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Actualités


Inforoutes : e-COMMERCE

Producteurs agricoles et commerçants enfin à l'école d'Internet

( le 29/09/05)

Pour que les producteurs agricoles et les commerçants du Burkina ne restent pas sur le bas-côté des inforoutes où se mènent désormais les grands jeux du commerce international, le projet MISTOWA des Réseaux régionaux de systèmes d'informations sur les marchés agricoles et les organisations des commerçants en Afrique a entrepris de les initier à l'utilisation des outils qu'offre Internet. La deuxième phase de ce programme de formation s'est achevée le 11 août 2005 à Bobo-Dioulasso.

Après les producteurs et les commerçants de la région du Centre et du Nord du 26 au 29 juillet à Ouagadougou, ce fut au tour de ceux du Sud et de l'Ouest d'aller à l'école du commerce international sur Internet. L'objectif fondamental de cette école itinérante ouverte en 4 jours par le projet MISTOWA est d'amener les participants à se servir de l'ordinateur et des possibilités qu'offre Internet en matière d'informations et d'opportunités pour le commerce.
Conçu par le Centre international pour la fertilité des sols et du développement agricole (IFDC), le projet MISTOWA est parti du constat que dans les différents pays de l'Afrique de l'Ouest, les organisations de producteurs agricoles et commerçants travaillent de façon cloisonnée et communiquent très peu entre elles. Toutes choses qui ne leur permettent pas d'échanger des informations sur les marchés et d'unir leurs efforts afin d'améliorer leurs affaires. Des études menées par d'autres ONG ont par ailleurs montré que les paysans burkinabè ont aussi des problèmes d'accès aux connaissances sur les meilleures pratiques de production. A cela s'ajoute l'ignorance des stratégies de marketing.
Dans la recherche des moyens pour briser ce cercle vicieux qui plombe l'épanouissement du monde agricole, le projet MISTOWA a identifié Internet comme une source d'informations et d'échanges qui permet de vaincre les limites du temps et de l'espace. Grâce aux sessions de formation, les bénéficiaires devraient de retour dans leurs organisations respectives être capables de servir des ressources contenues sur les sites www.mistowa.org et www.wa.agri-trade.net. A l'issue du processus de formation des organisations de producteurs agricoles et commerçants de la sous-région, le projet envisage de mettre au point un marché virtuel pour la promotion du commerce agricole.
En aval, cette plate-forme devrait permettre de lutter plus efficacement contre l'insécurité alimentaire récurrente en Afrique de l'Ouest grâce à une information en temps réel sur la disponibilité des produits. Car, en plus de l'accroissement et de l'efficacité des services et systèmes d'information de marché, le projet MISTOWA œuvre également à l'amélioration des capacités des organisations de producteurs et de commerçants et à la création d'un environnement propice au commerce en Afrique de l'Ouest. Il est financé par le programme de l'USAID pour l'Afrique dénommé WARP.
Avec la formation des membres d'organisations burkinabè, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre aux producteurs et commerçants, mais également un défi: celui de connecter le monde rural aux réseaux mondiaux d'information en vue de lui permettre de profiter de nouveaux savoirs et savoir-faire, mais également d'accéder, en toute connaissance de cause, au marché mondial. C'est peut-être aussi le début de la réalisation d'un pan du plan d'action de la 2e conférence du Sommet mondial pour la société mondial de l'information (SMSI): "Assurer la diffusion systématique, au moyen des TIC, d'informations sur l'agriculture, l'élevage, la pêche, la sylviculture et l'alimentation afin de faciliter l'accès à des connaissances et à des informations complètes, à jour et détaillées, en particulier dans les zones rurales".

Félix Koffi AMETEPE, Journal du Jeudi


Inforoutes : MONDE RURAL ET NTIC
Tanghin Dassouri franchit le pas de l'électrification

( le 29/09/05)

Considérée comme la porte d'entrée du monde rural dans l'ère des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), la bataille de l'électrification fait son petit bonhomme de chemin au Burkina Faso. Le 9 août 2005, les autorités gouvernementales ont posé l'acte fondamental qui ouvre les portes de la société de l'information à Tanghin-Dassouri, une commune rurale située à 25 Km à l'ouest de Ouagadougou la capitale.

"Nous n'irons plus à Ouaga pour les photocopies de papiers. Nous pouvons suivre la télévision nationale en continue". Cette exclamation du représentant des 120 premiers abonnés à l'électricité en dit long sur la nouvelle ère qui s'ouvre aux habitants de Tanghin-Dassouri. Sur les avantages qu'apporte leur raccordement au réseau national, il ne va pas par quatre chemins. "Vous le savez mieux que moi, là où il y a l'électricité, il y a le développement", a-t-il renchéri au cours de la cérémonie officielle d'inauguration des infrastructures présidée par Abdel Kader Cissé, ministre des mines, des carrières et de l'énergie.
Lancée le 20 mai 2004, l'électrification de cette localité, constitue selon le ministre, "le fruit de l'effort conjugué d'une population dynamique regroupée au sein de sa coopérative d'électricité, du gouvernement du Royaume de Danemark, le principal bailleur de fonds. Tanghin-Dassouri bénéficie ainsi de 16,6 Km de lignes haute et basse tension; de 2 postes de transformation et d'un poste de comptage haute tension. Les investissements bruts sont estimés à quelque 131,7 F CFA dont les 60% sont une subvention tandis que les 40% sont remboursables en 10 ans avec 3 ans de différé sans intérêt.
Tanghin-Dassouri est la 7e localité à être électrifiée en cette année 2005; 6 autres centres l'ayant été entre 2003 et 2004 dans le cadre d'un projet d'électrification des 60% zones rurales à l'horizon 2015. Par ailleurs une soixantaine de localités sont inscrites dans un autre projet de pré électrification au scolaire.
S'il est vrai que le déclic du développement passe par l'électrification, les populations rurales n'ont pas encore les moyens d'assurer les charges de l'abonnement. Sur les 350 abonnés escomptés à Tanghin-Dassouri, ce sont seulement 120 qui ont été raccordés. Ce qui ne permet pas encore de disposer d'une masse critique nécessaire pour fléchir le prix du KWh fixé pour le moment à 155 F CFA. En attendant, ce sont de nouvelles activités telles les cybercafés, les télécentres avec photocopieuses et autres centres de loisirs qui s'offrent aux populations. C'est le vœu le plus cher de Bouréima Sawadogo, président de la coopérative Veenem Pabak qui assure la gestion et de l'exploitation du système électrique. "Profitons de cette lumière pour fédérer nos différentes énergies et faisons en sorte que dans quelques deux ou trois, des changements socio-économiques substantiels soient visibles dans notre ville", a-t-il souligné.

Félix Koffi AMETEPE, Journal du Jeudi


Inforoutes : e-GOUVERNANCE
Le Burkina se vend sur DVD-ROM

( le 29/09/05)

Avec une cinquantaine de ministères et institutions qui s'affichent sur Internet, une dizaine de sites pour le compte des institutions financières et assurances et une douzaine pour les organisations non gouvernementales (ONG) et institutions impliquées dans la promotion des Nouvelles technologies de l'information et de communication (NTIC), les TIC s'imposent lentement mais sûrement dans l'environnement administratif, économique et socioculturel au Pays des Hommes intègres. La dernière empreinte en date est le lancement, le 3 août 2005, d'un DVD-ROM pour vendre les potentialités économiques du Burkina à l'internationale.

Pays enclavé, mal loti par la nature, le Burkina Faso n'affiche pas moins de grandes ambitions pour sortir de ce cercle vicieux. Ainsi, le gouvernement a-t-il initié en 2001 un concept de communication intitulé: "Investir au Burkina: un pôle émergent en Afrique de l'Ouest" en vue de mettre à la disposition d'investisseurs virtuels des informations utiles et nécessaires sur les potentialités économiques et administratives du pays. Le coût d'une telle campagne de communication étant généralement hors de portée par les voies traditionnelles de relations publiques, le Premier ministère a choisi d'innover à travers la réalisation d'un DVD-ROM interactif. Ainsi, fait-il d'une pierre plusieurs coups.
Grâce à une coopération technique avec l'agence de communication MEDIACOM, ce sont une soixantaine d'opérateurs économiques privés et l'ensemble des services de l'Administration publique que tout investisseur intéressé par les opportunités du Burkina peut consulter sur un seul et même support qu'est le DVD-ROM. Mieux, ce support offrant le précieux avantage d'être transporté partout, il confère aux informations qui y sont gravées une permanence qui va au-delà des communications traditionnelles. A travers ce DVD-ROM, le Burkina s'est doté d'une carte de visite visible partout et d'un "porte-parole permanent" qui a la possibilité d'être présent partout grâce à la "magie" de l'informatique.
Conçu en français et en anglais, le DVD-ROM vise un public cible au-delà des partenaires traditionnels du Burkina. Avec un contenu qui allie texte, images et séquences vidéo et des liens hypertextes, il a mis tous les atouts pédagogiques et esthétiques de son côté pour conquérir le plus grand nombre. Loin d'être un support figé dans le temps, il se veut, selon la Secrétaire générale du Premier ministère, Mme Véronique Tiemtoré, un outil d'information et de communication permanente mais dont le contenu sera actualisé tous les ans.
Pour sa première édition, le DVD-ROM "Investir au Burkina: un pôle émergent en Afrique de l'Ouest" présente des données sur l'histoire, la géographie, la démographie et les atouts sociopolitiques du Burkina. On y trouve également des informations sur les caractéristiques économiques, l'environnement des affaires, le cadre juridique, les mesures incitatives, sans oublier les priorités de développement, les opportunités d'investissement, les grands projets structurants du secteur public et privé ainsi que la liste représentative des partenaires et projets en cours d'exécution dans le pays. En associant à la réalisation du DVD-ROM des opérateurs économiques privés, le Premier ministère a permis à une soixantaine d'y placer leurs produits, leurs plans d'affaires, perspectives, etc.
Grâce aux multiples, formidables et pratiques possibilités d'information et de communication qu'offre le DVD-ROM, c'est un nouvel outil que le gouvernement burkinabè offre à ses 30 ambassades et consulats généraux disséminés à travers les 4 coins du globe ainsi qu'à tous ses représentants en mission à l'intérieur et à l'extérieur pour se vendre utilement.

Félix Koffi AMETEPE, Journal du Jeudi


Inforoutes : TELECENTRES PRIVES
Les promoteurs face à l'équation du professionnalisme

( le 29/09/05)

Avec quelque 600 membres sur un potentiel de 9425 télécentres privés répertoriés en juillet 2005 sur toute l'étendue du territoire burkinabè, l'Association des promoteurs de télécentres (APT) se lance un nouveau défi: la professionnalisation d'un nouveau métier qui cherche toujours ses marques, malgré le boom.

De quelques télécentres privés, il y a moins d'une décennie, le secteur privé burkinabè, comme dans plusieurs pays africains, a su tirer de la libéralisation des télécommunications, un filon d'activités génératrices de revenus. Ainsi, de 4100 points d'accès collectif au téléphone gérés par des privés en 2002, on est passé à 9425 en juillet 2005, soit une progression de plus de 50% en seulement 3 ans. Avec un chiffre d'affaires estimé à environ 800 millions par mois, les télécentres privés généreraient quelques 10 milliards de CFA par an à l'Office national des télécommunications (ONATEL), qui reste le principal et le seul fournisseur de la téléphonie fixe au Burkina. Les frais d'installation d'un télécentre s'élevant à 150.000 F CFA à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso contre 100.000 dans les autres localités, il va s'en dire que c'est une activité où circule beaucoup d'argent.
Conscients déjà en 1999 de la force économique que représente leur activité, des propriétaires de télécentres se sont constitués en une association dénommée APT ("Association des promoteurs de télécentres") qui a été officiellement reconnue le 19 avril 2000. L'organisation se propose entre autres de défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres, mais également de promouvoir et développer les activités des télécentres et créer des emplois.
S'il est vrai que les rapports entre ce nouvel acteur social de la téléphonie et son "partenaire naturel" qu'est l'ONATEL n'étaient des plus cordiaux au départ, aujourd'hui l'APT a fini par s'imposer comme un interlocuteur incontournable.
Grâce à son aura, elle est convoitée par les "nouveaux venus" de la téléphonie mobile que sont Celtel et Télécel. C'est d'ailleurs grâce à une contribution de ces deux opérateurs qu'elle a pu tenir du 29 novembre au 1er décembre 2003, la 1ère édition des Journées nationales du télécentre (JNT).
En plaçant, près que deux ans après, la 2e édition des JNT 2005 sous le thème: "Professionnalisation de l'activité de gestion de télécentre; état des lieux, handicaps, perspectives et contribution des différents acteurs", APT vise un objectif qui va au-delà de la simple fête. Il s'agit d'une part de montrer leur "force de frappe" à leurs partenaires institutionnels et techniques que sont les pouvoirs publics, les collectivités locales et les opérateurs de téléphonie -ONATEL, TELMOB, CELTEL et TELECEL-. En faisant expressément l'option de la professionnalisation de la promotion du télécentre, APT coupe court aux nombreux griefs du public par rapport aux prestations des télécentres.
L'APT prend sur elle le double défi d'engager les discussions utiles et nécessaires pour obtenir les meilleurs traitements de ses partenaires et de faire de la promotion du télécentre un "métier respectable et rentable". C'est un nouveau contrat social qui vaut la peine d'être pris dans un Burkina où le téléphone demeure encore un service de luxe.
En 2001, il était à une télédensité d'environ 1 pour 100 habitants. L'avènement de la téléphonie mobile a permis de combler sensiblement le gap. La multiplication des télécentres privés a contribuer à désenclaver pas mal d'usagers qui n'aura accès autrement au téléphone. Mais, malgré tout, la forte progression de ce nouvel outil est concentré dans les grandes agglomérations avec près de 70% à Ouagadougou et 10% à Bobo-Dioulasso.

Félix Koffi AMETEPE (Journal du Jeudi)


Inforoutes : ECONOMIE
Le Burkina expérimente la cyber-entreprise

( le 29/09/05)

Créée en septembre 2002 et fonctionnelle depuis 2004, la Maison de l'Entreprise du Burkina Faso (MEBF) est la concrétisation des opérateurs économiques du Burkina Faso de disposer d'un centre moderne de services intégrés aux entrepreneurs, promoteurs, associations ou groupements professionnels intervenant dans le secteur privé. Elle se positionne comme la principale interface entre les administrations, les institutions d'appui au secteur privé et les prestataires de services en matière d'information économique. En tant que telle, elle ajoute une nouvelle corde à son arc en initiant un service de Cyber-entreprise dont l'ambition est de connecter le Burkina aux réseaux mondiaux de bases de données essentielles et stratégiques pour l'épanouissement des entrepreneurs dans un contexte de mondialisation et de globalisation.

Admis en décembre 2004 à l'AGOA (African Growth an Opportunity Act), le mécanisme qui ouvre sans taxe le marché américain aux produits made in Burkina Faso, le Pays des Hommes intègres s'est hissé au rang des Etats qui veulent tirer leur épingle du jeu de l'économie mondiale. Du moins, en étant choisi parmi tant d'autres comme un challenger officiel sur le marché du pays de l'Oncle Sam, les autorités burkinabè ont ressenti une sorte d'appel à mieux faire, à aller plus loin.
C'est dans la quête des voies et moyens de l'excellence en matière d'entreprenariat que le projet de Cyber-entreprise a été initié à la Maison de l'Entreprise comme une plate de connexion aux plus prestigieuses bases de données du monde sur l'information économique. Une réflexion engagée par le Gouvernement burkinabè avec des partenaires au développement que sont le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le Centre de Commerce International (CCI) et la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) va permettre d'installer à partir de fin août 2005 au siège de la MEBF, sis au 132, Avenue de Lyon, à Ouagadougou, un centre de recherche, d'information et de documentation sur les données économiques et réglementaires sur le commerce international, la recherche de financement, de partenariat, de produits, de marchés, etc.
Cette maillon étant considéré comme le ventre mou de la chaîne d'accompagnement des opérateurs économiques, le projet Cyber-entreprise se propose de renforcer les capacités des adhérents de la Maison de l'Entreprise par la mise à leur disposition d'ordinateurs d'accès, d'une connexion à haut débit et d'un arsenal des technologies de l'information et de la communication (NTIC) que sont le webcam, le scanner, la photocopieuse,… Ce matériel devrait permettre aux entrepreneurs burkinabè de traiter et d'envoyer des informations à des partenaires à l'extérieur, mais également d'accéder aux sources d'informations les plus utiles, actuelles et stratégiques.
Ainsi, grâce à la Cyber-entreprise le Burkina va servir de point focal en matière d'informations sur les bases de données du PNUD, de l'OMC, de la CNUCED et du CCI. En plus de cette mission, la Maison de l'Entreprise héberge également le centre de ressources AGOA pour l'Afrique de l'Ouest. Un centre qui a pour vocation de traiter, de stocker et de dispatcher à partir de Ouagadougou, des informations sur les opportunités d'affaires relatives à l'AGOA en collaboration avec le siège régional basé à Accra au Ghana.
Comme avec le projet Cyber-Entreprise c'est l'entreprenariat burkinabè entre de plain-pied dans l'ère des TIC, mais le chemin qui conduit à la maîtrise de ces enjeux par le plus grand passera nécessairement encore par la sensibilisation et la formation. Avec plus 500 adhérents dont 400 entreprises individuelles et 100 associations professionnelles, ce n'est pas du pain qui manque sur la planche de la Maison de l'Entreprise du Burkina Faso.


Félix Koffi AMETEPE


Inforoutes : EDUCATION DES FILLES
Pour que les sciences se conjuguent à la mode Ntic

( le 29/09/05)

La 6e édition du désormais traditionnel Camp scientifique à l'intention de 36 jeunes filles de 11 pays d'Afrique de l'Ouest et de Maroc, tenue du 23 juillet au 13 août 2005 à Ouagadougou a ouvert aux Nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic), une fenêtre qui veut apporter une nouvelle corde à l'arc des stratégies d'éducation pour une égalité de chances dans l'accès aux matières scientifiques.

Pendant 10 jours, collégiennes et lycéennes des classes 1ère originaires de Burkina Faso, Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo et de Maroc ont été conviées à la 6e édition du Camp scientifique. Une session extraordinaire qui se veut un cadre de recyclage et de relèvement du niveau des meilleures filles dans les matières scientifiques telles mathématiques, sciences physiques et sciences de la vie et de la terre.
En choisissant le thème de l'"Utilisation des technologies de l'information et de la communication dans l'apprentissage" pour chapoter les activités didactiques et pédagogiques du 6e Camp scientifique pour les jeunes africaines, les promoteurs de cette initiative volontariste au profit de la majorité marginalisée du système éducatif africain, ont voulu non seulement innover, mais délivrer un double message.
D'une part, ce choix traduit la volonté des organisateurs à conjuguer désormais le renforcement des capacités des bénéficiaires dans les matières scientifiques à la maîtrise du langage des Ntic. Mais au-delà de la simple familiarisation de ces outils à la mode, les promoteurs du Camp scientifique ont voulu montrer que "le retard que l'on cherche à combler peut être accéléré grâce à un apport extraordinaire des Ntic". C'est du reste, l'enseignement qui a transparu des termes de références de l'édition 2005 de ce camp qui s'impose lentement mais sûrement comme une référence en Afrique et particulièrement au Burkina Faso où il a été créé depuis 2001, un Centre international de formation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA).
D'autre part, la conjugaison des Ntic aux traditionnelles matières scientifiques brise cette frontière qu'un certain programme académique a établi entre l'apprentissage des deux catégories de disciplines. Au cours de la formation, les jeunes filles ont été amenées à se familiariser par exemple avec la Bureautique, notamment en créant des cartes conceptuelles pour faciliter l'apprentissage des leçons. Une manière très efficace de gagner du temps et de l'énergie pour ne citer que celle-là. Ensuite, en montrant que les Ntics peuvent alléger l'apprentissage des leçons -celles des matières scientifiques et autres-, la 6e édition du camp donne aux bénéficiaires une arme supplémentaire non négligeable.
Du coup, cette activité faire d'une pierre deux coups. Le camp scientifique pour les jeunes filles des lycées et collèges d'Afrique apporte une contribution intéressante la recherche des voies et moyens pour la résolution de la fracture numérique pour laquelle le réseau Genre et NTIC a établi que dans 6 pays que sont le Burkina Faso, le Bénin, le Cameroun, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, "les femmes ont globalement un tiers de chances en moins que les hommes pour accéder aux NTIC". L'accès étant aussi conditionné par une compréhension des enjeux, il est indéniable qu'une jeune fille dont la formation de base intègre les Ntic ne peut volontairement pas se mettre en marge des avantages que celles-ci peuvent lui procurer au cours de son apprentissage et après dans sa vie active.
En décidant à l'issue de la 6e édition du Camp de passer le témoin de l'organisation au CIEFFA, les initiateurs de ce projet s'inscrivent résolument dans la durée et il faut espérer que les retombées fassent tache d'huile pour susciter d'autres actions en faveur de la réduction de la double fracture scientifique et numérique.

Félix Koffi AMETEPE (Journal du Jeudi)


MEDIAS : Appel à candidatures: formation de journalistes spécialisés en NTIC

( le 18/04/05)

Les médias ouest-africains et les enjeux des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC)


Le Centre National de Presse Norbert Zongo en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH) du Niger, l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) et le Fonds Francophone des Inforoutes (FFI), organise du 18 au 22 juillet 2005 un atelier de formation sur " Les médias ouest-africains et les enjeux des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) ".

De nos jours, les NTIC sont des outils reconnus dans le processus de développement. Au-delà de leurs usages, ils représentent des enjeux citoyens. Le service universel, la gouvernance d'Internet, la protection de la vie privée, les brevets logiciels, la diversité linguistique, les droits de propriété intellectuelle sont autant d'enjeux - parmi d'autres - qui ont des conséquences très concrètes sur le développement des activités économiques, politiques, sociales et culturelles, à toutes les échelles, y compris pour les groupes et les individus n'ayant pas accès à ces technologies.

Ces enjeux sont débattus au sein d'instances spécialisées locales, nationales ou internationales. Mais pour que le citoyen puisse comprendre ces enjeux qui détermineront sa place dans la société de l'information, il est nécessaire que les médias relaient l'information adéquate concernant ces Nouvelles Technologies. Dans de nombreux pays, les médias (programmes télévisuels ou radiophoniques dédiés, revues spécialisées, suppléments, rubriques et/ou articles NTIC de la presse écrite) jouent un rôle d'appui à la démocratisation des débats du domaine des NTIC.
A cet effet, l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) a initié le projet " Les médias ouest-africains et les enjeux des NTIC " financé par le Fonds Francophone des Inforoutes (FFI).

Lieu de la formation : Centre National de Presse Norbert Zongo (CNP-NZ) sis à Gandin Petit Paris à Ouagadougou.

Résultats
Au terme de la formation sur " Les médias ouest-africains et les enjeux des NTIC", les journalistes bénéficiaires auront approfondi leur connaissance du thème, amélioré leur capacité à le traiter et à produire des articles de qualité.
Des formations identiques auront lieu dans 5 autres pays (Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Les participants à ces formations constitueront ensuite un réseau en vue de la poursuite des échanges sur les enjeux des NTIC.

Public attendu : les journalistes exerçant régulièrement dans un organe de la presse écrite et souhaitant se spécialiser dans les TIC. Dix (10) candidatures seront retenues. Une attention particulière sera portée aux candidatures féminines.
Les journalistes retenus pour l'atelier national de 2005 seront d'office présélectionnés pour un atelier complémentaire qui se tiendra en 2006.
Il est également prévu, un atelier régional d'ici fin 2005 où les deux (2) meilleurs participants pour chaque pays y prendront part.

Contenu de la formation : coordonnée par un animateur doté d'une bonne connaissance pédagogique et une expérience en gestion de groupe, en plus de connaissance de la thématique, la formation est proposée sur 5 jours et organisée selon les thématiques suivantes:

Thème 1 : Ecrire sur les NTIC
- qu'est ce que les NTIC ? Pas seulement Internet.
- Qu'est ce que le journalisme spécialisé sur les NTIC ? S'agit-il d'un journalisme différent des autres ?
- Les contraintes et les opportunités
- L'éthique et la déontologie du cyber-journaliste
- Comment trouver des sources d'informations ?
- Maîtriser les techniques pour pouvoir en parler

Thème 2 : NTIC et lutte contre la pauvreté
- le rôle des NTIC dans l'économie : la production, le commerce,
- le rôle des NTIC dans les services : santé, éducation…
- le rôle social des NTIC : les diasporas
- le rôle culturel des NTIC : patrimoine culturel, droits de propriété intellectuelle,
- les politiques nationales de communication et les stratégies de lutte contre la pauvreté.
- Le service universel : les NTIC pour tous ou seulement pour la capitale ?

Thème 3 : NTIC et démocratie
- les NTIC comme média
- le rôle des NTIC dans les élections
- le gouvernement en ligne
- la décentralisation appuyée par les NTIC
- NTIC et diaspora
- le professionnalisme des journalistes : le danger des sources Internet, les pièges à éviter

Thème 4 : Préparation du Media dialogue

Ces sessions théoriques seront renforcées par des travaux pratiques sur les enjeux des TIC.

Dossier de candidature
- un curriculum vitae
- une lettre de motivation
- un article inédit de 1500 caractères sur la thématique des NTIC
- un engagement à participer de façon assidue à l'atelier.

Les dossiers sont reçus tous les jours ouvrables de 8h30 à 12h30 au Centre National de Presse Norbert Zongo et peuvent aussi être envoyés fichier joint directement à l'adresse électronique suivante : cnpnz@cnpress-zongo.net

La date limite de dépôt est fixée au 30 juin 2005

Ouagadougou le 13 juin 2005

Le Président
Justin COULIBALY


MEDIAS : Le Centre national de presse Norbert Zongo forme les journalistes aux NTIC
( le 18/04/05)

Le Centre national de presse Norbert Zongo vient d'initier une série de formations en informatique et aux NTIC au profit des journalistes du Burkina Faso.


Chacun sait que dans le journalisme, la plume est en train de perdre considérablement du terrain au profit du clavier. L'ordinateur est en effet devenu un précieux outil de travail très prisé par les hommes de média. Seulement, à l'image de la liberté de la presse qui ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert, l'ordinateur n'est utile que lorsqu'on sait s'en servir. Alors qu'au Burkina Faso, c'est à ce niveau que le bât blesse car ceux qui maîtrisent l'outil informatique ne courent pas les rues. Et nombre de profanes en la matière sont (hélas) encore tapis dans les rédactions. Si ces journalistes sont des virtuoses de la plume ou des as du micro, ils passent en révanche pour des analphabètes du clavier. Ce qui n'est pas sans causer des préjudices énormes à ces confrères qui sont le plus souvent limités dans leur rendement.

Le Centre national de presse Norbert Zongo qui semble avoir pris la mesure du problème s'est efforcée de lui trouver une solution. C'est ainsi qu'il vient d'organiser une série de formations en informatique et aux NTIC au profit d'une trentaine de journalistes. Cette formation a été dispensée en trois sessions dans les locaux de la salle d'informatique du centre national de presse Norbert Zongo à Ouagadougou.

La première session s'est déroulée du 3 au 5 février 2005 et a concerné les membres des associations professionnelles des médias. La deuxième session qui s'est tenue du 10 au 12 février 2005 a été réservée aux journalistes de la presse écrite. Quant à la troisième, tenue du 17 au 19 février dernier, les journalistes de l'audiovisuelle en étaient les bénéficiaires.

Chaque groupe a donc eu droit à des modules de formation de soixante douze heures au cours desquelles les participants se sont familiarisés avec l'outil informatique. La saisie des documents, la " découverte " de l'Internet et ses potentialités, la navigation sur un site internet, les techniques de recherche d'information sur le net avec l'aide des moteurs de recherche, l'utilisation du scanner etc. ont constitué le menu de cette formation dispensée par MM. Abdoulaye Diallo( webmaster du centre de presse Norbert Zongo) et Cheriff Sy. Les participants aux différentes sessions n'ont pas caché leur satisfaction d'avoir été initiés en l'espace de quelques heures à l'utilisation de l'ordinateur. En effet, certains qui au départ savaient à peine manier la souris étaient pratiquement devenus des experts à la fin.

Les formateurs ont beaucoup insisté sur le fait que les initiés doivent constamment s'exercer pour ne pas perdre la main et partant, les acquis. Cette formation a été possible grâce à l'appui et au concours de l'Institut Panos Afrique de l'ouest à travers son programme " Site média ".


Touwendinda Zongo Journaliste à Bendré
Touwendzongo2002@yahoo.fr




MEDIAS : RFI étend sa zone de couverture au Burkina
( le 18/04/05)

 

Radio France Internationale (RFI) dispose désormais de cinq fréquences au Burkina Faso. A la faveur de la XIXè édition du festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), RFI a procédé à l'extension de sa zone de couverture au Burkina Faso.
En effet, le 3 mars 2005, pendant que le FESPACO battait son plein, le président du (CSI) Conseil Supérieur de l'Information M. Luc Adolphe Tiao, et le Secrétaire Général de RFI M. Jean Claude Benoît ont procédé à la signature d'une nouvelle convention octroyant 3 nouvelles fréquences à cette radio. Ces trois nouvelles fréquences concernent les villes de Koudougou, de Banfora et de Ouahigouya. A Koudougou une ville située au centre ouest de la capitale, RFI émet depuis le 4 mars dernier sur 93 FM. A Banfora, ouest du pays, elle émettra sur la fréquence de 91.5 F.M. tout comme elle le fera à Ouahigouya (nord) sur la 94.3 FM. L'ouverture de ces trois nouvelles fréquences porte à cinq le nombre de relais dont dispose RFI pour diffuser ses programmes en français dans ce pays.

Ouagadougou et Bobo Dioulasso ( les deux plus grandes villes du pays des hommes intègres) recevaient déjà RFI en FM depuis respectivement 1993 et 1995.
Le Sécrétaire général de la radio M. Jean Claude Benoît a rassuré que sa structure refuse de s'inscrire dans une logique concurrentielle avec les radios locales ; mais qu'elle entend simplement participer à la diversité des médias audiovisuels qui du reste est une réalité au Burkina. Il faut noter que la diffusion des émissions de RFI dans ces villes " conquises " se fera grâce à la collaboration technique de la radio nationale du Burkina
Pourquoi avoir porté son dévolu sur ces villes pour étendre sa couverture alors que le pays en compte plus d'une soixantaine ? " Nous avons été guidé par le critère démographique " avoue le SG de la radio.

Le président du CSI, M. Luc Adolphe Tiao a saisi l'occasion pour inviter cet organe qui distille ses émissions depuis Paris de faire en sorte que ses émissions soient toujours traitées avec rigueur. Il a en outre sollicité sa contribution éventuelle pour alimenter le fonds de soutien aux médias que son institution entend dégager très prochainement, et ce, après avoir souhaité que sa contribution participe à une compétition pacifique lors des futures échéances électorales notamment la présidentielle et les municipales. Créée en janvier 1975, cette radio érigée en société indépendante depuis 1986 et qui revendique aujourd'hui quarante millions d'auditeurs dans le monde vient ainsi de porter à 133 le nombre de ses relais disséminés à travers le monde. La moitié de ces fréquences se trouvent en Afrique mais le Maghreb demeure la zone où l'implantation de RFI est encore faible. Seule Nouakchott est dotée d'un relais. C'est dire que les ondes courtes (OC) demeurent la seule alternative pour nombre d'auditeurs.

Par Touvendinda Zongo, Journaliste à Bendré
touwendzongo2002@ yahoo.fr


 

MEDIAS : Remise du 7é rapport du CSI: Les médias à la loupe
( le 26/01/05)

Le Conseil supérieur de l'information (CSI), l'organe de régulation des médias au Burkina, a remis le 9 décembre dernier son 7é rapport annuel au président du Faso, Blaise Compaoré.

Le rapport du CSI instauré depuis 1995 vise à rendre compte en particulier de la vie des médias sur le territoire national, de la gestion des fréquences radioélectriques, des difficultés des médias privés, et de certaines pesanteurs qui limitent l'efficacité de la régulation de l'information au Burkina Faso.
Selon les statistiques du CSI, le paysage médiatique est composé de 72 sociétés de radios, 4 quotidiens, deux bihebdomadaires, quinze hebdomadaires, 2 bimestriels, 17 mensuels, 61 publications spécialisées et trois télévisions. En effet, le travail fait par ces médias en 2003 reste dominé par la crise ivoirienne, l'incendie du marché Rood Woko, la scission dans l'ADF/RDA, les journées des groupes parlementaires, les congrès des partis politiques, et les activités des institutions républicaines et de la société civile etc.
Au titre des sanctions, le CSI par la voix de son président Luc Adolphe Tiao dit avoir procédé à des saisines, et auto saisines, et des mises en demeure : " à l'encontre d'organes de presse écrite et audiovisuels suites à divers manquements à la loi, à l'éthique, à la déontologie et aux dispositions des cahiers de charges et de missions ".
Au titre des propositions, le président Tiao a émis le vœu que la prochaine révision du code de l'information prenne en compte certaines dispositions :
- La protection des journalistes aux sources d'informations et aux lieux des différentes manifestations et cérémonies politiques,
- La suppression des peines d'emprisonnements des journalistes pour des crimes autres que ceux relatifs à l'incitation à la haine, au génocide, et contre l'unité nationale etc.
En outre, le président du CSI a suggéré la création dans les médias audiovisuels publics, des espaces de débats contradictoires ouverts à toutes les sensibilités pour nourrir la culture démocratique dans notre pays.
Le président du Faso dans son intervention tout en occultant la question de la dépénalisation, a invité le CSI à " promouvoir toute initiative qui favoriserait un développement et un épanouissement continus et maîtrisés du paysage médiatique national qui se traduirait par davantage de professionnalisme dans la délicate pratique des métiers de l'information et de la communication, et par plus de liberté et de possibilité d'accès des citoyens aux médias ".

YOUSSOUF MINOUNGOU



MEDIAS : Les hommes des médias à l'école de la critique musicale
( le 26/01/05)

Le programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées (PSIC) a réuni des journalistes et communicateurs culturels du 07 au 10 décembre 2004 à Bobo-Dioulasso, autour du thème sur la promotion musicale au Burkina.

Cet atelier fait suite à celui tenu à Gaoua en mars 2004 visait comme objectifs la mise à la disposition des hommes de médias des outils leur permettant d'apprécier les œuvres et spectacles musicaux.
En effet, plusieurs communications ont été données pour meubler le contenu de la formation :
- Aperçu général sur la théorie musicale, Abbé Joanny Sanou, musicien,
- Le processus de création d'une œuvre musicale, Désiré Traoré, musicien,
- Analyse critique d'une œuvre musicale, Oger Kaboré, chercheur au CNRST,
- Analyse d'un spectacle musical, Salaka Sanou, enseignant au l'Université de Ouagadougou,
- La promotion musicale au Burkina : Données générales, Boureima Djiga, communicateur culturel
- La promotion musicale au Burkina : l'expérience de Djongo Diffusion, Bil Aka Kora, musicien,
- La promotion musicale au Burkina : l'expérience de Seydoni production, Emmanuel Traoré, directeur de Seydoni Burkina.
Autour de ces communications des échanges entre les participants ont permis de faire le tour des problèmes liés à la promotion musicale au Burkina Faso.
Ils ont reconnu d'une part qu'il y a une évolution qualitative et quantitative de la production musicale. D'autre part, il reste que beaucoup d'œuvres pèchent par un manque d'originalité et de rigueur dans le travail des musiciens qui sont toujours pressés de faire sortir des albums.
Pour ce qui concerne la critique des œuvres, il est impératif d'instaurer une culture de critique dans le milieu musical parce que la critique reste mal comprise par les artistes et les producteurs. Pourtant, la critique n'a pour objectif que la recherche de l'excellence dans le travail. Par conséquent, le PSIC a promis d'organiser d'autres ateliers à l'intention des autres acteurs pour faire comprendre ces aspects de la critique.
Les journalistes et communicateurs culturels réunis à Bobo ont mis en place l'Union des journalistes et communicateurs culturels du Burkina afin de jouer leur partition à la promotion des artistes et de la musicale nationale. La structure composée de 11 membres est dirigée par Boureima Djiga, communicateur culturel à la Radio Télévision du Burkina.

YOUSSOUF MINOUNGOU



Sixième anniversaire du drame de Sapouy:
L'affaire Norbert Zongo en l'état

( le 26/01/05)

" Les anniversaires se suivent et se ressemblent ", c'était le titre de l'éditorial du journal Le Pays du lundi 13 décembre 2004. En effet, cela fait 6 ans déjà que Norbert Zongo alias Henri Sebgo, directeur de publication du journal L'Indépendant et trois de ses compagnons ont été retrouvés brûlés dans leur camion sur la route de Sapouy.

Pour la commémoration de ce sixième anniversaire, le Collectif contre l'impunité a convié ses militants et sympathisants, les patriotes et démocrates dans la matinée à un dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes de Norbert Zongo et de ses compagnons d'infortune.
Sur la tombe de Norbert Zongo, l'Association des journalistes du Burkina a ouvert le bal des discours par son secrétaire général Tiergou Pierre Dabiré. Elle s'est engagée à continuer l'œuvre entreprise par Norbert Zongo pour plus de liberté de presse au Burkina.
Après cette allocution, le président du Collectif, Halidou Ouédraogo a pris la parole pour relever que le président du Faso n'a pas évoqué l'affaire Norbert Zongo dans son adresse à la nation le 11 décembre mais le " pays réel " n'oubliera jamais.
La deuxième étape de la commémoration était le meeting convoqué à la place de la Nation. Le premier à prendre la parole était Bertrand Médah, la porte parole des étudiants, qui dans son intervention a fustigé la mise en place par le gouvernement d'une police universitaire et le manque d'infrastructures.
Quant au représentant du G14, Norbert Tiendrébeogo, il a dénoncé la corruption et la gabegie qui minent le pouvoir.
Pour le représentant des syndicats, Tolé Sagnon sa préoccupation s'est orientée sur l'augmentation des prix des hydrocarbures et de l'électricité. Il a rappelé que les centrales syndicales crieront leur ras de bol le 18 décembre par une marche- meeting à Ouagadougou et dans tout le pays.
La dernière intervention a été celle du président du Collectif qui a encore rappelé les blocages dans l'affaire Norbert Zongo en ces termes : " Le juge Wenceslas Ilboudo a choisi de faire le mort et il est accompagné dans son sommeil par l'institution judiciaire ".
Par conséquent après cinq ans d'investigation, il n'a inculpé que l'Adjudant Marcel Kafando depuis le 2 février 2001. D'ailleurs, celui-ci n'est pas à même de répondre aux questions du juge parce qu'il est malade.

YOUSSOUF MINOUNGOU


MEDIAS : Radio Nostalgie s'installe.
( le 08/12/04)

Le paysage médiatique burkinabé vient d'enregistrer l'arrivée d'une nouvelle radio. Il s'agit de Radio Nostalgie Ouaga qui a procédé à l'inauguration et au lancement officiel de ses activités le vendredi 24 septembre 2004.

" Nostalgie Ouaga la Légende. " Ce label est désormais familier de certains auditeurs de la capitale Burkinabé. En effet, depuis décembre 2003, cette radio émet sur la fréquence de 94.4 FM. A partir du quartier de Koulouba. Le vendredi 24 septembre dernier, elle a procédé au lancement officiel de ses activités. La cérémonie de lancement présidée par le conseillé technique du ministère de l'information M. Seydou Dramé a eu lieu dans les locaux de la radio sis sur l'avenue Houari Boumedienne. Cette radio qui dispose d'un studio de production numérique, d'un studio de diffusion entièrement numérique et d'un émetteur de 400mhz couvre actuellement un rayon d'une quarantaine de kilomètres au tour de Ouagadougou. Selon ses promoteurs, notamment son directeur général M. Serges Ouédraogo, Nostalgie Ouaga qui " n'a pas été créée pour faire de la figuration " s'engage aux côtés des populations de Ouagadougou à devenir un " outil de communication fiable, de proximité, dans leurs besoins d'instruction, d'éveil et de distraction. " Et ce à travers un format de programmes d'informations et de divertissement.

En rappel, la nouvelle venue qui est une radio commerciale privée est affilée à Nostalgie Afrique qui elle même est une composante du groupe énergie basée en Europe. Déjà présente dans plusieurs capitales africaines, Radio Nostalgie a en projet de couvrir à moyen terme, toute la province du Kadiogo ainsi que les villes voisines dans un rayon d'environ 100 kilomètres.

Touwendinda ZONGO
touwendzongo2002@yahoo.fr


Médias et VIH /SIDA: Une implication des responsables à la lutte

( le 08/12/04)

Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les IST (SP/CNLS-IST) en collaboration avec l'ONUSIDA a organisé le jeudi 21 octobre dernier au RELAX Hôtel un séminaire de formation à l'intention des responsables des médias et les membres des réseaux de communication sur " le leadership et les actualités VIH /sida en relation avec les objectifs du millénaire ".

Les médias au Burkina ont toujours joué et continuent de jouer un grand rôle dans la sensibilisation et l'information des populations sur la pandémie du siècle. C'est fort de ce constat que les structures en charge de la coordination de la lutte entendent mettre à contribution les médias dans l' adoption de nouveaux comportements par rapport au VIH /SIDA. Mme Geneviève Slah-SUE, présidente du groupe thématique VIH /sida de l'ONUSIDA peint la situation en ces termes "La communication est incontournable dans la réussite de la lutte contre le VIH/SIDA,les médias au Burkina ont joué un rôle particulier dans cette lutte en donnant l'information aux populations par la publication régulière d'articles, de reportages, la diffusion de messages vers les lecteurs, les auditeurs, etc. Les acquis et les avancées en matière d'information ne doivent pas nous faire oublier que l'adoption de nouveaux comportements par rapport au VIH/SIDA tardent à se mettre en place ".
En effet, le fossé reste toujours grand entre le niveau d'information des populations et le changement de comportement. Pour renverser cette tendance, les médias restent indispensables.

Au cours du séminaire, les participants ont échangé autour des thèmes tels que : la politique nationale de lutte contre le sida, le VIH/SIDA et les droits humains, le leadership, la communication et la lutte contre le sida etc.
Pour plus de partenariat avec les médias, le SP/CNLS-IST a contribué en mars 2002 à la mise en place d'un réseau des journalistes burkinabè de lutte contre le Sida (RJBLS) afin d'aider les hommes des médias à offrir des informations pertinentes et d'actualité au public. La même structure a fait dons de matériels à certains organes de presse en juillet 2003.

Youssouf Minoungou



 



 

 

 
© Centre National de Presse Norbert Zongo - 2001 /Mise à jour le 26 janvier 2005
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