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Lucarne Citoyenne

 

Qui arrêtera la main de Salif le "génocidaire" ?
Les secteurs et quartiers de la capitale sont soumis à des coupures drastiques de courant depuis le début du mois de mai. Dans certains, le calvaire commence à 8h le matin jusqu'à minuit. Pour ne rien arranger, les coupures d'électricité s'accompagnent de pénuries d'eau et de carburant. Quand aux désagréments, ils sont incalculables. Nombre de services dans les établissements publics et privés tournent au ralenti ou pas du tout, la plupart des appareils fonctionnant à base d'énergie électrique. Rares sont les services qui sont munis de groupes électrogènes. Quelqu'un a dit que c'est ça le sous-développement. Ailleurs, on aurait déjà évalué le manque à gagner journalier dans l'économie de la capitale, mais ici, ces statistiques n'intéressent personne. Peut-on imaginer pareille chose à EDF ? Si la solution n'est pas trouvée dans la semaine, le PDG risque bien son fauteuil. Cela fait plus d'un mois que nous vivons des pénuries à Ouaga et Salif Kaboré, DG de la Sonabel continue de manger ses brochettes tranquillement. Il doit même être fier d'avoir publié un agenda de "démocratisation" de la pénurie. Pas grave si cela n'est pas respecté partout. L'essentiel est dans l'intention annoncée. On ne pourra pas dire que tous les Burkinabè ne sont pas égaux. Et pourtant, les pénuries sont loin d'être le lot des zones VIP. Mais passons, pour qu'on ne pense pas que nous sommes des aigris. Mais la bonne gouvernance, c'est avant tout l'esprit de prévoyance. Le défaut de prévoyance conduit au "génocide" qui nous est imposé. Foi de Ouagalais bien pensants.

Des avancements qui ne viennent pas

Lassané Sawadogo, ancien ministre de la Fonction publique avait dit, "plus jamais ça !" Il avait en ligne de mire les avancements cumulés non liquidés et qui donnent du fil à retordre à l'Etat qui doit casser la tirelire pour payer ses agents. Mais voilà que les habitudes ont la vie dure. Depuis 2004, de nombreux fonctionnaires attendent d'avancer. Ils attendent surtout les espèces sonnantes et trébuchantes qui accompagnent ces avancements, mais jusqu'à présent rien. Ce qui est navrant, c'est qu'on ne dit rien. 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, ce n'est pas petit tout de même. Surtout pour ceux qui vont à la retraite, ces avancements constituent un peu de beurre sur les épinards. Pendant ce temps, on nous rabat les oreilles sur les préparatifs du 11 Décembre ! Oui, ces fêtes qui sont de véritables bouffes-budget. A Fada, on a dépensé, certains diront gaspillé, 6 milliards. A Ouahigouya, c'est la bagatelle de 11 milliards. Inacceptable de ne pas payer aux travailleurs leur dû, surtout par ces temps de vie chère et puis débloquer des sommes aussi faramineuses pour fêter. Attention au mépris de ceux qui souffrent. Ça ne pourra pas continuer comme ça bonnes gens !

Des coupures pour fait de grève

Nombre de fonctionnaires ont eu la désagréable surprise de découvrir sur leurs bulletins de paie de mai des coupures pour fait de grève. Sans être contre le principe des coupures pour fait de grève, on aimerait savoir la base de calcul qui a été retenue. Y a-t-il un texte disponible et quel est son contenu ? Il se trouve que pour certains, la ponction a été faite à la tête du client, une sorte de délit de faciès. S'agit-il de règlements de compte auxquels de lugubres responsables d'établissements publics s'adonneraient à cœur joie ? Suprême cynisme de la part de parvenus qui croient avoir ainsi trouvé le moyen de se faire remarquer. Si on communique les noms des grévistes, on doit pouvoir convoquer ces derniers pour le leur dire. Il faut au moins une confrontation, sinon bonjour l'arbitraire !

Que sont-ils devenus, ces enseignants fraudeurs

Les examens scolaires de l'année dernière avaient révélés l'existence d'une filière de la fraude entretenu par des enseignants. On était habitué à la fraude des élèves qui veulent s'octroyer des parchemins sans frais ou presque, voilà que ce sont maintenant des professeurs qui ont trouvé un marché pour y développer des affaires. C'est ainsi que certains avaient été pris la main dans le sac. Au moment où les examens de fin d'année reprennent au Faso, on aimerait savoir ce que sont devenus ces fraudeurs de l'année dernière ? On sait très bien que la fraude se nourrit de l'impunité. Alors…










© L'Evénement - Déc. 2001
Concept. & Réalisation: A. Diallo
Date de mise en ligne: 16 juin 2009