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Actualités

Inforoutes : e-COMMERCE
Producteurs agricoles et commerçants
enfin à l'école d'Internet
( le 29/09/05)
Pour que les producteurs agricoles et les commerçants
du Burkina ne restent pas sur le bas-côté des inforoutes
où se mènent désormais les grands jeux du commerce
international, le projet MISTOWA des Réseaux régionaux de
systèmes d'informations sur les marchés agricoles et les
organisations des commerçants en Afrique a entrepris de les initier
à l'utilisation des outils qu'offre Internet. La deuxième
phase de ce programme de formation s'est achevée le 11 août
2005 à Bobo-Dioulasso.
Après les producteurs et les commerçants de la région
du Centre et du Nord du 26 au 29 juillet à Ouagadougou, ce fut
au tour de ceux du Sud et de l'Ouest d'aller à l'école du
commerce international sur Internet. L'objectif fondamental de cette école
itinérante ouverte en 4 jours par le projet MISTOWA est d'amener
les participants à se servir de l'ordinateur et des possibilités
qu'offre Internet en matière d'informations et d'opportunités
pour le commerce.
Conçu par le Centre international pour la fertilité des
sols et du développement agricole (IFDC), le projet MISTOWA est
parti du constat que dans les différents pays de l'Afrique de l'Ouest,
les organisations de producteurs agricoles et commerçants travaillent
de façon cloisonnée et communiquent très peu entre
elles. Toutes choses qui ne leur permettent pas d'échanger des
informations sur les marchés et d'unir leurs efforts afin d'améliorer
leurs affaires. Des études menées par d'autres ONG ont par
ailleurs montré que les paysans burkinabè ont aussi des
problèmes d'accès aux connaissances sur les meilleures pratiques
de production. A cela s'ajoute l'ignorance des stratégies de marketing.
Dans la recherche des moyens pour briser ce cercle vicieux qui plombe
l'épanouissement du monde agricole, le projet MISTOWA a identifié
Internet comme une source d'informations et d'échanges qui permet
de vaincre les limites du temps et de l'espace. Grâce aux sessions
de formation, les bénéficiaires devraient de retour dans
leurs organisations respectives être capables de servir des ressources
contenues sur les sites www.mistowa.org et www.wa.agri-trade.net. A l'issue
du processus de formation des organisations de producteurs agricoles et
commerçants de la sous-région, le projet envisage de mettre
au point un marché virtuel pour la promotion du commerce agricole.
En aval, cette plate-forme devrait permettre de lutter plus efficacement
contre l'insécurité alimentaire récurrente en Afrique
de l'Ouest grâce à une information en temps réel sur
la disponibilité des produits. Car, en plus de l'accroissement
et de l'efficacité des services et systèmes d'information
de marché, le projet MISTOWA uvre également à
l'amélioration des capacités des organisations de producteurs
et de commerçants et à la création d'un environnement
propice au commerce en Afrique de l'Ouest. Il est financé par le
programme de l'USAID pour l'Afrique dénommé WARP.
Avec la formation des membres d'organisations burkinabè, c'est
une nouvelle ère qui s'ouvre aux producteurs et commerçants,
mais également un défi: celui de connecter le monde rural
aux réseaux mondiaux d'information en vue de lui permettre de profiter
de nouveaux savoirs et savoir-faire, mais également d'accéder,
en toute connaissance de cause, au marché mondial. C'est peut-être
aussi le début de la réalisation d'un pan du plan d'action
de la 2e conférence du Sommet mondial pour la société
mondial de l'information (SMSI): "Assurer la diffusion systématique,
au moyen des TIC, d'informations sur l'agriculture, l'élevage,
la pêche, la sylviculture et l'alimentation afin de faciliter l'accès
à des connaissances et à des informations complètes,
à jour et détaillées, en particulier dans les zones
rurales".
Félix Koffi AMETEPE, Journal du Jeudi
Inforoutes : MONDE
RURAL ET NTIC
Tanghin Dassouri franchit le pas de l'électrification
( le 29/09/05)
Considérée comme la porte d'entrée
du monde rural dans l'ère des Nouvelles technologies de l'information
et de la communication (NTIC), la bataille de l'électrification
fait son petit bonhomme de chemin au Burkina Faso. Le 9 août 2005,
les autorités gouvernementales ont posé l'acte fondamental
qui ouvre les portes de la société de l'information à
Tanghin-Dassouri, une commune rurale située à 25 Km à
l'ouest de Ouagadougou la capitale.
"Nous n'irons plus à Ouaga pour les photocopies de papiers.
Nous pouvons suivre la télévision nationale en continue".
Cette exclamation du représentant des 120 premiers abonnés
à l'électricité en dit long sur la nouvelle ère
qui s'ouvre aux habitants de Tanghin-Dassouri. Sur les avantages qu'apporte
leur raccordement au réseau national, il ne va pas par quatre chemins.
"Vous le savez mieux que moi, là où il y a l'électricité,
il y a le développement", a-t-il renchéri au cours
de la cérémonie officielle d'inauguration des infrastructures
présidée par Abdel Kader Cissé, ministre des mines,
des carrières et de l'énergie.
Lancée le 20 mai 2004, l'électrification de cette localité,
constitue selon le ministre, "le fruit de l'effort conjugué
d'une population dynamique regroupée au sein de sa coopérative
d'électricité, du gouvernement du Royaume de Danemark, le
principal bailleur de fonds. Tanghin-Dassouri bénéficie
ainsi de 16,6 Km de lignes haute et basse tension; de 2 postes de transformation
et d'un poste de comptage haute tension. Les investissements bruts sont
estimés à quelque 131,7 F CFA dont les 60% sont une subvention
tandis que les 40% sont remboursables en 10 ans avec 3 ans de différé
sans intérêt.
Tanghin-Dassouri est la 7e localité à être électrifiée
en cette année 2005; 6 autres centres l'ayant été
entre 2003 et 2004 dans le cadre d'un projet d'électrification
des 60% zones rurales à l'horizon 2015. Par ailleurs une soixantaine
de localités sont inscrites dans un autre projet de pré
électrification au scolaire.
S'il est vrai que le déclic du développement passe par l'électrification,
les populations rurales n'ont pas encore les moyens d'assurer les charges
de l'abonnement. Sur les 350 abonnés escomptés à
Tanghin-Dassouri, ce sont seulement 120 qui ont été raccordés.
Ce qui ne permet pas encore de disposer d'une masse critique nécessaire
pour fléchir le prix du KWh fixé pour le moment à
155 F CFA. En attendant, ce sont de nouvelles activités telles
les cybercafés, les télécentres avec photocopieuses
et autres centres de loisirs qui s'offrent aux populations. C'est le vu
le plus cher de Bouréima Sawadogo, président de la coopérative
Veenem Pabak qui assure la gestion et de l'exploitation du système
électrique. "Profitons de cette lumière pour fédérer
nos différentes énergies et faisons en sorte que dans quelques
deux ou trois, des changements socio-économiques substantiels soient
visibles dans notre ville", a-t-il souligné.
Félix Koffi AMETEPE, Journal du Jeudi
Inforoutes : e-GOUVERNANCE
Le Burkina se vend sur DVD-ROM
( le 29/09/05)
Avec une cinquantaine de ministères et institutions qui s'affichent
sur Internet, une dizaine de sites pour le compte des institutions financières
et assurances et une douzaine pour les organisations non gouvernementales
(ONG) et institutions impliquées dans la promotion des Nouvelles
technologies de l'information et de communication (NTIC), les TIC s'imposent
lentement mais sûrement dans l'environnement administratif, économique
et socioculturel au Pays des Hommes intègres. La dernière
empreinte en date est le lancement, le 3 août 2005, d'un DVD-ROM
pour vendre les potentialités économiques du Burkina à
l'internationale.
Pays enclavé, mal loti par la nature, le Burkina Faso n'affiche
pas moins de grandes ambitions pour sortir de ce cercle vicieux. Ainsi,
le gouvernement a-t-il initié en 2001 un concept de communication
intitulé: "Investir au Burkina: un pôle émergent
en Afrique de l'Ouest" en vue de mettre à la disposition d'investisseurs
virtuels des informations utiles et nécessaires sur les potentialités
économiques et administratives du pays. Le coût d'une telle
campagne de communication étant généralement hors
de portée par les voies traditionnelles de relations publiques,
le Premier ministère a choisi d'innover à travers la réalisation
d'un DVD-ROM interactif. Ainsi, fait-il d'une pierre plusieurs coups.
Grâce à une coopération technique avec l'agence de
communication MEDIACOM, ce sont une soixantaine d'opérateurs économiques
privés et l'ensemble des services de l'Administration publique
que tout investisseur intéressé par les opportunités
du Burkina peut consulter sur un seul et même support qu'est le
DVD-ROM. Mieux, ce support offrant le précieux avantage d'être
transporté partout, il confère aux informations qui y sont
gravées une permanence qui va au-delà des communications
traditionnelles. A travers ce DVD-ROM, le Burkina s'est doté d'une
carte de visite visible partout et d'un "porte-parole permanent"
qui a la possibilité d'être présent partout grâce
à la "magie" de l'informatique.
Conçu en français et en anglais, le DVD-ROM vise un public
cible au-delà des partenaires traditionnels du Burkina. Avec un
contenu qui allie texte, images et séquences vidéo et des
liens hypertextes, il a mis tous les atouts pédagogiques et esthétiques
de son côté pour conquérir le plus grand nombre. Loin
d'être un support figé dans le temps, il se veut, selon la
Secrétaire générale du Premier ministère,
Mme Véronique Tiemtoré, un outil d'information et de communication
permanente mais dont le contenu sera actualisé tous les ans.
Pour sa première édition, le DVD-ROM "Investir au Burkina:
un pôle émergent en Afrique de l'Ouest" présente
des données sur l'histoire, la géographie, la démographie
et les atouts sociopolitiques du Burkina. On y trouve également
des informations sur les caractéristiques économiques, l'environnement
des affaires, le cadre juridique, les mesures incitatives, sans oublier
les priorités de développement, les opportunités
d'investissement, les grands projets structurants du secteur public et
privé ainsi que la liste représentative des partenaires
et projets en cours d'exécution dans le pays. En associant à
la réalisation du DVD-ROM des opérateurs économiques
privés, le Premier ministère a permis à une soixantaine
d'y placer leurs produits, leurs plans d'affaires, perspectives, etc.
Grâce aux multiples, formidables et pratiques possibilités
d'information et de communication qu'offre le DVD-ROM, c'est un nouvel
outil que le gouvernement burkinabè offre à ses 30 ambassades
et consulats généraux disséminés à
travers les 4 coins du globe ainsi qu'à tous ses représentants
en mission à l'intérieur et à l'extérieur
pour se vendre utilement.
Félix Koffi AMETEPE, Journal du Jeudi
Inforoutes : TELECENTRES
PRIVES
Les promoteurs face à l'équation du professionnalisme
( le 29/09/05)
Avec quelque 600 membres sur un potentiel de
9425 télécentres privés répertoriés
en juillet 2005 sur toute l'étendue du territoire burkinabè,
l'Association des promoteurs de télécentres (APT) se lance
un nouveau défi: la professionnalisation d'un nouveau métier
qui cherche toujours ses marques, malgré le boom.
De quelques télécentres privés, il y a moins d'une
décennie, le secteur privé burkinabè, comme dans
plusieurs pays africains, a su tirer de la libéralisation des télécommunications,
un filon d'activités génératrices de revenus. Ainsi,
de 4100 points d'accès collectif au téléphone gérés
par des privés en 2002, on est passé à 9425 en juillet
2005, soit une progression de plus de 50% en seulement 3 ans. Avec un
chiffre d'affaires estimé à environ 800 millions par mois,
les télécentres privés généreraient
quelques 10 milliards de CFA par an à l'Office national des télécommunications
(ONATEL), qui reste le principal et le seul fournisseur de la téléphonie
fixe au Burkina. Les frais d'installation d'un télécentre
s'élevant à 150.000 F CFA à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso
contre 100.000 dans les autres localités, il va s'en dire que c'est
une activité où circule beaucoup d'argent.
Conscients déjà en 1999 de la force économique que
représente leur activité, des propriétaires de télécentres
se sont constitués en une association dénommée APT
("Association des promoteurs de télécentres")
qui a été officiellement reconnue le 19 avril 2000. L'organisation
se propose entre autres de défendre les intérêts matériels
et moraux de ses membres, mais également de promouvoir et développer
les activités des télécentres et créer des
emplois.
S'il est vrai que les rapports entre ce nouvel acteur social de la téléphonie
et son "partenaire naturel" qu'est l'ONATEL n'étaient
des plus cordiaux au départ, aujourd'hui l'APT a fini par s'imposer
comme un interlocuteur incontournable.
Grâce à son aura, elle est convoitée par les "nouveaux
venus" de la téléphonie mobile que sont Celtel et Télécel.
C'est d'ailleurs grâce à une contribution de ces deux opérateurs
qu'elle a pu tenir du 29 novembre au 1er décembre 2003, la 1ère
édition des Journées nationales du télécentre
(JNT).
En plaçant, près que deux ans après, la 2e édition
des JNT 2005 sous le thème: "Professionnalisation de l'activité
de gestion de télécentre; état des lieux, handicaps,
perspectives et contribution des différents acteurs", APT
vise un objectif qui va au-delà de la simple fête. Il s'agit
d'une part de montrer leur "force de frappe" à leurs
partenaires institutionnels et techniques que sont les pouvoirs publics,
les collectivités locales et les opérateurs de téléphonie
-ONATEL, TELMOB, CELTEL et TELECEL-. En faisant expressément l'option
de la professionnalisation de la promotion du télécentre,
APT coupe court aux nombreux griefs du public par rapport aux prestations
des télécentres.
L'APT prend sur elle le double défi d'engager les discussions utiles
et nécessaires pour obtenir les meilleurs traitements de ses partenaires
et de faire de la promotion du télécentre un "métier
respectable et rentable". C'est un nouveau contrat social qui vaut
la peine d'être pris dans un Burkina où le téléphone
demeure encore un service de luxe.
En 2001, il était à une télédensité
d'environ 1 pour 100 habitants. L'avènement de la téléphonie
mobile a permis de combler sensiblement le gap. La multiplication des
télécentres privés a contribuer à désenclaver
pas mal d'usagers qui n'aura accès autrement au téléphone.
Mais, malgré tout, la forte progression de ce nouvel outil est
concentré dans les grandes agglomérations avec près
de 70% à Ouagadougou et 10% à Bobo-Dioulasso.
Félix Koffi AMETEPE (Journal du Jeudi)
Inforoutes : ECONOMIE
Le Burkina expérimente la cyber-entreprise
( le 29/09/05)
Créée en septembre 2002 et fonctionnelle
depuis 2004, la Maison de l'Entreprise du Burkina Faso (MEBF) est la concrétisation
des opérateurs économiques du Burkina Faso de disposer d'un
centre moderne de services intégrés aux entrepreneurs, promoteurs,
associations ou groupements professionnels intervenant dans le secteur
privé. Elle se positionne comme la principale interface entre les
administrations, les institutions d'appui au secteur privé et les
prestataires de services en matière d'information économique.
En tant que telle, elle ajoute une nouvelle corde à son arc en
initiant un service de Cyber-entreprise dont l'ambition est de connecter
le Burkina aux réseaux mondiaux de bases de données essentielles
et stratégiques pour l'épanouissement des entrepreneurs
dans un contexte de mondialisation et de globalisation.
Admis en décembre 2004 à l'AGOA (African Growth an Opportunity
Act), le mécanisme qui ouvre sans taxe le marché américain
aux produits made in Burkina Faso, le Pays des Hommes intègres
s'est hissé au rang des Etats qui veulent tirer leur épingle
du jeu de l'économie mondiale. Du moins, en étant choisi
parmi tant d'autres comme un challenger officiel sur le marché
du pays de l'Oncle Sam, les autorités burkinabè ont ressenti
une sorte d'appel à mieux faire, à aller plus loin.
C'est dans la quête des voies et moyens de l'excellence en matière
d'entreprenariat que le projet de Cyber-entreprise a été
initié à la Maison de l'Entreprise comme une plate de connexion
aux plus prestigieuses bases de données du monde sur l'information
économique. Une réflexion engagée par le Gouvernement
burkinabè avec des partenaires au développement que sont
le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'Organisation
Mondiale du Commerce (OMC), le Centre de Commerce International (CCI)
et la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement
(CNUCED) va permettre d'installer à partir de fin août 2005
au siège de la MEBF, sis au 132, Avenue de Lyon, à Ouagadougou,
un centre de recherche, d'information et de documentation sur les données
économiques et réglementaires sur le commerce international,
la recherche de financement, de partenariat, de produits, de marchés,
etc.
Cette maillon étant considéré comme le ventre mou
de la chaîne d'accompagnement des opérateurs économiques,
le projet Cyber-entreprise se propose de renforcer les capacités
des adhérents de la Maison de l'Entreprise par la mise à
leur disposition d'ordinateurs d'accès, d'une connexion à
haut débit et d'un arsenal des technologies de l'information et
de la communication (NTIC) que sont le webcam, le scanner, la photocopieuse,
Ce matériel devrait permettre aux entrepreneurs burkinabè
de traiter et d'envoyer des informations à des partenaires à
l'extérieur, mais également d'accéder aux sources
d'informations les plus utiles, actuelles et stratégiques.
Ainsi, grâce à la Cyber-entreprise le Burkina va servir de
point focal en matière d'informations sur les bases de données
du PNUD, de l'OMC, de la CNUCED et du CCI. En plus de cette mission, la
Maison de l'Entreprise héberge également le centre de ressources
AGOA pour l'Afrique de l'Ouest. Un centre qui a pour vocation de traiter,
de stocker et de dispatcher à partir de Ouagadougou, des informations
sur les opportunités d'affaires relatives à l'AGOA en collaboration
avec le siège régional basé à Accra au Ghana.
Comme avec le projet Cyber-Entreprise c'est l'entreprenariat burkinabè
entre de plain-pied dans l'ère des TIC, mais le chemin qui conduit
à la maîtrise de ces enjeux par le plus grand passera nécessairement
encore par la sensibilisation et la formation. Avec plus 500 adhérents
dont 400 entreprises individuelles et 100 associations professionnelles,
ce n'est pas du pain qui manque sur la planche de la Maison de l'Entreprise
du Burkina Faso.
Félix Koffi AMETEPE
Inforoutes : EDUCATION
DES FILLES
Pour que les sciences se conjuguent à la mode Ntic
( le 29/09/05)
La 6e édition du désormais traditionnel
Camp scientifique à l'intention de 36 jeunes filles de 11 pays
d'Afrique de l'Ouest et de Maroc, tenue du 23 juillet au 13 août
2005 à Ouagadougou a ouvert aux Nouvelles technologies de l'information
et de la communication (Ntic), une fenêtre qui veut apporter une
nouvelle corde à l'arc des stratégies d'éducation
pour une égalité de chances dans l'accès aux matières
scientifiques.
Pendant 10 jours, collégiennes et lycéennes des classes
1ère originaires de Burkina Faso, Bénin, Côte d'Ivoire,
Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger,
Sénégal, Tchad, Togo et de Maroc ont été conviées
à la 6e édition du Camp scientifique. Une session extraordinaire
qui se veut un cadre de recyclage et de relèvement du niveau des
meilleures filles dans les matières scientifiques telles mathématiques,
sciences physiques et sciences de la vie et de la terre.
En choisissant le thème de l'"Utilisation des technologies
de l'information et de la communication dans l'apprentissage" pour
chapoter les activités didactiques et pédagogiques du 6e
Camp scientifique pour les jeunes africaines, les promoteurs de cette
initiative volontariste au profit de la majorité marginalisée
du système éducatif africain, ont voulu non seulement innover,
mais délivrer un double message.
D'une part, ce choix traduit la volonté des organisateurs à
conjuguer désormais le renforcement des capacités des bénéficiaires
dans les matières scientifiques à la maîtrise du langage
des Ntic. Mais au-delà de la simple familiarisation de ces outils
à la mode, les promoteurs du Camp scientifique ont voulu montrer
que "le retard que l'on cherche à combler peut être
accéléré grâce à un apport extraordinaire
des Ntic". C'est du reste, l'enseignement qui a transparu des termes
de références de l'édition 2005 de ce camp qui s'impose
lentement mais sûrement comme une référence en Afrique
et particulièrement au Burkina Faso où il a été
créé depuis 2001, un Centre international de formation des
filles et des femmes en Afrique (CIEFFA).
D'autre part, la conjugaison des Ntic aux traditionnelles matières
scientifiques brise cette frontière qu'un certain programme académique
a établi entre l'apprentissage des deux catégories de disciplines.
Au cours de la formation, les jeunes filles ont été amenées
à se familiariser par exemple avec la Bureautique, notamment en
créant des cartes conceptuelles pour faciliter l'apprentissage
des leçons. Une manière très efficace de gagner du
temps et de l'énergie pour ne citer que celle-là. Ensuite,
en montrant que les Ntics peuvent alléger l'apprentissage des leçons
-celles des matières scientifiques et autres-, la 6e édition
du camp donne aux bénéficiaires une arme supplémentaire
non négligeable.
Du coup, cette activité faire d'une pierre deux coups. Le camp
scientifique pour les jeunes filles des lycées et collèges
d'Afrique apporte une contribution intéressante la recherche des
voies et moyens pour la résolution de la fracture numérique
pour laquelle le réseau Genre et NTIC a établi que dans
6 pays que sont le Burkina Faso, le Bénin, le Cameroun, le Mali,
la Mauritanie et le Sénégal, "les femmes ont globalement
un tiers de chances en moins que les hommes pour accéder aux NTIC".
L'accès étant aussi conditionné par une compréhension
des enjeux, il est indéniable qu'une jeune fille dont la formation
de base intègre les Ntic ne peut volontairement pas se mettre en
marge des avantages que celles-ci peuvent lui procurer au cours de son
apprentissage et après dans sa vie active.
En décidant à l'issue de la 6e édition du Camp de
passer le témoin de l'organisation au CIEFFA, les initiateurs de
ce projet s'inscrivent résolument dans la durée et il faut
espérer que les retombées fassent tache d'huile pour susciter
d'autres actions en faveur de la réduction de la double fracture
scientifique et numérique.
Félix Koffi AMETEPE (Journal du Jeudi)
MEDIAS : Appel à
candidatures: formation de journalistes spécialisés en NTIC
( le 18/04/05)
Les médias ouest-africains et
les enjeux des nouvelles technologies de l'information et de la communication
(NTIC)
Le Centre National de Presse Norbert Zongo en
partenariat avec le Réseau des Journalistes pour les Droits de
l'Homme (RJDH) du Niger, l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) et
le Fonds Francophone des Inforoutes (FFI), organise du 18 au 22 juillet
2005 un atelier de formation sur " Les médias ouest-africains
et les enjeux des nouvelles technologies de l'information et de la communication
(NTIC) ".
De nos jours, les NTIC sont des outils reconnus dans le processus de
développement. Au-delà de leurs usages, ils représentent
des enjeux citoyens. Le service universel, la gouvernance d'Internet,
la protection de la vie privée, les brevets logiciels, la diversité
linguistique, les droits de propriété intellectuelle sont
autant d'enjeux - parmi d'autres - qui ont des conséquences très
concrètes sur le développement des activités économiques,
politiques, sociales et culturelles, à toutes les échelles,
y compris pour les groupes et les individus n'ayant pas accès à
ces technologies.
Ces enjeux sont débattus au sein d'instances spécialisées
locales, nationales ou internationales. Mais pour que le citoyen puisse
comprendre ces enjeux qui détermineront sa place dans la société
de l'information, il est nécessaire que les médias relaient
l'information adéquate concernant ces Nouvelles Technologies. Dans
de nombreux pays, les médias (programmes télévisuels
ou radiophoniques dédiés, revues spécialisées,
suppléments, rubriques et/ou articles NTIC de la presse écrite)
jouent un rôle d'appui à la démocratisation des débats
du domaine des NTIC.
A cet effet, l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) a initié
le projet " Les médias ouest-africains et les enjeux des NTIC
" financé par le Fonds Francophone des Inforoutes (FFI).
Lieu de la formation : Centre National de Presse Norbert Zongo
(CNP-NZ) sis à Gandin Petit Paris à Ouagadougou.
Résultats
Au terme de la formation sur " Les médias ouest-africains
et les enjeux des NTIC", les journalistes bénéficiaires
auront approfondi leur connaissance du thème, amélioré
leur capacité à le traiter et à produire des articles
de qualité.
Des formations identiques auront lieu dans 5 autres pays (Burkina Faso,
Mali, Niger, Sénégal, Togo). Les participants à ces
formations constitueront ensuite un réseau en vue de la poursuite
des échanges sur les enjeux des NTIC.
Public attendu : les journalistes exerçant régulièrement
dans un organe de la presse écrite et souhaitant se spécialiser
dans les TIC. Dix (10) candidatures seront retenues. Une attention particulière
sera portée aux candidatures féminines.
Les journalistes retenus pour l'atelier national de 2005 seront d'office
présélectionnés pour un atelier complémentaire
qui se tiendra en 2006.
Il est également prévu, un atelier régional d'ici
fin 2005 où les deux (2) meilleurs participants pour chaque pays
y prendront part.
Contenu de la formation : coordonnée par un animateur doté
d'une bonne connaissance pédagogique et une expérience en
gestion de groupe, en plus de connaissance de la thématique, la
formation est proposée sur 5 jours et organisée selon les
thématiques suivantes:
Thème 1 : Ecrire sur les NTIC
- qu'est ce que les NTIC ? Pas seulement Internet.
- Qu'est ce que le journalisme spécialisé sur les NTIC ?
S'agit-il d'un journalisme différent des autres ?
- Les contraintes et les opportunités
- L'éthique et la déontologie du cyber-journaliste
- Comment trouver des sources d'informations ?
- Maîtriser les techniques pour pouvoir en parler
Thème 2 : NTIC et lutte contre la pauvreté
- le rôle des NTIC dans l'économie : la production, le commerce,
- le rôle des NTIC dans les services : santé, éducation
- le rôle social des NTIC : les diasporas
- le rôle culturel des NTIC : patrimoine culturel, droits de propriété
intellectuelle,
- les politiques nationales de communication et les stratégies
de lutte contre la pauvreté.
- Le service universel : les NTIC pour tous ou seulement pour la capitale
?
Thème 3 : NTIC et démocratie
- les NTIC comme média
- le rôle des NTIC dans les élections
- le gouvernement en ligne
- la décentralisation appuyée par les NTIC
- NTIC et diaspora
- le professionnalisme des journalistes : le danger des sources Internet,
les pièges à éviter
Thème 4 : Préparation du Media dialogue
Ces sessions théoriques seront renforcées par des travaux
pratiques sur les enjeux des TIC.
Dossier de candidature
- un curriculum vitae
- une lettre de motivation
- un article inédit de 1500 caractères sur la thématique
des NTIC
- un engagement à participer de façon assidue à l'atelier.
Les dossiers sont reçus tous les jours ouvrables de 8h30 à
12h30 au Centre National de Presse Norbert Zongo et peuvent aussi être
envoyés fichier joint directement à l'adresse électronique
suivante : cnpnz@cnpress-zongo.net
La date limite de dépôt est fixée au 30 juin 2005
Ouagadougou le 13 juin 2005
Le Président
Justin COULIBALY
MEDIAS : Le Centre
national de presse Norbert Zongo forme les journalistes aux NTIC
( le 18/04/05)
Le Centre national de presse Norbert Zongo vient
d'initier une série de formations en informatique et aux NTIC au
profit des journalistes du Burkina Faso.
Chacun sait que dans le journalisme, la plume est en train de perdre considérablement
du terrain au profit du clavier. L'ordinateur est en effet devenu un précieux
outil de travail très prisé par les hommes de média.
Seulement, à l'image de la liberté de la presse qui ne s'use
que lorsqu'on ne s'en sert, l'ordinateur n'est utile que lorsqu'on sait
s'en servir. Alors qu'au Burkina Faso, c'est à ce niveau que le
bât blesse car ceux qui maîtrisent l'outil informatique ne
courent pas les rues. Et nombre de profanes en la matière sont
(hélas) encore tapis dans les rédactions. Si ces journalistes
sont des virtuoses de la plume ou des as du micro, ils passent en révanche
pour des analphabètes du clavier. Ce qui n'est pas sans causer
des préjudices énormes à ces confrères qui
sont le plus souvent limités dans leur rendement.
Le Centre national de presse Norbert Zongo qui semble avoir pris la mesure
du problème s'est efforcée de lui trouver une solution.
C'est ainsi qu'il vient d'organiser une série de formations en
informatique et aux NTIC au profit d'une trentaine de journalistes. Cette
formation a été dispensée en trois sessions dans
les locaux de la salle d'informatique du centre national de presse Norbert
Zongo à Ouagadougou.
La première session s'est déroulée du 3 au 5 février
2005 et a concerné les membres des associations professionnelles
des médias. La deuxième session qui s'est tenue du 10 au
12 février 2005 a été réservée aux
journalistes de la presse écrite. Quant à la troisième,
tenue du 17 au 19 février dernier, les journalistes de l'audiovisuelle
en étaient les bénéficiaires.
Chaque groupe a donc eu droit à des modules de formation de soixante
douze heures au cours desquelles les participants se sont familiarisés
avec l'outil informatique. La saisie des documents, la " découverte
" de l'Internet et ses potentialités, la navigation sur un
site internet, les techniques de recherche d'information sur le net avec
l'aide des moteurs de recherche, l'utilisation du scanner etc. ont constitué
le menu de cette formation dispensée par MM. Abdoulaye Diallo(
webmaster du centre de presse Norbert Zongo) et Cheriff Sy. Les participants
aux différentes sessions n'ont pas caché leur satisfaction
d'avoir été initiés en l'espace de quelques heures
à l'utilisation de l'ordinateur. En effet, certains qui au départ
savaient à peine manier la souris étaient pratiquement devenus
des experts à la fin.
Les formateurs ont beaucoup insisté sur le fait que les initiés
doivent constamment s'exercer pour ne pas perdre la main et partant, les
acquis. Cette formation a été possible grâce à
l'appui et au concours de l'Institut Panos Afrique de l'ouest à
travers son programme " Site média ".
Touwendinda Zongo Journaliste à Bendré
Touwendzongo2002@yahoo.fr
MEDIAS
: RFI étend sa zone de couverture au Burkina
( le 18/04/05)
Radio France Internationale (RFI) dispose désormais
de cinq fréquences au Burkina Faso. A
la faveur de la XIXè édition du festival panafricain de
cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO),
RFI a procédé à l'extension de sa zone de couverture
au Burkina Faso.
En effet, le 3 mars 2005, pendant que le FESPACO battait son plein, le
président du (CSI) Conseil Supérieur de l'Information M.
Luc Adolphe Tiao, et le Secrétaire Général de RFI
M. Jean Claude Benoît ont procédé à la signature
d'une nouvelle convention octroyant 3 nouvelles fréquences à
cette radio. Ces trois nouvelles fréquences concernent les villes
de Koudougou, de Banfora et de Ouahigouya. A Koudougou une ville située
au centre ouest de la capitale, RFI émet depuis le 4 mars dernier
sur 93 FM. A Banfora, ouest du pays, elle émettra sur la fréquence
de 91.5 F.M. tout comme elle le fera à Ouahigouya (nord) sur la
94.3 FM. L'ouverture de ces trois nouvelles fréquences porte à
cinq le nombre de relais dont dispose RFI pour diffuser ses programmes
en français dans ce pays.
Ouagadougou et Bobo Dioulasso ( les deux plus grandes villes du pays
des hommes intègres) recevaient déjà RFI en FM depuis
respectivement 1993 et 1995.
Le Sécrétaire général de la radio M. Jean
Claude Benoît a rassuré que sa structure refuse de s'inscrire
dans une logique concurrentielle avec les radios locales ; mais qu'elle
entend simplement participer à la diversité des médias
audiovisuels qui du reste est une réalité au Burkina. Il
faut noter que la diffusion des émissions de RFI dans ces villes
" conquises " se fera grâce à la collaboration
technique de la radio nationale du Burkina
Pourquoi avoir porté son dévolu sur ces villes pour étendre
sa couverture alors que le pays en compte plus d'une soixantaine ? "
Nous avons été guidé par le critère démographique
" avoue le SG de la radio.
Le président du CSI, M. Luc Adolphe Tiao a saisi l'occasion pour
inviter cet organe qui distille ses émissions depuis Paris de faire
en sorte que ses émissions soient toujours traitées avec
rigueur. Il a en outre sollicité sa contribution éventuelle
pour alimenter le fonds de soutien aux médias que son institution
entend dégager très prochainement, et ce, après avoir
souhaité que sa contribution participe à une compétition
pacifique lors des futures échéances électorales
notamment la présidentielle et les municipales. Créée
en janvier 1975, cette radio érigée en société
indépendante depuis 1986 et qui revendique aujourd'hui quarante
millions d'auditeurs dans le monde vient ainsi de porter à 133
le nombre de ses relais disséminés à travers le monde.
La moitié de ces fréquences se trouvent en Afrique mais
le Maghreb demeure la zone où l'implantation de RFI est encore
faible. Seule Nouakchott est dotée d'un relais. C'est dire que
les ondes courtes (OC) demeurent la seule alternative pour nombre d'auditeurs.
Par Touvendinda Zongo, Journaliste à Bendré
touwendzongo2002@ yahoo.fr
MEDIAS
: Remise du 7é rapport du CSI: Les médias à la loupe
( le 26/01/05)
Le Conseil supérieur de l'information
(CSI), l'organe de régulation des médias au Burkina, a remis
le 9 décembre dernier son 7é rapport annuel au président
du Faso, Blaise Compaoré.
Le rapport du CSI instauré depuis 1995 vise à rendre compte
en particulier de la vie des médias sur le territoire national,
de la gestion des fréquences radioélectriques, des difficultés
des médias privés, et de certaines pesanteurs qui limitent
l'efficacité de la régulation de l'information au Burkina
Faso.
Selon les statistiques du CSI, le paysage médiatique est composé
de 72 sociétés de radios, 4 quotidiens, deux bihebdomadaires,
quinze hebdomadaires, 2 bimestriels, 17 mensuels, 61 publications spécialisées
et trois télévisions. En effet, le travail fait par ces
médias en 2003 reste dominé par la crise ivoirienne, l'incendie
du marché Rood Woko, la scission dans l'ADF/RDA, les journées
des groupes parlementaires, les congrès des partis politiques,
et les activités des institutions républicaines et de la
société civile etc.
Au titre des sanctions, le CSI par la voix de son président Luc
Adolphe Tiao dit avoir procédé à des saisines, et
auto saisines, et des mises en demeure : " à l'encontre d'organes
de presse écrite et audiovisuels suites à divers manquements
à la loi, à l'éthique, à la déontologie
et aux dispositions des cahiers de charges et de missions ".
Au titre des propositions, le président Tiao a émis le vu
que la prochaine révision du code de l'information prenne en compte
certaines dispositions :
- La protection des journalistes aux sources d'informations et aux lieux
des différentes manifestations et cérémonies politiques,
- La suppression des peines d'emprisonnements des journalistes pour des
crimes autres que ceux relatifs à l'incitation à la haine,
au génocide, et contre l'unité nationale etc.
En outre, le président du CSI a suggéré la création
dans les médias audiovisuels publics, des espaces de débats
contradictoires ouverts à toutes les sensibilités pour nourrir
la culture démocratique dans notre pays.
Le président du Faso dans son intervention tout en occultant la
question de la dépénalisation, a invité le CSI à
" promouvoir toute initiative qui favoriserait un développement
et un épanouissement continus et maîtrisés du paysage
médiatique national qui se traduirait par davantage de professionnalisme
dans la délicate pratique des métiers de l'information et
de la communication, et par plus de liberté et de possibilité
d'accès des citoyens aux médias ".
YOUSSOUF MINOUNGOU
MEDIAS
: Les hommes des médias à l'école de la critique
musicale
( le 26/01/05)
Le programme de soutien aux initiatives culturelles
décentralisées (PSIC) a réuni des journalistes et
communicateurs culturels du 07 au 10 décembre 2004 à Bobo-Dioulasso,
autour du thème sur la promotion musicale au Burkina.
Cet atelier fait suite à celui tenu à Gaoua en mars 2004
visait comme objectifs la mise à la disposition des hommes de médias
des outils leur permettant d'apprécier les uvres et spectacles
musicaux.
En effet, plusieurs communications ont été données
pour meubler le contenu de la formation :
- Aperçu général sur la théorie musicale,
Abbé Joanny Sanou, musicien,
- Le processus de création d'une uvre musicale, Désiré
Traoré, musicien,
- Analyse critique d'une uvre musicale, Oger Kaboré, chercheur
au CNRST,
- Analyse d'un spectacle musical, Salaka Sanou, enseignant au l'Université
de Ouagadougou,
- La promotion musicale au Burkina : Données générales,
Boureima Djiga, communicateur culturel
- La promotion musicale au Burkina : l'expérience de Djongo Diffusion,
Bil Aka Kora, musicien,
- La promotion musicale au Burkina : l'expérience de Seydoni production,
Emmanuel Traoré, directeur de Seydoni Burkina.
Autour de ces communications des échanges entre les participants
ont permis de faire le tour des problèmes liés à
la promotion musicale au Burkina Faso.
Ils ont reconnu d'une part qu'il y a une évolution qualitative
et quantitative de la production musicale. D'autre part, il reste que
beaucoup d'uvres pèchent par un manque d'originalité
et de rigueur dans le travail des musiciens qui sont toujours pressés
de faire sortir des albums.
Pour ce qui concerne la critique des uvres, il est impératif
d'instaurer une culture de critique dans le milieu musical parce que la
critique reste mal comprise par les artistes et les producteurs. Pourtant,
la critique n'a pour objectif que la recherche de l'excellence dans le
travail. Par conséquent, le PSIC a promis d'organiser d'autres
ateliers à l'intention des autres acteurs pour faire comprendre
ces aspects de la critique.
Les journalistes et communicateurs culturels réunis à Bobo
ont mis en place l'Union des journalistes et communicateurs culturels
du Burkina afin de jouer leur partition à la promotion des artistes
et de la musicale nationale. La structure composée de 11 membres
est dirigée par Boureima Djiga, communicateur culturel à
la Radio Télévision du Burkina.
YOUSSOUF MINOUNGOU
Sixième
anniversaire du drame de Sapouy:
L'affaire Norbert Zongo en l'état
( le 26/01/05)
" Les anniversaires se suivent et se ressemblent
", c'était le titre de l'éditorial du journal Le Pays
du lundi 13 décembre 2004. En effet, cela fait 6 ans déjà
que Norbert Zongo alias Henri Sebgo, directeur de publication du journal
L'Indépendant et trois de ses compagnons ont été
retrouvés brûlés dans leur camion sur la route de
Sapouy.
Pour la commémoration de ce sixième anniversaire, le Collectif
contre l'impunité a convié ses militants et sympathisants,
les patriotes et démocrates dans la matinée à un
dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes de Norbert Zongo
et de ses compagnons d'infortune.
Sur la tombe de Norbert Zongo, l'Association des journalistes du Burkina
a ouvert le bal des discours par son secrétaire général
Tiergou Pierre Dabiré. Elle s'est engagée à continuer
l'uvre entreprise par Norbert Zongo pour plus de liberté
de presse au Burkina.
Après cette allocution, le président du Collectif, Halidou
Ouédraogo a pris la parole pour relever que le président
du Faso n'a pas évoqué l'affaire Norbert Zongo dans son
adresse à la nation le 11 décembre mais le " pays réel
" n'oubliera jamais.
La deuxième étape de la commémoration était
le meeting convoqué à la place de la Nation. Le premier
à prendre la parole était Bertrand Médah, la porte
parole des étudiants, qui dans son intervention a fustigé
la mise en place par le gouvernement d'une police universitaire et le
manque d'infrastructures.
Quant au représentant du G14, Norbert Tiendrébeogo, il a
dénoncé la corruption et la gabegie qui minent le pouvoir.
Pour le représentant des syndicats, Tolé Sagnon sa préoccupation
s'est orientée sur l'augmentation des prix des hydrocarbures et
de l'électricité. Il a rappelé que les centrales
syndicales crieront leur ras de bol le 18 décembre par une marche-
meeting à Ouagadougou et dans tout le pays.
La dernière intervention a été celle du président
du Collectif qui a encore rappelé les blocages dans l'affaire Norbert
Zongo en ces termes : " Le juge Wenceslas Ilboudo a choisi de faire
le mort et il est accompagné dans son sommeil par l'institution
judiciaire ".
Par conséquent après cinq ans d'investigation, il n'a inculpé
que l'Adjudant Marcel Kafando depuis le 2 février 2001. D'ailleurs,
celui-ci n'est pas à même de répondre aux questions
du juge parce qu'il est malade.
YOUSSOUF MINOUNGOU
MEDIAS
: Radio Nostalgie s'installe.
( le 08/12/04)
Le paysage médiatique burkinabé vient d'enregistrer
l'arrivée d'une nouvelle radio. Il s'agit de Radio Nostalgie Ouaga
qui a procédé à l'inauguration et au lancement officiel
de ses activités le vendredi 24 septembre 2004.
" Nostalgie Ouaga la Légende. " Ce label est désormais
familier de certains auditeurs de la capitale Burkinabé. En effet,
depuis décembre 2003, cette radio émet sur la fréquence
de 94.4 FM. A partir du quartier de Koulouba. Le vendredi 24 septembre
dernier, elle a procédé au lancement officiel de ses activités.
La cérémonie de lancement présidée par le
conseillé technique du ministère de l'information M. Seydou
Dramé a eu lieu dans les locaux de la radio sis sur l'avenue Houari
Boumedienne. Cette radio qui dispose d'un studio de production numérique,
d'un studio de diffusion entièrement numérique et d'un émetteur
de 400mhz couvre actuellement un rayon d'une quarantaine de kilomètres
au tour de Ouagadougou. Selon ses promoteurs, notamment son directeur
général M. Serges Ouédraogo, Nostalgie Ouaga qui
" n'a pas été créée pour faire de la
figuration " s'engage aux côtés des populations de Ouagadougou
à devenir un " outil de communication fiable, de proximité,
dans leurs besoins d'instruction, d'éveil et de distraction. "
Et ce à travers un format de programmes d'informations et de divertissement.
En rappel, la nouvelle venue qui est une radio commerciale privée
est affilée à Nostalgie Afrique qui elle même est
une composante du groupe énergie basée en Europe. Déjà
présente dans plusieurs capitales africaines, Radio Nostalgie a
en projet de couvrir à moyen terme, toute la province du Kadiogo
ainsi que les villes voisines dans un rayon d'environ 100 kilomètres.
Touwendinda ZONGO
touwendzongo2002@yahoo.fr
Médias
et VIH /SIDA: Une implication des responsables à la lutte
( le 08/12/04)
Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre
le sida et les IST (SP/CNLS-IST) en collaboration avec l'ONUSIDA a organisé
le jeudi 21 octobre dernier au RELAX Hôtel un séminaire de
formation à l'intention des responsables des médias et les
membres des réseaux de communication sur " le leadership et
les actualités VIH /sida en relation avec les objectifs du millénaire
".
Les médias au Burkina ont toujours joué et continuent de
jouer un grand rôle dans la sensibilisation et l'information des
populations sur la pandémie du siècle. C'est fort de ce
constat que les structures en charge de la coordination de la lutte entendent
mettre à contribution les médias dans l' adoption de nouveaux
comportements par rapport au VIH /SIDA. Mme Geneviève Slah-SUE,
présidente du groupe thématique VIH /sida de l'ONUSIDA peint
la situation en ces termes "La communication est incontournable dans
la réussite de la lutte contre le VIH/SIDA,les médias au
Burkina ont joué un rôle particulier dans cette lutte en
donnant l'information aux populations par la publication régulière
d'articles, de reportages, la diffusion de messages vers les lecteurs,
les auditeurs, etc. Les acquis et les avancées en matière
d'information ne doivent pas nous faire oublier que l'adoption de nouveaux
comportements par rapport au VIH/SIDA tardent à se mettre en place
".
En effet, le fossé reste toujours grand entre le niveau d'information
des populations et le changement de comportement. Pour renverser cette
tendance, les médias restent indispensables.
Au cours du séminaire, les participants ont échangé
autour des thèmes tels que : la politique nationale de lutte contre
le sida, le VIH/SIDA et les droits humains, le leadership, la communication
et la lutte contre le sida etc.
Pour plus de partenariat avec les médias, le SP/CNLS-IST a contribué
en mars 2002 à la mise en place d'un réseau des journalistes
burkinabè de lutte contre le Sida (RJBLS) afin d'aider les hommes
des médias à offrir des informations pertinentes et d'actualité
au public. La même structure a fait dons de matériels à
certains organes de presse en juillet 2003.
Youssouf Minoungou
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