances acquises.
Une épine vient d'être enlever dans les pieds des journalistes qui manquaient de notions de base sur cet outil pour accomplir leurs tâches. A cet effet, il y a lieu de paraphraser le professeur Cheikh Anta Diop qui a dit : " un journaliste Africain n'a pas le droit de faire l'économie d'une formation technique suffisante qui lui donne accès aux débats scientifiques de notre temps ou se scelle l'avenir culturel de son pays. Aucune arrogance ou désinvolture pseudo révolutionnaire, aucun gauchisme, rien ne saurait le dispenser de cet effort. Tout le reste n'est que complexe, paresse et incapacité. L 'observateur averti ne s'y trompe pas ".

Face au développement rapide dans ce domaine et dans le contexte de la mondialisation des échanges, il s'avère impérieux pour les hommes de médias de maîtriser ces nouveaux médias.
Les 3 jours d'apprentissages ont été plus que des moments acquisitions de savoir. Au sortir de cette formation chacun a intégré en lui ce nouveau outil qui fera désormais partie de son matériel de travail.

Merneptah Noufou Zougmoré


Médias : "Echo des cotonniers", une nouvelle radio à Solenzo

( Par Sanon Khalifat - 28/06/04)

Le paysage médiatique burkinabé s'est enrichi avec l'ouverture d'une nouvelle station de radio FM, de type communautaire, dénommée " Echo des cotonniers ".
Implantée à Solenzo (province des Banwa), la radio, inaugurée officiellement le 08 mai 2004, couvre en réalité quatre autres provinces que sont le Mouhoun, la Kossi, le Tuy, le Sanguié et même une partie du Houet.

La radio " l'Echo des cotonniers " a été crée par les partenaires suivants : la Société des Fibres Textiles (SOFITEX), l'union nationale des producteurs du coton (UNPC) et l'Union européenne. L'agriculture occupe plus de 80% de la population burkinabé. La production cotonnière est en forte progression : le Burkina Faso est le deuxième producteur africain du coton, après le Mali. Pour la présente campagne agricole 2004, le Burkina Faso projette atteindre une production recors de 600 mille tonnes.

L'installation donc d'une station radio dans le bastion cotonnier burkinabé a pour objectif de mettre à la disposition des paysans des informations nécessaires à une meilleure production. Aussi, grâce à des émissions radiophoniques, les agriculteurs pourront mettre en application les innovations concernant la production cotonnière.

Par ailleurs dans une société a plus de 80% analphabète et où l'oralité demeure le premier moyen de communication, la radio apparaît de loin comme le medium le mieux adapté à ce milieu. Ainsi, les différentes actions d'information et de sensibilisation gagneront en efficacité, comme l'a souligné le haut Commissaire des Banwa. Quant aux responsables de la SOFITEX, ils espèrent accroître, grâce à " Echo des cotonniers " la production, tant en quantité qu'en qualité.

" Echo des Cotonniers ", présidé par M.Mifia COULIBALY, fonctionnera 14 heures par jour et ce en tenant compte des réalités du monde agricole : de 6H à 15H et de 18H à 23H. Les souhaits ardents et pressants du directeur de la radio concernent la formation de la dizaine des agents afin de les mettre sur le chemin du professionnalisme.

Appréhendé comme un outil de développement pour toute la région " Echo des Cotonniers " a pour ce faire, élaboré une grille de programmes captivants qui puisse répondre aux préoccupations de la population cible. Cela pourrait accélérer la fidélisation de celle-ci à la nouvelle radio.


Sanon Khalifat - Journaliste


NTIC : Internet, un enjeu vital pour les médias burkinabé

( Par Félix A. Koffi )

Entré presque par effraction sur la toile, la presse burkinabé poursuit son aventure sur cette nouvelle fenêtre mondiale avec des fortunes diverses. Mais, si chaque rédaction essaie tant bien que mal de tenir le pari, les enjeux de ce nouveau médium ont été rarement débattu entre théoriciens et praticiens de l'aventure médiatique au pays des hommes intègres. Aussi, à la faveur de la journée internationale de la Francophonie, le Réseau africain de formation à distance (Resafad), spécialisé dans l'appui aux institutions en Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) a décidé de lancer le débat.

"La presse francophone @fricaine sur Internet", tel est le thème général qui mis aux prises pendant 2 heures, 4 journalistes de la presse burkinabé sous la modération du professeur Serge Théophile Balima, enseignant en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Ouagadougou. Il s'est agi pour Abdoulaye Damé de présenter les différentes étapes et les péripéties de ce qui constitue le challenge des éditions Sidwaya (média d'Etat) sur Internet. En effet, sur la centaine de titres régulièrement enregistrés par le ministère en charge de l'Information, seulement une dizaine ont osé saisir l'opportunité qu'offre Internet. Ce qui a fait dire à Mlle Ramata Soré que le chemin est encore long, voire périlleux pour la presse africaine. A travers un panorama de quelques sites africains et burkinabé, elle n'a pas manqué de relever que la mise en place d'une véritable équipe rédactionnelle en ligne, l'adaptation des articles aux internautes, la présentation des journaux etc. sont autant de défis que les médias africains se doivent de relever, pour ne pas rater le train de l'Internet. Car, si on peut encore mettre, le sempiternel manque de moyens à la décharge des médias du Sud, on doit reconnaître que la liberté d'expression et de presse peut formidablement élargir ses horizons et donc ses frontières grâce à Internet. Du reste, tout en indiquant que, malgré tout, l'élargissement de la presse via Internet produit des retombées positives pour la démocratie, Newton Ahmed Barry, rédacteur en chef du journal "L'Evénement" pense que les journalistes africains se doivent de jouer à fonds la carte de la créativité pour imposer leurs signatures sur la Toile. L'aventure est non seulement possible, mais nécessaire, a renchérit Abdoulaye Diallo, gestionnaire du Centre national de presse Norbert Zongo et animateur du site Médias Burkina. A travers un passage en revenue des sites africains qui marquent d'une pierre blanche l'image, la voix et la plume de l'Afrique, il a convaincu le Pr. Serge Théophile Balima et le public composé de journalistes, étudiants et acteurs du développement, que la promotion de portails africains d'information n'est pas un luxe, mais une nécessité impérieuse pour les médias du continent.

Félix Koffi AMETEPE


Médias : L'Association des Journalistes du Burkina, en quête constante de l'excellence

( Par Sanon Khalifat )

Une trentaine de journalistes, membres de l'association des journalistes du Burkina ( AJB) ont pris part du 15 au 17 avril à Bobo à un séminaire de formation. Ce séminaire, sur l'initiative de l'AJB section Houet, a profité à des professionnels de la presse, venus de Banfora, Houndé, Bobo-Dioulasso, Dedougou, et de Orodara. A noter que ce séminaire a bénéficié de l'appui financier du Conseil Supérieur de l'Information (CSI) dont la secrétaire générale Mme Aline Koala était présente à l'ouverture des travaux.
L'objectif de cette formation, de l'avis du secrétaire général de l'AJB section Houet M. Barnabé Basona Bado, est de mettre les journalistes dans une dynamique permanente de la quête de l'excellence. Grâce en effet à la formation continue, les capacités rédactionnelles des journalistes de même que le contenu des médias s'en trouveront renforcés et améliorés.
Cette vision est partagée par Mme Aline Koala pour qui " l'exercice du journalisme se conjugue avec la compétence et la soif d'apprendre. Car la quête de l'excellence ne peut se conjuguer avec la médiocrité et la paresse intellectuelle "
Avant donc le début des travaux M. Barnabé Basona Bado a tenu à remercier le C S I pour son soutien, qui va dans le sens de l'émergence d'une presse responsable " gage d'un véritable ancrage démocratique ."
Durant trois jours, les participants ont planché sur : les sources d'information, le reportage écrit et audiovisuel, l'interview, le commentaire, l'éthique et la déontologie du journalisme.
Du fait que certains journalistes ont appris le métier sur le tas, beaucoup ont apprécié positivement cette formation car elle leur permettrait de mieux affronter les divers maux caractérisant l'environnement médiatique burkinabé. Ces maux, stigmatisés par la secrétaire générale du CSI, sont entre autres : les crises politiques, la rétention d'information ; les difficiles conditions matérielles et salariales qui sont parfois sources de corruption.
Au vu de toutes ces entraves, le journaliste, s'il n'y prend garde, risque de voir l'indépendance de sa plume devenue une chimère. Ainsi, c'est l'image de la profession et du journaliste qui est gravement menacée. C'est pourquoi, pour Mme Aline Koala, dans un paysage médiatique où la presse est en quête de son identité " la formation et la recherche constante de l'excellence demeurent la voix royale pour sortir de l'ornière, inverser la tendance et redorer le blason de la profession. "
Quant à M. Salif koala, représentant le bureau national de l'AJB, il a félicité la section Houet pour ce séminaire et demandé le soutien de tous les journalistes, afin que, même avec de modestes moyens, les nobles ambitions de l'association puissent avoir les chances de leur réalisation. Et ce au profit de tous.

Sanon Khalifat - Journaliste


Médias: 30 œuvres récompensées par les prix Gallian

( Par Sanon Khalifat )

Les hommes et femmes des médias burkinabé ont célébré la 7° édition des prix gallian 2003, le 07 mai 2004, à Ouagadougou, aux abords de la piscine de l'hôtel indépendance. Il s'agit d'une cérémonie au cours de laquelle sont récompensés les mérites des journalistes qui se sont distingués par leurs œuvres soumises à l'appréciation d'un jury. La cérémonie de remise des prix s'est déroulée en présence du ministre de l'information, du parrain le président du conseil supérieur de l'information ( CSI ) Luc Adolphe Tiao, de certains membres du gouvernement et de nombreux journalistes.
Le jury était composé de huit membres avec pour président le magistrat Kassoum kambou ( choisi comme président par les 7 autres membres), il avait comme adjoint le directeur général du quotidien " le pays " Boureima Sigué.
Pour cette édition, ce sont au total 142 œuvres qui ont été reçues sur le bureau du jury contre 96 en 2002. Cette augmentation a été positivement appréciée par le président du jury qui y voit une marque de notoriété et de crédibilité qu'acquièrent au fil des années les prix Gallian. Cette hausse du nombre des œuvres, selon le président du jury, a eu pour effet d'augmenter à 14/20 la note nominale.
13 prix ont été décernés par le jury officiel sur une vingtaine de domaines en compétition : reportages, grand reportage, enquête, maquette, son, image, production, photo de presse, caricature de presse, émission débat, interview, etc.
En prix spéciaux il y a eu 17 récompensés dont les prix proviennent des ministères, ONG, institutions etc. Il faut souligner que la valeur des prix cette année, a été revue à la hausse : 500.000 FCFA et 300.000 pour certains prix.
Si le jury s 'est félicité de la qualité des œuvres, il n'a pas manqué de relever quelques lacunes tant sur la forme que sur le fond. Parmi ces lacunes, le jury a relevé le non-respect en presse écrite de la fourchette du nombre de signes exigés, et en radio de la durée des productions. Toutes choses qui ont contribué, entre autres, à disqualifier des œuvres.
Au titre des critiques formulées, c'est que certains journalistes hésitent encore à participer au Gallian, estimant que l'on ne peut pas bien juger quelqu'un à partir d'une seule œuvre. Ces derniers souhaiteraient que le jury lui-même suit les productions des journalistes au cours de l'année et décide donc de les primer. D'autres ont tout simplement peur de se faire juger et surtout de passer à côté
Le parrain Luc Adolphe Tiao, après avoir traduit sa reconnaissance aux journalistes, les a rappelés à garder constamment en mémoire leur mission. En effet a-t il dit " les médias jouent incontestablement un rôle primordial dans la construction de l'espace public et partant de la création des conditions propices à l'expression démocratique au bon fonctionnement des institutions publiques et des organes politiques de notre pays. " A l'occasion de grand rendez-vous de la reconnaissance des talents, le parrain a invité les professionnels de la presse " à inscrire leurs actions dans les exigences de la culture républicaine et donc l'obligation de se conformer à l'éthique et à la déontologie " Tout en soulignant la nécessité de la quête de l'excellence qui élève leur niveau, le président du CSI, lui-même journaliste de formation, les a invités encore à cultiver la confraternité et la solidarité " que la logique de concurrence suer le terrain ne devrait pas altérer. " Mais pour mieux éviter les dérapages et dérives, il n'y a pas autres solutions, à ses yeux, que la formation des journalistes et techniciens.

Sanon Khalifat - Journaliste


Médias : Retrait de trois fréquences radio par le Conseil Supérieur de l'Information ( CSI )

( Par Sanon Khalifat )

Le Conseil Supérieur de l'Information a décidé le 18 mars 2004 du retrait de trois fréquences radio dont les délais de démarrage ont expiré par rapport aux dates de signature de convention des radios concernées sont :
Radio kombissi ( 94.500 % M hz ) , Ouagadougou,
Radio démissin ( 103.100 Mhz ) Bobo Dioulasso
Radio '' La voix du Sud-Ouest ( 101.500 Mhz ) Diebougou.
Ces trois radios sont la propriété de M. Sié Lamoussa Jacob Sou qui est par ailleurs promoteur d'une radio télévisuelle privée communautaire " images du Sud- Ouest plus ( OSTV+ ) ".
Concernant, les deux premières radios, il faut souligner que c'est en novembre 2002 que la signature de convention est intervenue. Or, l'article 12 du cahier des charges et des missions des sociétés sonores privées commerciales, associatives ou communautaires et confessionnelles dit que : " l'exploitation de la fréquence octroyée à la société de radio doit commencer de manière effective dans un délai maximum de 10 mois à partire de la date de délivrance de l'autorisation d'exploitation. Passé ce délai, l'autorisation devient caduque ".
Du fait que ces deux radios ( Kombissi et Demissin) dont le propriétaire affirme qu'elles sont des radios communautaires, à thématique pour enfants, n'ont pas encore commencé à fonctionner, elles tombent sous le coup de la sanction.
En effet, l'article 50 stipule que : " nonobstant les dispositions pénales prévues par les textes et les lois et règlements en vigueur au Burkina Faso, l'inobservation des obligations prescrites par les textes en vigueur ou par le présent cahier des charges et des missions, donne lieu, selon la gravité et après une mise en demeure aux sanctions suivantes :
- La suppression de l'autorisation d'exploitation ou d'une partie des programmes pour une durée de 6 mois maximum,
- Réduction de la durée d'exploitation dans la limite d'une année,
- Retrait définitif de l'autorisation d'émission en cas réitération ou de défiance avérée.
Quant à la troisième radio '' La voix du Sud-Ouest'' elle a cessé d'émettre " de façon irrégulière depuis 2002 " argumente le CSI. Aussi sa fréquence sera retirée parce que " ne remplissant pas les conditions exigées par la convention " soutient, l'autorité de régulation.

Mais le promoteur n'entend pas les choses de cette oreille. Il pense que le CSI " me provoque " car il n'aurait pas été prévenu, n'apprenant ces décisions de retrait que par voix de presse. Pour Sou Jacob, il n'a pas commencé ses émissions, pence qu'il avait bien signifié au CSI que, tant qu'il ne serait pas en possession d'une station TV, il ne démarrerait pas ses entreprises de médias. En effet, argumente-t-il, pour que les radios marchent il faut des recettes, qui de son avis devraient être générées par sa TV, de sorte que la TV supporte les dépenses des radios.
Quand on demande au promoteur s'il a eu à bénéficier d'une prorogation de délai, comme on le dit au CSI, il rétorque catégorique : non ! non !. Selon lui, il entendait commencer le tout en octobre 2004, d'autant plus qu'il vient d'avoir (décembre 2003) sa fréquence TV.
Il dit à qui veut l'entendre qu'il a acquis des financements conséquents lui permettant de " démarrer en toute garantie ". Il faut relever qu'il a été au milieu des années 90, promoteur d'une télévision multimédia qui a fait fiasco ; il dit donc ne pas vouloir répéter les mêmes erreurs d'où sa grande précaution.

Que va-t-il faire, maintenant que des fréquences ont été retirées ? Il va attaquer le CSI en justice parce qu'il estime que certaines décisions ne sont pas concordantes, et des promesses '' verbales'' lui auraient été faits au sein du CSI.

Par ailleurs, le CSI a adressé une mise en demeure à une autre radio de Kassou '' Radio Nemarro'' qui avait obtenu un sursis de deux mois pour respecter ses engagements.

Par ces décisions, l'autorité de régulation est formelle. Il s'agit d'une volonté de " signifier l'obligation pour les opérateurs des médias audio-visuels de se conformer à la loi ".

Sanon Khalifat - Journaliste


Médias : Des Cybercafés pour le plaisir des internautes

( Par Sanon Khalifat )

Le taux de pénétration de l'Internet dans la société Burkinabé est extrêmement faible pour des raisons qui tiennent à la fois des contraintes économiques, techniques et socioculturelles.

A la différence par exemple du texte radio dont l'acquisition est relativement facile (en effet à 2000 F.CFA on peut acquérir un transistor qui n'a besoin que des piles pour fonctionner) l'Internet par contre nécessité plus de moyens. D'abord le prix de l'ordinateur n'est pas à la portée du grand nombre car il faut débourser au bas chiffre 500.000FCFA pour l'acquérir. Ce qui représente près de 10 fois le salaire d'un fonctionnaire moyen. Malgré les supposés profits et avantages que procure l'Internet, il ne saurait tenir une place dans les préoccupations d'une grande partie des Burkinabé dont 46% virent en dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de 1 dollar par jour. Une autre difficulté qui freine la vulgarisation de cet impressionnant moyen de communication, c'est l'insuffisance des infrastructures techniques tels le courant électrique et le téléphone. A titre d'exemple, le taux de couverture nationale en électricité n'est que de 12%.. Ainsi les 78% restant, n'ont aucune raison de posséder un ordinateur connecté à l'Internet parce que le courant fait défaut, de même que le téléphone. Quand on sait que 80% des Burkinabé virent dans les zones rurales où ces infrastructures techniques font le plus défaut, on réalise que les chances de ces Burkinabé de jouir du Net sont quasi nulles. L'un des plus gros obstacles à la popularisation du Net est sans conteste dû au fort taux d'analphabétisme qui avoisine les 80% de Burkinabé qui se voient de facto exclus des rangs des potentiels utilisateurs du Net. En dépit de toutes ces entraves, nombreux sont les Burkinabé qui sont friands des nouvelles technologies de l'information et de la communication. A défaut de posséder l'Internet chez soi, comme c'est le cas dans les pays occidentaux, les Burkinabé des grandes villes sont recours aux cybercafés pour satisfaire leurs besoins. Le nombre d'internautes étant en hausse permanente, il s'est crée et développé dans presque tous les secteurs de la capitale (Ouagadougou) des salons d'internautes. Dans la plupart des cybercafés, les prix varient entre 200 et 250 FCFA, le quart d'heure d'utilisation. Pour attirer davantage la clientèle, certains cybercafés font baisser les tarifs à partir de 22h,, soit 500 FCFA l'heure. Les motivations des internautes à fréquenter les cybercafés sont diverses. Pour mademoiselle Sonia OUEDRAOGO, elle vient naviguer actuellement à cause surtout de ses travaux de recherche : " je viens souvent parce que j'ai besoin de certaines données statistiques pour mon mémoire de maîtrise. Comme ici on permet de revenir après achever son temps de connexion, si on ne l'avait pas épuisé d'un coup, donc je viens fréquemment. Quand je paie pour mille francs par exemple ça peut me faire trois jours. Ca dépend " ; dit-elle. Quant à Issa TRAORE, il préfère l'Internet quand il veut entrer en contact avec des amis qui sont en Europe, du fait de la cherté du téléphone "mes amis m'appellent sur le cellulaire, et ils ne paient pas cher. Mais moi je ne peux pas me permettre de les appeler, sinon en deux minutes je vais finir toutes mes unités. Or en trente minutes de mail je peux même envoyer trois messages et payer seulement 500 FCFA ".

Sanon Khalifat - Journaliste

La Presse Burkinabé et les réalités de l'investigation

( Par Sanon Khalaifat)

Trois journalistes dont deux l'Indépendant (un Hebdomadaire privée) et un de sidwaya (quotidien de service public) ont été primés en mi-janvier 2004 par le réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) pour leurs articles d'investigation qui ont révélé certaines pratiques de la corruption.

Ces récompenses, si elles constituent une sorte d'encouragement à la presse pour plus d'engagement dans l'effort d'investigation, force est de reconnaître que nombre de médias Burkinabé sont confrontés des réalités économiques socioculturelles et politiques qui rendent encre plus difficile le travail d'investigation. L'investigation journalistique est, on le sait, dans la plupart des cas, coûteuse. En effet, les frais de voyage, le téléphone, d'hôtel etc… atteignent parfois des montants importants qui ne sont pas à la portée économiques de nombre d'organes de presse. Vouloir donc s'adonner à l'investigation de manière constante, apparaît comme une entreprise risquée d'autant que déjà les équilibres économiques internes, des publications sont à peine maîtrisables. Par ailleurs compte tenu du fait que l'effort d'investigation peut durer plusieurs mois, détournant ainsi les investigateurs de leurs occupations habituelles au sein des équipes de rédaction, il peut se poser un problème de gestion du personnel. Pour les médias qui ne sont pas étoffés en ressources humaines, il n'est pas aisé de permettre encore à une partie du personnel de se consacrer entièrement et longtemps à des missions d'investigation. Il y a aussi le fait que dans un pays où 80% de la population est analphabète, les journaux ne peuvent pas faire de longs tirages. Le lectorat étant ainsi réduit, et le prix des journaux tournant autour de 250 FCFA, il peut paraître financièrement ruineux, au vu de tous ces facteurs, de supporter toutes les dépenses liées à l'investigation. A côté de ces considérations économiques, il y a des entraves d'ordre socioculturelles, qui font qu'au Faso, les gens ont peur de perler ou de dénoncer. Comme si tout le monde adhérant à l'idée " il ne faut pas gâter le pain d'autrui ", les individus se résignent à regarder des pratiques illicites sans oser " broncher ". Personne n'osera lâcher un morceau qui servira de bout au travail de recherche à un journaliste. C'est pourquoi, des grands responsables des entreprises et de l'administration jouissent d'une sorte de protection passive de la part de leur entourage. Il est vrai que dans la majorité des cas, le patron bénéficie d'une sorte de dévotion, en somme un culte de respect scrupuleux qui voudrait que celui-ci soit le seul maître. Il y aussi la peur qui anime les employés à parler car la sanction peut être atroce dès que l'on démasque l'employé "bavard ". Du point de vue politique, il faut reconnaître que l'atmosphère n'est guère absolument sécurisante aux yeux de beaucoup de journaliste, de dépit du fait que le processus de démocratisation est en marche depuis quelques années. L'assassinat en 1998, du célèbre journaliste Norbert ZONGO (ancien directeur de publication de l'Indépendant) est vécu par beaucoup d'hommes médias un épouvantail dissuadant toute volonté de faire de l'investigation. Un autre facteur non motivant vient d'une certaine passivité des institutions comme la justice, que n'a pas toujours su rebondir sur des sujets remués par la presse. Finalement la presse apparaît comme impuissante, à elle seule, dans la mesure il n'y a pas de suite à certains de ses résultats. En dépit de ces immenses difficultés, il convient d'observer le dynamisme caractérise certaines publications qui leur permet, bien disposant de modestes moyens, d'aboutir à des résultats intéressants.

Sanon Khalifat - Jotrnaliste

Interview Daniel FRA: "Les journaux burkinabè manquent de dynamisme commercial..."

Âgé de 40 ans, Daniel FRA est un journaliste diplômé de l'IUT de Bordeaux en 1985. Il a effectué l'essentiel de sa carrière en France dans la presse régionale et la presse professionnelle, notamment dans le groupe Ouest-France, qui possède le premier quotidien français, mais également des dizaines de titres locaux et spécialisés. Il y a bientôt 10 ans, Daniel FRA été envoyé par une ONG de salariés de Ouest-France sur un projet d'appui à la presse écrite congolaise, à Brazzaville. Depuis lors, il s'est fortement intéressé au développement de la presse africaine après avoir également travaillé pour différentes ONG dans ce domaine. Au cours de l'année 2003, sa silhouette a été aperçue dans plusieurs journaux burkinabè où chaque fois, son passage s'est illustré par un changement au moins visuel de ces journaux. Nous avons donc cherché à savoir exactement sa mission et le travail qui était fait dans les différentes rédactions.

Question 1 : Vous avez parcouru presque une année durant les différentes rédactions de la presse burkinabè. Que faisiez-vous dans ces rédactions ?

Daniel FRA: J'ai travaillé au Burkina de février à septembre 2003, en passant quatre à cinq semaines dans les quatre quotidiens (L'Observateur Paalga, Le Pays, Sidwaya, L'Express du Faso) et deux périodiques (Journal du Jeudi et L'Événement). Les autres journaux burkinabè soit n'ont pas souhaité bénéficier du projet, soit ne remplissaient pas certains critères d'admission. Ma mission a consisté à offrir à chaque rédaction une formation personnalisée, en priorité sur le secrétariat de rédaction et la gestion de l'entreprise. Il s'agit de formation in situ, dans les conditions de travail des journaux. Concrètement, il s'est agi de faire passer des pratiques plus professionnelles dans le quotidien de la rédaction, en travaillant chaque jour à côté des journalistes, non pas sous forme d'exercices déconnectés de la réalité, mais en travaillant sur le journal du lendemain (pour les quotidiens) ou de la semaine suivante pour les hebdos.

Question 2 : Dans quel cadre se situe ce projet ? Objectifs ?

D.F: C'est un projet conjoint Agence intergouvernementale de la Francophonie/ministère français des Affaires étrangères. Tout en étant coopérant français, je suis mis à la disposition de l'AIF. L'idée de cette formation in situ est partie du constat que les formations classiques, opérées depuis 10 ans ou plus en faveur de la presse africaine, n'étaient pas suffisamment efficaces. Le principe du projet est donc de " reconnecter " l'action de formation au métier de journaliste. Précisément, nous avons choisi de faire porter l'essentiel de la formation sur les secrétaires de rédaction, dont la fonction est, en théorie, primordiale dans la bonne organisation d'un journal. Pour l'avoir pratiqué pendant plusieurs années, je sais que le secrétariat de rédaction est un pivot essentiel dans l'équipe rédactionnelle.

Question 3 : Après 8 mois de travail avec la presse écrite burkinabè, quelle est votre appréciation globale ? Les acquis ? Les insuffisances ?

D.F: Je suis par nature insatisfait de ce que je fais. Mon passage dans les rédactions à permis notamment d'améliorer la maquette, la mise en page, des quotidiens. C'est visible comme à L'Express du Faso, qui en avait vraiment besoin, ou au quotidien Le Pays. A Sidwaya aussi, nous avons travaillé sur une mise en page plus systématique, c'est-à-dire avec des règles de mise en page qui ne soient pas à géométrie variable. Globalement, il me semble que les secrétaires de rédaction sont maintenant plus attentifs, notamment sur la relecture des papiers. Il y a aussi des acquis beaucoup moins visibles, qui portent sur l'organisation même de la rédaction. Tous les quotidiens maîtrisent un peu mieux, il me semble, le lignage des papiers ; c'est un préalable indispensable pour une mise en page moins improvisée, donc mieux maîtrisée. Enfin, et ça c'est pour moi la vraie réussite, on trouve un meilleur dialogue entre les services dans certains journaux.

Question 4 : Que suggéreriez-vous pour améliorer la presse écrite burkinabè ?

D.F: Je ferais humblement deux suggestions principales, même s'il pourrait y en avoir beaucoup d'autres. Primo, que les rédactions travaillent en équipe, c'est -à-dire où chacun sache ce qu'il a à faire et ou chacun prenne ses responsabilités. Cela demande aux responsables, aux chefs, des qualités d'organisateurs, d'animateurs, qu'ils n'ont pas toujours. Secundo, que les entreprises de presse fassent autre chose que produire des journaux. Je veux dire par là que les journaux manquent de dynamisme commercial. Il manque de vrais " commerciaux ", qui sachent valoriser le travail des journalistes par leurs idées et leurs réflexes : faire des affichettes, faire des spots radio, initier des opérations spéciales… tout cela permettrait sans doute de conquérir, petit à petit, le public qui fait tant défaut aux journaux actuellement.

Question 5 : Votre point de vue sur l'état de la liberté de la presse au Burkina Faso ?

D.F: Je ne suis pas de " culture droit-de-l'hommiste ". Entendez par là que ni mes convictions, ni mon " mandat " actuel, ne me portent à défiler dans la rue dès qu'on fait les gros yeux à un journaliste. Mais je pense que la confrontation dynamique pouvoirs/presse est inhérente à la démocratie, et qu'elle s'exprime par des rapports de force. L'essentiel est qu'il n'y ait pas déséquilibre total. Au regard de cela, je trouve que la presse burkinabè dispose d'une relativement satisfaisante liberté de dire et d'écrire, notamment sur le champ politique. Par contre, je suis parfois atterré par les contenus de certains papiers : insultes, affirmations non fondées, diffamation… Il faut aussi constater qu'une grande partie du contenu des journaux est constitué de compte-rendus de conférences de presse, de dîners-débats, de communiqués, de discours, de cérémonies officielles… C'est-à-dire d'articles dans lesquels les journalistes ont la liberté d'écrire… scrupuleusement ce qu'on leur demande d'écrire, puisque toutes ces manifestations sont plus ou moins rétribuées, selon divers canaux. Je pense que si les journalistes osaient poser de vraies questions, s'ils essayaient de remettre en cause la " sauce " que les émetteurs d'information leur servent, s'ils apprenaient à donner à chaque information sa juste place dans leur journal (2 pages pour la remise d'une Mobylette par un sponsor ou une sortie de sous-secrétaire d'État, c'est tout de même beaucoup, non ?), ça ne ferait sûrement pas sauter la République à tous les coups, mais je pense que, là, la liberté de la presse aura gagné quelque chose. Enfin, j'ai du mal à apprécier le phénomène de l'autocensure au Burkina. Mais il doit être grand, car comment expliquer qu'on n'ait jamais une ligne sur les questions de religion. Sur ce point, la liberté de la presse n'existe pratiquement pas (si l'on excepte c'est vrai quelques dessins de JJ) parce que la pression sociale est beaucoup trop forte.

Propos recueillis par Abdoulaye DIALLO

 

Médias : Naissance de Reporters du Faso

( Par Touwendenda Zongo)

Une nouvelle structure associative dénommée " Reporters du Faso " vient de voir le jour au Burkina Faso. Cette association a été portée sur les fonds baptismaux le samedi 17 janvier 2003 au siège de l'ABMAQ par une cinquantaine d'hommes de médias ( journalistes, animateurs et techniciens), qui y étaient réunis pour l'occasion.

Le Burkina " a connu son " printemps " des médias marqué par la pluralité des titres, des opinions au grand bonheur des lecteurs, auditeurs et dans une moindre mesure des téléspectateurs. Cette éclosion des titres nécessitait des hommes pour les animer, ainsi les effectifs se sont considérablement accrus passant du simple au triple.
Le besoin pour eux de se constituer en associations s'imposent de fait pour leur profession ". C'est ainsi que le préambule de la nouvelle association justifie sa création. Et d'ajouter que " Reporters du Faso est né pour répondre aux besoins exprimés par les journalistes soucieux de l'avenir de ce métier. Elle vise à permettre aux journalistes qui ont adhéré de façon libre et volontaire de s'épanouir véritablement dans le respect des règles de la déontologie et de l'éthique ".
Cette structure dont les textes fondamentaux ont été examinés, amendés et adoptés lors de l'assemblée générale constitutive du 17 janvier dit s'être fixée pour objectif de
- développer l'esprit de confraternité entre journalistes ;
- créer un esprit de solidarité entre les membres ;
- défendre l'image du métier de journalistes ;
- défendre les intérêts des journalistes ;
- développer des initiatives en matière de formation ;
- faire la promotion du respect des règles éthiques et déontologiques de la profession ;
- renforcer et développer la culture journalistique des membres.
Le président de Reporters du Faso M Ouézin Louis Oulon de la Radio télévision du Burkina (RTB) a tenu à préciser dans son discours à l'intention des éventuels sceptiques que " Reporters du Faso n'est pas une concurrente des associations de journalistes déjà existantes, elle n'est nullement jumelle à aucune d'elles ".
Et tel un défi, il déclare qu'" à ceux qui disent que c'est une association de plus, nous leur disons d'attendre et ils verront ".
Les responsables du nouveau bébé ont donc promis de se défoncer, de " secouer le cocotier ". Espérons que toutes ces ambitions ne seront pas de simples vœux pieux.
Les associations professionnelles des médias ont toutes besoins de fonctionner avec entrain et dynamisme afin de pouvoir surmonter les multiples défis qui se présentent à elles et à la presse.


Bureau exécutif de Reporters du Faso
Président : Ouézin Louis Oulon
S.G : Abdoulaye Tao
Trésorier : Abou bâkr R. Zida
Trésorier adjoint : Verlaine Kaboré
Secrétaire à l'organisation : Amadou Zapré
Secrétaire à l'information et à la formation : Yacouba Ouédraogo
Secrétaire aux relations extérieures : Yacouba Traoré.

Touwendenda Zongo - Journaliste

Des journalistes à l'école de la culture

( Par Youssouf MINOUNGOU)

Le Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées(PSIC) a organisé du 26 au 30 janvier 2004 à Gaoua, un atelier à l'intention des journalistes.

Ce cadre de concertation et de formation des journalistes culturels visait deux objectifs principaux :
- Renforcer les capacités des journalistes culturels en vue d'améliorer leurs prestations
- Encourager la concertation entre les journalistes dans le domaine culturel.
A cet effet, des communications appréhendant cette thématique ont été données par des personnes ressources :
Une communication traitant " du rôle et de la place des médias dans le développement culturel et artistique a été donnée par M. Luc Adolphe Tiao du Conseil Supérieur de l'information(CSI).
Celle se rapportant à la " gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins " a été développée par M. Léonard Sanou, juriste au Bureau burkinabè des droits d'auteur(BBDA).
Le PSIC par l'intermédiaire M. Désiré Ouédraogo, assistant à la structure, a donné une communication sur " sa contribution au dynamisme culturel du Burkina Faso ".
M. Gustave Diasso, directeur du patrimoine touristique, a donné une communication sur " la contribution de la presse au développement du tourisme culturel ".
Les journalistes n'ont pas du tout chômé pendant les 4 jours. En effet, d'autres communications ont permis de les outiller pour traiter de la thématique culturelle:
- Comment améliorer la critique d'art dans la presse( cinéma et arts plastiques), traité par M. Clément Tapsoba du FESPACO.
- Comment améliorer la critique d'art dans la presse( art musical), traité par M. Oger Kaboré.
- Comment améliorer la critique d'art dans la presse(art vivant) avec le Professeur Jean Pierre Guingané.
Ces modules devraient à n'en pas douter permettre aux journalistes d'aborder avec plus d'efficacité leurs productions journalistiques dans le domaine culturel.
Le PSIC attend de la presse une collaboration qui sera bénéfique au développement et à la promotion de la culture burkinabè, l'objet de son existence.
A l'issu de l'atelier, les journalistes devraient continuer la prospection en vue de la rédaction de textes qui régiront un réseau de journalistes culturels.

Youssouf Minoungou - Journaliste à Bendré

4 e Prix de lutte anti- corruption : L'Indépendant rafle la mise

( Par Youssouf MINOUNGOU)

Le Réseau national de lutte anti- corruption ( REN- LAC) a récompensé des journalistes lors de ses premières journées de refus de la corruption tenues du 20 au 23 janvier 2004. L a salle de conférence du Programme des Nations unies pour le développement( PNUD) a servi de cadre le mardi 20 janvier à la remise du 4e prix de lutte anti- corruption ( PLAC).

Il récompense trois journalistes de la presse écrite qui, à travers à leurs œuvres se sont illustrés dans la dénonciation et la révélation de faits avérés de corruption (fraude, détournement, malversation…). Ce prix a été institué en 2000, mais il n'a pas été attribué en 2003 faute d'articles de qualité. Cette année, la moisson a été bonne, 70 œuvres ont été examinées par un jury et trois articles ont retenu leur attention :
- Le premier prix est remporté par Michel Zoungrana à travers son article " Fraude des motocyclettes au Burkina Faso : L'empire maffieux de Fawaz Attié " paru dans l'Indépendant n° 529 du 28 octobre 2003.
- Le deuxième prix est revenu à Joël Touré pour son article " Nabil Bachour : Un boulanger sème la terreur " paru dans l'Indépendant n° 524 du 13 septembre 2003.
- Le troisième prix est la propriété de Ibrahim Sakandé pour son article " Détournement de fonds à l'UCOBAM : La fin des haricots pour la coopérative légumière ? " paru dans Sidwaya n°4812 du 8 août 2003.


En dehors de ces trois meilleurs articles, le jury a tenu à donner des mentions spéciales à deux autres articles : " Passe d'armes à Péni : il ne faut pas cacher le soleil " article M. Hidogo paru dans le Journal du Jeudi n° 631 du 23 octobre 2003 et l'article de Michel Zoungrana " département de Kindi( Boulkiemdé) : Commissariat de police ou maison de racket ? " paru dans l'Indépendant n° 525 du 30 septembre 2003.

Les valeurs des prix sont récapitulées comme suit :
- Michel Zoungrana, 1 trophée + 250000 FCFA+ une attestation
- Joël Touré, 200000 FCFA+ une attestation
- Ibrahim Sakandé, 100000 FCFA + une attestation

Le jury dirigé par Mme Zata Nana enseignante de français, a fait des remarques sur la qualité des articles et des recommandations qui permettront davantage au REN- LAC de sélectionner des œuvres de qualité.

MINOUNGOU YOUSSOUF

Journalistes et chercheurs en croisade contre la pauvreté

( Par Sanon Khalifat )

Une réunion entre chercheurs et journalistes a eu lieu le 30 décembre 2003 au centre national de presse Norbert Zongo ( Ouagadougou) sur le thème : " Analyse quantitative et économique de la pauvreté dans les médias ". Ce sont l'institut Panos Afrique de l'Ouest ( IPAO) et le centre de recherche et de développement ( CRDI) qui sont les maîtres d'œuvre de ce projet de lutte contre la pauvreté impliquant journalistes et chercheurs.

La cérémonie d'ouverture de travaux était présidée par le directeur de publication du quotidien Le Pays, Boureima Sigué, avec à ses côté le directeur de publication du bimensuel Évènement, Germain B. Nama et M Konaté de l'équipe de Impacts Microéconomiques des Politiques Macroéconomiques (MIMAP). Les chercheurs du MIMAP, au nombre d'une douzaine sont des économistes du centre de documentation et des recherches économiques et sociales (CEDRES) de l'université de Ouagadougou.

L'objectif de la rencontre est de favoriser l'analyse des phénomènes de pauvreté grâce à une collaboration étroite entre journalistes et chercheurs. Les fruits d'un tel partenariat permettront, selon Boureïma Sigué, d'éclairer l'opinion publique et les décideurs politiques. Quant à M Konaté, il espère qu'une telle collaboration sera profitable aux chercheurs dans la mesure où elle pourrait donner plus de visibilité à leurs travaux de recherche. Pour les journalistes qui profiteront des critiques avisées, ils pourraient au fil du temps améliorer leurs analyses et reportages.

Le projet pilote, débuté en 2002 a concerné cinq organes de presse que sont : Sud quotidien ( Sénégal), Événement ( Burkina Faso), Le pays ( Burkina Faso), Événement du jour ( Bénin), Le Matinal ( Bénin). A l'occasion de cette rencontre, les deux journaux Burkinabé, après quatre mois de travail journalistique sur le thème de la pauvreté, ont fait un bilan. Des entraves rencontrées, il ressort les difficultés à avoir les personnes ressources dont les éclairages sont importants dans la réalisation des différents dossiers et autres grands reportages. Si ces difficultés venaient à être levées, les hommes de médias ne doutent guère de la possibilité d'amélioration du contenu des articles.

Les chercheurs du MIMAP ont eu à critiquer les articles dans le fond et la forme et surtout au niveau des angles d'attaque. Ils ont donné aussi une série de communications pour permettre à la presse de prendre connaissance avec les résultats de certaines enquêtes socioéconomiques qu'ils ont effectuées et d'en savoir davantage sur les incidences de certaines politiques économiques sur les couches défavorisées etc.
Sur le thème " Dépenses publiques et inégalité d'accès à l'éducation au Burkina Faso ", M Sikourou Souleymane, a démontré que les programmes d'ajustement structurels " contribuent à appauvrir les couches sociales les plus défavorisées de la société " s'ils ne prennent pas en compte " une dimension sociales appropriée " Il ressort de ses résultats par exemple que " les enfants des ménages les plus nantis profitent 4,3 fois plus des dépenses publiques éducatives que ceux des ménages aux conditions de vie modestes " Ainsi a-t-on 3386 FCFA pour un enfant de ménage demuni contre 653 FCFA pour celui d'un ménage nanti. Il a soutenu également que pour que la croissance contribue à l'éradication de la pauvreté, il faut que " les secteurs sociaux tel que l'éducation se développent également en quantité et en qualité "

A travers le thème " qualité de la croissance économique et pauvreté dans les pays de développement : mesure et application au Burkina Faso ", M Tambi Samuel Kaboré, après avoir décomposé et " rural -urbain " et " secteur agricole, secteur non agricole " est parvenu à la conclusion que " en terme de politique de réduction de la pauvreté, les résultats montrent que la promotion d'une croissance Pro pauvre serait plus efficace en ciblant la zone rurale, ou le secteur agricole notamment les sous secteurs vivriers. "
A la fin des travaux journalistes et chercheurs ont tracé les bases de leur partenariat. Il a été proposé un projet d'émission radio où les journalistes pourraient recevoir des chercheurs.

KHALIFAT W. SANON
Journaliste

 

Médias : La part de la presse dans la lutte contre le Sida

( Par Khalifat SANON)

Trois réseaux de journalistes de lutte contre le Sida ont effectué le vendredi 19 décembre 2003, une visite guidée dans le centre d'accueil et de solidarité ( CASO) situé au secteur 28 de Ouagadougou. Il s'agit : du réseau des journalistes burkinabé de lutte contre le Sida ( RJBLS), du réseau des journalistes en population et développement ( RJPOD), et du reseau des journalistes pour la promotion de la medecine traditionnelle ( PROMETTRA).

Cette sortie de terrain des hommes de médias s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale de lutte contre le Sida 2003. Et c'est sur l'invitation du conseil national de lutte contre le Sida et les IST ( SP / CNLS - IST) que cette mission pratique a eu lieu.

Dans un monde où les moyens d'information et de communication sont devenus des outils incontournables de dialogue social, c'est tout naturellement donc que les médias, dans la stratégie de lutte contre le fléau du siècle, ont été appelés à occuper une place de choix. Le CASO, créé en 2001 a mené plusieurs formes de lutte et de prise en charges des malades du Sida. En invitant la presse à visiter ce centre " il s'agit de permettre aux hommes de médias de découvrir un autre visage de la lutte contre le Sida menée au Burkina " a indiqué le directeur de la communication du SP/ CNLS. Depuis sa création, le CASO s'est occupé de 660 personnes vivant avec le VIH. Mais la structure est de plus en plus confrontée à des difficultés dues à la modicité de ses moyens. Si fait que " Nous refusons du monde compte tenu de notre capacité d'accueil qui est de 64 lits " a regretté le Père Eloi Castaldo, responsable du CASO.

Les hommes de médias ont constaté de visu les actions exemplaires menées qui consistent à donner des soins gratuits à tous les patients et à soigner les maladies opportunistes et surtout l'octroi des anti-rétroviraux.

En dépit cependant, de quelques signes de satisfaction, le responsable du centre ne cache pas certaines dures réalités. Car dit-il " tous nos patients, même après leur départ du centre, continuent d'être suivis médicalement et biologiquement. Malheureusement, nous enregistrons un taux assez élevé de décès dû au fait que beaucoup de malades arrivent ici dans un état grabataire ".

Les membres des réseaux de journalistes de lutte contre le Sida ont donné une enveloppe financière de soutien au centre et entendent, dans le cadre du travail journalistique, continuer la sensibilisation. Ainsi espèrent-ils à la fois mobiliser davantage les soutiens et mener le combat contre la stigmatisation des malades du Sida.

Khalifat SANON- Journaliste

 

MÉDIAS: L' UEMOA forme " ses " journalistes.

( Par Sanon Khalifat)

Les membres du réseau des journalistes économiques de l'UEMOA ont bénéficié du 6 au 7 janvier 2004 à Niamey ( Niger), d'un séminaire d'information sur le processus d'intégration au sein de l'espace Uemoa. Le séminaire s'est déroulé en marge des activités de célébrations du dixième anniversaire de cette organisation sous-regionale.

Une quarantaine de journalistes venus des huit pays membres de l'uemoa ( Bénin, Burkina Faso, Côte-D'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, et Togo) ont pendant deux jours entendu de nombreuses communications ayant trait au cheminement intégrationniste de l'Union. L'objectif majeur de ce séminaire est de permettre à cers journalistes économiques d'avoir de meilleures et profondes connaissances sur l'Uemoa, afin qu'ils puissent, à travers leur organe de presse respectif, faire comprendre aux populations les nécessités et les objectifs de l'intégration que poursuit l'Union.

Ainsi, la communication " les reformes de l'Union en matière économique, fiscale et commerciale " donnée par M Guidao Sow, directeur de l'union douanière, a eu pour but d'étaler l'ensemble des politiques jusque là pilotées par l'UEMOA. La surveillance multilatérale relative à l'harmonisation de la fiscalité intérieure ….. au respect du pacte de convergence, de la croissance et de la stabilités sont perçus comme des étapes fondamentales pour la réalisations du marché commun. En plus " les règles ont été édictées concernant par exemple le taux d'inflation qui ne doit excéder 3%, l'interdiction absolue d'utiliser plus de 40 % des recettes fiscales pour payer les salaires des fonctionnaires.. " a souligné le conférencier. Au compte d'autres réalisations, on peut citer des échanges intra-communautaires , l'entrée en vigueur du Tarif extérieur commun et l'instauration de compensations financières.

De l'avis de M Guidao Sow, si l'ensemble de ces mesures est d'instaurer une équité entre les consommation de l'union et d'assurer une meilleure allocation des ressources ,il est impératif que l'on veille " à l'application intégrale par les Etats membres ". Pour que le marché commun ait les chances de sa réalisation , il faut que les différentes politiques sectorielles qui composent l'idéal de l'Union se concrétisent dans chaque pays. Ce sujet a été l'objet de la communication de M Issoufou Daré, directeur des ressources animales de l'UEMOA.

Parmi les nombreuses organisations sous régionales, l'UEMOA est qualifiée de " dynamique " et entretient de bonnes relations de coopération avec les autres organisations . Cela a l'avantage d'éviter un chevauchement des missions. Telle a été la substance de l'exposé de M Eugène Kpota conseiller juridique à l'UEMOA.
Les apports de la Banque centrale de Etats de l'Afrique de l'Ouest ( BCEAO) à l'Union ont été expliquées de même que les missions du Comité interparlementaire (CIP) au sein du processus d'intégration.

Pour M. Djermakoye Hassane, deuxième questeur au CIP ( crée il y a six ans ) , il leur revient de travailler à créer d'abord le parlement de l'UEMOA.Une fois cela accompli, le CIP qui projette mener des taches de contrôle, remplira diverses missions fondamentales pour l'Union. Car selon lui, " le CIP constitue une passerelle incontournable pour l'ancrage progressif des décisions communautaires dans le vécu quotidien des populations d'une part, et un relais pour la prise en compte de leurs aspirations d'autre part ".

Pendant les 48 heures d'échanges, cinq communications au total ont été données, pour permettre aux journalistes de rendre plus visible le processus d'intégration. Les participants ont apprécié positivement ces séances d'informations, et devraient contribuer à effacer l'idée selon laquelle les préoccupations de l'union relèvent purement des questions bureaucratiques.


Khalifat SANON- Journaliste

Médias privés: L'Indépendant, que devient-il?

( Par Youssouf MINOUNGOU)

Ce titre est celui de l'éditorial de L'Indépendant n°538 du 30 décembre 2003 qui a tenté de répondre à la question cinq après la disparition du fondateur Norbert Zongo.

La page est animée par Talato Sîîd Saya, le doyen de la rédaction, l'un des journalistes qui a bien côtoyé Norbert Zongo. En effet, il a soulevé certaines interrogations capitales inhérentes à la vie du journal : qu'est-ce que les successeurs de Norbert Zongo ont-ils fait pour que le journal ne meurt pas? que comptent-ils faire ? L'indépendant dans sa forme actuelle a-t-il un avenir ?
D'entre de jeu, l'éditorialiste a reconnu qu'il était difficile de faire sa propre autocritique. Néanmoins, il a essayé de faire un bilan en quelques axes :
Le premier acquis énuméré est la continuité de la parution depuis cinq ans. L'Indépendant est distribué presque dans tout le pays, mais il n'est pas vendu à Ziniaré ( ville du président Compaoré), situé à une trentaine de kilomètres de Ouagadougou. Aucun revendeur n'a osé tenté de vendre L'Indépendant dans le fief du chef de l'Etat.

Le deuxième aspect est relatif à l'accomplissement des missions dont s'est fixées le journal à sa création telles que l'éducation, la sensibilisation et la conscientisation du peuple. A ces défis Talato Sîîd Saya écrit " dès le lendemain du 13 décembre, un spontanéisme, une solidarité a regroupé autour de l'équipe que la disparition de Norbert laissait orpheline, des hommes comme Germain Nama Bitiou, Newton Ahmed Barry et de nombreux courageux collaborateurs extérieurs pour poursuivre l'œuvre de Norbert. Sous l'impulsion de cette nouvelle équipe, L'Indépendant va connaître un essor. Les articles étaient très acerbes, caustiques, donnant des sueurs froides aux assassins et aux commanditaires qui avaient cru qu'ils s'étaient définitivement débarrassé d'un journaliste " gênant ". Le canard a battu à cette époque des records de tirages et de ventes. La peur changea de camp……La notoriété du journal resta intacte ".

Cet acquis ne sera que de courte durée, l'éditorialiste a relevé ça et là quelques problèmes que L'Indépendant a connus à cette époque : la mauvaise gestion, les tensions, les procès d'intention, des suspicions, des accusations malveillantes. Cela n'a pas été sans conséquences sur la vie du journal. Surtout des départs pour la création d'autres journaux. En effet, Germain Nama, Ahmed Barry et Basile Baloum ont crée L'Evénement. Et le regretté David Sandouidi( directeur de publication après Norbert Zongo), le caricaturiste Timpousga Kaboré ont quant eux crée Les Echos. Il est à remarquer que M. Basile Baloum est resté dans la rédaction de L'Indépendant, il est l'éditorialiste depuis cinq ans. Aussi, le caricaturiste a réintégré l'Indépendant depuis deux ans.

Après ces départs, Liermé Dieudonné Somé est devenu le directeur de publication de l'Indépendant depuis trois années. Mais l'éditorial n'a pas abordé la vie du journal sous la direction de M. Somé sauf qu'il a évoqué seulement la menace dont il a été l'objet dans la nuit du 23 au 24 octobre 2003. Ce qui laisserait plus d'un lecteur sur sa soif si l'on s'en tient à la question de départ. Mais quel que soit le bilan que l'on fait du canard laissé par Norbert Zongo, il faut reconnaître une chose, l'investigation acharnée comme Henri Sebgo l'a fait relève du passé. Et ceux qui ont actuellement le destin du journal assurent le minimum pour qu'il paraisse le mardi mais la grande question reste posée L'Indépendant, que devient-il ?

MINOUNGOU YOUSSOUF

Les Journalistes sportifs sur le chemin du professionnalisme

( Par Sanon Khalifat )

Une cinquantaine de journalistes venus de la Côte-D'Ivoire, du Togo, du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso ont bénéficié du 18au 20 décembre 2003 à Ouagadougou d'un séminaire de recyclage. Ce séminaire, organisé en étroite collaboration par l'Union de la Presse Sportive d'Afrique Francophone ( UPSAF) et sa section burkinabé et par Canal France International a concerné principalement les journalistes sportifs de niveau I.

L'organisation d'un desk sport, les notions du direct de l'audiovisuel et du paysage des médias dans le sport ont constitué entre autres les thèmes qui ont été dissèques pendant les trois jours de formation. Ce sont deux experts : Hedi Hamel et sa collaboratrice Sylvie Orio du Canal France International, qui ont assuré la formation que les participants ont trouvée fort riche en expériences et en connaissances nouvelles. Ousmane Keïta, séminariste nigérien apprécie positivement : " Nous sommes bien outillés, nous avons appris beaucoup de choses assez capitales. Nous avons parlé de notre mission d'informer et d'éduquer. Ce rendez-vous de Ouagadougou a été, de mon point de vue une réussite totale………Une fois de retour à Niamey, nous allons faire un compte rendu complet aux autres confrères restés au pays ".

La maîtrise en effet des notions et concepts du domaine du sport est fondamentale pour tout journaliste qui se veut professionnel. Pour espérer y arriver, l'apprentissage doit être une quête permanente. C'est pourquoi, M Hegaud Ouattara président de l'UPSAF a souhaité la régularisation de tels cadres d'echange et de formation afin de permettre aux journalistes sportifs de relever le défis qui se présentent à eux. Dans cette lancée les participants ont émis l'idée de la création d'un observatoire dotée de sections locales et placée sous la houlette de l'UPSAF et qui aura pour but de récompenser les journalistes méritants. Une telle pratique contribuerait à les placer sur les chemins du professionnalisme constant.

Le ministre de l'information burkinabé M Raymond Edouard Ouedraogo qui a présidé la fin des travaux a salué les organisateurs et les experts. A l'endroit des journalistes, le ministre a indiqué que " l'unité et la solidarité dans une totale humilité peuvent grandir en eux des instincts de journalistes. Vous avez pris du plaisir à vous formés pour être des journalistes sportifs avertis "
Si l'organisation de cette formation a été effective, il faut reconnaître qu'elle a eu lieu in extremis. Le président de l'organisation, M Alexandre Le Grand Rouamba, journaliste sportif au quotidien " Le Pays " s'en explique : " Ce n'est as évident qu'en sept jours le Burkina puisse accueillir une dizaine de pays. Comme vous le savez, ce séminaire devrait se dérouler à Abidjan. Au regard de la situation qui prévaut en Côte D'Ivoire, le président de l'UPSAF m'a saisi pour me demander de jouer en quelque sorte le rôle de sapeur pompier. "
S'ils ont tous salué ce séminaire, les journalistes ont souhaité que les prochaines rencontres de formation soient portées sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication.

KHALIFAT W. SANON
Journaliste reporter.

Médias : Journalisme et bonne gouvernance

( Par Khalifat SANON)

Les journalistes et communicateurs du Burkina Faso ont bénéficié du 22 au 23 janvier d'un atelier de formation à Kaya ( une ville située à 100km à l'Est de Ouagadougou). Le thème de l'atelier a porté sur la bonne gouvernance. Initiée par le secrétariat national de la bonne gouvernance (SNBG), la rencontre, a été fort riche en exposés, échanges et débat. Au terme de la réunion, les journalistes ont créé le bureau du réseau des communicateurs de la bonne gouvernance présidé par Dominique NYAMEOGO, directrice de la communication au ministère des droits de l'homme.


Le plan national pour la bonne gouvernance (PNBG) qui a pour ambition de réduire les frontières de toutes les formes de la mal gouvernance au Faso, a orienté ses batteries dans le sens d'une meilleure gestion des ressources publiques, tout en se préoccupant de l'amélioration de la décentralisation et du renforcement du processus de démocratisation. Fruit d'un triple partenariat entre l'Etat, le secteur privé et la société civile, le PNBG a traduit sa détermination à lutter contre la corruption.
En effet, dans une société gagnée de toutes parts par la perte des valeurs éthiques et la pauvreté, la corruption s'apparente de plus en plus, aux yeux de certains comme pratique presque normale. Des hauts fonctionnaires aux petits agents, gestions rationnelle et transparente de la chose publique devient le dernier souci. Convaincus que " la morale agonise au Faso ", ils sont nombreux, ces hommes et femmes à tisser ce qu'on appelle le système de la débrouille qui, pourtant, très souvent, va à l'encontre de la saine gestion de la cité.
Malgré ce diagnostic des plus sombres, la secrétaire national de la bonne gouvernance, Mme Marie Thérèse DRABO a la conviction de pouvoir redresser la barre. Pour y arriver, il faudra, selon les premiers responsables, travailler de sorte que, et les populations et les autorités s'approprient les idéaux du PNBG. De même toutes les couches sociales devraient trouver à travers le PNBG, un cadre de compréhension et d'entente mutuelle. Mais il faudra aussi déployer des efforts qui diminuent la pauvreté, facteurs au parti de la mal gouvernance.
Dans cet