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ECHOS
Clubs UNESCO
Pour un nouveau départ

Le nouveau comité transitoire de la FBACU
La Fédération Burkinabè des
Associations et Clubs Unesco (FBACU) est vieille depuis 1985,
date de sa création. Si les ambitions de départ
restent les mêmes, à savoir, la promotion au quotidien
de la paix, des valeurs culturelles, de l'éducation,
de la science, il faut reconnaître que la fédération
traverse depuis des années une crise interne. En effet,
après de nombreuses et brillantes prestations qui lui
ont valu le prix " Messager de la paix Unesco " en
1988, chevalier de l'ordre de mérite burkinabè
(avec agrafe jeunesse et sport) en 1998, la FBACU ne jouit plus
de sa bonne position d'antan. Ses responsables l'ont fait remarquer
le 31 juillet dernier lors d'une conférence de presse
tenue au siège de la Fédération à
Ouagadougou. " Ces dernières années, pour
diverses raisons, les clubs Unesco du Burkina Faso connaissent
une évolution en dents de scie, et aujourd'hui, nous
nous retrouvons à la croisée des chemins",
confie le nouveau commissaire général de la FBACU,
Gabriel Diasso. Fatigués par la routine de la gestion
en dents de scie des comités exécutifs, les membres
des clubs Unesco ont proposé d'effectuer une halte afin
de redonner une orientation nouvelle à la structure.
C'est donc cette volonté de sortir les clubs Unesco de
leur léthargie, qu'un comité exécutif transitoire
a été mis en place lors du 5ème congrès
des 26 et 27 mars derniers à Loumbila. Le comité
exécutif transitoire se compose de six membres. Ils sont
chargés d'élaborer un répertoire général
des anciens leaders des clubs Unesco du Burkina, refondre les
textes de la fédération, reconstituer le patrimoine
et les partenariats institutionnels de la fédération,
réfléchir sur les possibilités et stratégies
de formation des membres des clubs Unesco, réfléchir
sur la nouvelle politique et les nouveaux axes d'intervention
de la FBACU. Mais pour y arriver, le comité sollicite
l'implication de tout le monde à travers les travaux
en commissions qui débuteront très prochainement,
les rencontres restreintes, les contacts de proximité
en vue de regrouper à nouveau les militants "unescosiens".
Les défis de renforcement de la culture civique, de contribution
de la société civile à la réalisation
des objectifs du développement exigent de la part de
la fédération une meilleure organisation n
Michael Pacodi (stagiaire)
EVA
II
Pour le renforcement des capacités des vendeurs d'eau

"Avant que l'ONEA ne procède à la baisse
du coût des branchements privés, je pouvais me
faire une recette journalière de 7500 frcs CFA ",
témoigne Alizéta Ouédraogo, une gérante
de borne fontaine. Comme elle, ce sont aujourd'hui près
de 1145 personnes qui tirent leurs revenus de la gestion des
bornes fontaines à Ouagadougou. Mais avec "l'ouverture
des vannes" du barrage de Ziga qui dessert la capitale
burkinabè, il est difficile à Alizéta de
faire une recette de plus de 2000 frcs CFA/jour. Avec la nouvelle
politique de desserte de Ouagadougou, ce sont surtout les populations
des quartiers périphériques qui fréquentent
les bornes fontaines.
L'activité de gérants de bornes et de fontainiers
("koom-naaba", en langue nationale mooré) n'est
pas nouvelle. Beaucoup de personnes se sont adonnés à
ce métier sans aucune formation préalable alors
que faute d'hygiène, l'eau de boisson peut être
souillée et devenir source de maladies. Pour combler
ces lacunes qui peuvent porter préjudice à la
santé publique, le projet d'appui au programme Eau pour
les villes africaines (EVA II) du CREPA a inscrit parmi ses
priorités le renforcement des capacités de ces
acteurs de la vente d'eau (gérants de bornes fontaines,
fontainiers, pousse-poussiers) dans les quartiers défavorisés
de la ville de Ouagadougou. Dans le cadre de ce projet, le CREPA
et l'ONU-Habitat ont organisé un atelier d'évaluation
des performances de ces acteurs de la revente de l'eau, du 29
juillet au 1er août dernier. Il fait suite à un
précédent atelier organisé en 2007, au
profit d'une centaine d'entre eux. Un an après, une évaluation
de l'effet de la formation dispensée sur cette activité
semblait donc nécessaire pour les initiateurs du projet
EVA II. De cet atelier, il ressort le manque d'hygiène
encore perceptible autour de nombreuses bornes fontaines, le
gaspillage de l'eau à travers le remplissage excessif
des récipients, trafic des compteurs d'eau, etc. Aussi,
il est ressorti la nécessité pour les gérants
de bornes fontaines d'associer d'autres activités à
leur travail actuel, fortement menacé par les branchements
privés
Souleymane Zaré
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Mort aux OGM
!
Les OGM divisent les opinions dans le monde et au Burkina
Faso. La Coalition des organisations de la société
civile pour la protection du patrimoine génétique
africain (COPAGEN-Section Burkina) est montée de
nouveau au créneau. Le vendredi 1er août
2008, elle a animé une conférence de presse
au terme de son deuxième forum tenu du 30 juillet
au 1er août au Centre national cardinal Paul Zoungrana.
Selon Bernadette Ouattara, agronome-économiste
et présidente de la COPAGEN, "cette conférence
fait le bilan des activités de la coalition et
fait des analyses prospectives pour les activités
à venir". La coalition a condamné la
décision du Conseil des ministres du Burkina, en
sa séance du 16 juin 2008, qui "autorise la
signature du contrat de licence du coton BG II avec la
firme Monsanto et la multiplication des semences au cours
de la campagne 2008-2009." Par ailleurs, elle réaffirme
son "attachement aux droits des communautés
locales et s'inquiète de la légèreté
avec laquelle l'introduction de la culture du coton BT
et des OGM en général dans les systèmes
de production burkinabè est traitée.".
La coalition regrette que les expérimentations
sur le coton Bt aient démarrées depuis 2003
en l'absence de toute réglementation car "la
loi ne sera adoptée qu'en mars 2007 soit 4 ans
après les essais". Aussi pense-t-elle, les
OGM sont inopportuns pour le Burkina, relayant ainsi les
propos de Jacques Diouf, directeur général
de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation
(FAO) qui avait déclaré que l'Afrique n'a
pas besoin des OGM, au moins jusqu'en 2015. La coalition
affirme également que 750 scientifiques du monde
avaient enjoint les gouvernements de rejeter les cultures
des OGM au regard de leur dangerosité et aussi
parce qu'ils "sont contraires à une utilisation
écologiquement viable et durable des ressources".
La COPAGEN pense que la culture des OGM est une solution
sans lendemain qui aura pour conséquence de "perpétuer
la dépendance vis-à vis des multinationales"
comme Monsanto pour qui "seul le profit compte".
Yézouma Doh, producteur de coton, a été
catégorique : " non ! Les OGM n'accroissent
pas la production". Pour Jean Didier Zongo, généticien
et enseignant-chercheur à l'université de
Ouagadougou, "seul le relèvement du niveau
technique des producteurs peut accroitre leur rendement".
Il poursuit en expliquant que l'INERA (Institut national
de recherche agronomique) dispose déjà de
variétés améliorées, mais
le niveau technique des producteurs n'a pas permis de
les mettre en valeur. Il pense que les OGM seront encore
plus vulnérables aux mains des producteurs mal
équipés. L'inquiétude de Issouf Sanou,
socio-économiste, c'est de voir les semences locales
disparaître avec l'introduction des cultures OGM
dont le pollen pollue toutes les autres cultures environnantes.
Avec la culture des OGM, "les producteurs devront
acheter les semences qui en plus ne seront pas facilement
accessibles car il faudra à chaque saison les commander
auprès des multinationales si tant est que les
graines issues des cultures OGM ne seront pas reproductibles",
explique la présidente de la coalition. Lors de
la caravane organisée en février dernier,
la COPAGEN avait interpellé le gouvernement burkinabè
sur les OGM et une demande d'audience avait été
adressée au Premier ministre. Mais après
un premier rendez-vous manqué, la COPAGEN dit attendre
toujours la réponse du Premier ministre
Boukari Ouoba (stagiaire)
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