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Une
pelouse blanche au stade Naba Bongo de Tanghin

Certains auraient parié sur l'utopie d'une fusion entre
simples musulmans et musulmans soufis pour célébrer
en différé la fête du mouloud. Cette possibilité
offerte par le Cheick Soufi Moaz marque une étape de symbiose
entre deux congrégations musulmanes qui, de par le passé,
semblaient trouvé quelque chose à dire pour justifier
leur différence. La nuit du 28 au 29 juin 2010 au stade
Naba Baongo de Tanghin, la pelouse a changé de couleur
eu égard aux nombreux musulmans vêtus en majorité
de blanc qui ont investi les lieux pour répondre à
l'appel d'union lancé par la Cheich Soufi Moaz. Cette soirée
a été une opportunité pour beaucoup d'accueillir
le Cheick Soufi Bilal, maître de Cheick Soufi Moaz dont
la renommée a fait le tour des grandes villes africaines
et européennes. L'ensemble des communications ont porté
sur le respect d'autrui, les qualités d'un bon croyant,
la crainte de Dieu et la soumission totale à lui. Cette
commémoration de la naissance du Saint Prophète
est une manière de rendre hommage à Allah pour sa
miséricorde envers les hommes en leur envoyant le prophète
Mahomet pour leur montrer la voie à suivre. Pour le Cheick
Soufi Moaz, elle ne signifie donc "pas un nouveau baptême
que Allah donne au prophète mais plutôt un devoir
de reconnaissance". L'ensemble des Cheick de la sous région
et du Burkina présents à ce jour ont témoigné
leur amour envers le prophète et ont saisi l'occasion pour
prier en faveur de leurs pays, de leurs dirigeants et de l'humanité
toute entière. Les soufis sont des musulmans qui se distinguent
des autres par la longueur de leur chevelure sous forme de dread
locke avec une barbe longue. Malgré cela, ils sont des
hommes comme tous les autres. Et pour répondre à
ceux qui pensent le contraire, le cheick soufi Bilal du Mali précise
que "ce n'est pas l'apparence physique que Dieu regarde mais
plutôt il sonde le cur de l'homme, les longs cheveux
ne sont donc par un signe d'impureté selon Allah".
La cérémonie qui a pris fin au petit matin du 29
juin s'inscrit en ligne droite avec les activités entreprises
par la communauté spirituelle musulmane des Soufis du Burkina
notamment des prêches, des conférences. Ce qui d'ailleurs
a permis la conversion en l'islam de plus de trois cent personnes.
Le cheick soufi Moaz a réaffirmé sa fidélité
à son maître le cheick soufi Bilal à qui il
a promis de servir la cause du prophète.
Michaël Pacodi
pacomik@yahoo.fr
La CENI redevable
à des prestataires
Des opérateurs de remplissage attendent toujours de passer
à la caisse de la Commission Electorale Nationale Indépendante
(CENI). L'institution en charge des élections avait recruté
pour un contrat déterminé un personnel chargé
de reporter sur des fiches d'électeurs, les inscrits du
récent recensement, en vue de la confection des cartes
d'électeurs. Le travail qui avait débuté
le 26 avril n'est pas arrivé à terme. Le contrat
a été interrompu suite à une journée
d'interruption de travail. Les opérateurs protestaient
contre une promesse d'une avance de rémunération
non tenue du président de la CENI. Les opérateurs
de remplissage estimant que la paie de cette avance a été
plusieurs fois annoncée sans avoir lieu, ils ont observé
la journée de protestation le jeudi 21 mai. Aussitôt
dès le lendemain 22 mai, le cordon de la bourse a été
déliée et chaque opérateur (ils étaient
environ 800) a reçu une avance de 42 000 FCFA. Incident
pour incident, le Président de la Commission signifiait
par la même occasion à ses contractuels que leur
geste mettait un terme au contrat et ces derniers n'ont pu que
prendre acte. Il restait cependant à la CENI le reliquat
de 147 000 Fcfa à solder. Le 31 mai, les opérateurs
ont reçu 100 000 Fcfa chacun et depuis, plus rien. Selon
la CENI, le paiement du reliquat de 47 000Fcfa devrait être
annoncée par voix de presse et les intéressés
attendent toujours. Depuis le mois de mai, les contractuels se
sont plaints de leur employeur mais la CENI continuerait à
jouer à l'intraitable.
BO
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Fédération
des PME
Une charte nationale des MPME voit le jour
L'insuffisance de synergies d'action entre les structures d'appui
aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises et l'absence d'un
outil juridique et institutionnel spécifique aux PME a
sonné l'urgence de la rédaction d'une charte sur
laquelle s'appuieront désormais les entreprises. Un atelier
de validation de ladite charte a réunie plusieurs représentants
des départements ministériels, des associations
professionnelles sectorielles des PME, des institutions nationales,
sous-régionale, régionales et internationales à
la maison de l'entreprise les 6 et 7 juillet 2010. Dans son allocution,
Mathias Tenkodogo Somé, directeur par intérim de
la Direction Générale du Développement Industriel
a fait un bref historique de la charte. En rappel, celle-ci fait
suite à une recommandation d'une étude sur "les
incitants et blocages à la promotion des PME dans l'espace
UEMOA" en 2005, qu'un programme d'actions pour la Promotion
et le Financement des PME (PAPFPME) a été mis en
place par la commission de l'UEMOA. La charte nationale des PME
est complétée par une charte communautaire. A l'issue
des travaux, une définition claire et précise de
la PME a pu être rédigée permettant ainsi
de résoudre les problèmes de confusion existant
auparavant. La notion de MPME inclut dans la présente charte
celle de MPMI (Micros, Petites et Moyennes Industries). Désormais,
la Petite et Moyenne entreprise se définit comme toute
personne physique ou morale, productrice de biens et/ou de services
marchands, immatriculée au registre du commerce ou tout
autre registre, totalement autonome, dont l'effectif ne dépasse
pas 200 employés permanents et dont le chiffre d'affaires
annuel est inférieur ou égal à 1 milliard
de F CFA avec un niveau d'investissement inférieur ou égal
à 250 millions de francs CFA et tenir une comptabilité
régulière. La moyenne entreprise est définie
comme une entreprise qui emploie en permanence moins de 200 personnes
et qui réalise un chiffre d'affaires hors taxes supérieur
à 150 000 000 de FCFA et inférieur ou égal
à un milliard avec un niveau d'investissement inférieur
ou égal à 250 000 000 de FCFA. Elle tient une comptabilité
selon le système normal en vigueur dans l'espace UEMOA.
Lorsqu'une entreprise réalise un chiffre d'affaires supérieur
à un milliard de FCFA, indépendamment du nombre
d'emplois, elle n'est plus considérée comme une
PME mais une grande entreprise. Le président de la Fédération
nationale des PME, Koanda Allassane, a exhorté les participants
à faire bon usage de la charte qui contribuera à
renforcer la croissance économique et la création
d'emplois.
Michaêl Pacodi
pacomik@yahoo.fr
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Congrès
extraordinaire du PAREN
Tahirou Barry, nouveau président
du parti
Les militants du Parti pour la renaissance nationale (PAREN)
étaient réunis en congrès extraordinaire
les 26 et 27 juin dernier. Les congressistes ont passé
en revue des sujets internes et externes à la vie
du parti. Deux décisions importantes ont été
prises au cours de ce congrès. Jeanne Traoré
a cédé le poste de président du parti
à Tahirou Barry. Le fondateur du parti, Laurent Bado,
a été désigné comme candidat
du parti à la présidentielle de novembre prochain.
Jeanne Traoré qui quitte ainsi la tête du parti
après deux ans d'exercice a remercié les militants
pour l'ensemble de soutiens dont elle a bénéficié
durant son mandat. Le fondateur du parti a indiqué
que ce changement obéit à l'esprit d'alternance
du Paren. D'autres part, Laurent Bado pense que ce changement
de commandement va redynamiser son parti. Tahirou Barry
prend la tête de ce parti avec de grandes ambitions.
Certes, ce ne sera pas une rupture, mais l'heure est au
renforcement des actions du parti. L'homme veut "rallumer
la flamme militante" au sein du parti. Pour lui, la
modestie des moyens ne doit plus être une excuse pour
ne pas défendre les causes nobles. Il a déclaré
qu'"il n'est pas normal que notre parti bâti
autour d'un projet salutaire pour tout reste aphone et atone
dans l'animation de la vie politique nationale". La
réussite d'une telle ambition passe nécessairement
par une organisation forte et crédible du parti.
Il compte y arriver en mettant "l'homme qu'il faut
à la place qu'il faut".
Les participants ont aussi relu les textes fondamentaux
du parti pour mieux les adapter au contexte du moment. Outre
le renouvellement du bureau, le parti a également
changé les conseils régionaux, dans la perspective
de l'élection présidentielle. En ce qui concerne
l'organisation de cette présidentielle, le nouveau
président a averti la Ceni que son parti n'acceptera
pas une mascarade électorale. Le parti a fait savoir
qu'il ne participera pas à la présidentielle
de novembre prochain à n'importe quel prix. Tahirou
Barry a relevé que "l'horizon de l'élection
présidentielle reste brumeux malgré quelques
éclaircis".
Abdoul Razac Napon
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Lutte
contre les mutilations génitales féminines
La société civile s'active pour 2015
Les membres du Réseau droits Humains /Mutilations Génitales
Féminines étaient en formation sur les droits humains,
les mutilations génitales féminines et la santé
de la reproduction, du 5 au 9 juillet dernier à Ouagadougou.
L'atelier de formation avait pour but de contribuer au renforcement
des compétences des membres du réseau sur les sujets
abordés. La question de la santé de la reproduction,
ses connexions avec les mutilations génitales féminines
et surtout les droits humains ont constitué les principales
préoccupations sur lesquelles les participants se sont
beaucoup appesantis.
Le réseau droits humains/ mutilations génitales
est une initiative du comité nationale de lutte contre
l'excision et de la coalition burkinabè des droits de la
femme. Ce réseau a pour mission de promouvoir l'abandon
de l'excision. Il regroupe 18 organisations de la société
civile. Selon les organisateurs, cet atelier s'inscrit dans le
plan d'activité arrêté en 2009 par le réseau.
Ce plan d'activité s'articule autour de trois principaux
thèmes qui sont le renforcement des capacités des
membres, la promotion de l'abandon de l'excision basée
sur les droits humains et la recherche-suivi-évaluation.
A la cérémonie d'ouverture, la présidente
du réseau et coordonnatrice de la coalition burkinabè
pour les droits de la femme, Elisabeth Kaboré, a placé
beaucoup d'espoir en cette formation. Elle croit que cette formation
peut booster la lutte pour l'abandon de l'excision. Elle est convaincue
que les participants, mieux outillés, contribueront à
l'atteinte des objectifs fixés par l'agenda de la tolérance
zéro à la mutilation génitale féminine.
Le représentant du secrétaire permanent du comité
national de lutte contre l'excision, Ibrahim Tall, a exhorté
les membres du réseau à s'investir davantage dans
la lutte contre cette pratique. Pour lui, les participants seront
mis à contribution dans la formation de tous les membres
du réseau. Ils seront "des relais dans la formation
des relais du réseau".
Selon le comité national de lutte contre l'excision, la
pratique de l'excision au Burkina est toujours une préoccupation
au regard de son ampleur en dépit des campagnes de lutte.
Dans le rapport du comité, on constate toujours une persistance
des mutilations génitales féminines, et un rabaissement
de l'âge des victimes de l'excision. Mais ce qui est encore
curieux, c'est l'application timide de la loi contre la pratique
de l'excision. Les praticiens du droit ont été interpellés
à ce sujet.
Le comité a pu relevé qu'il y a une méconnaissance
même des liens entre les droits de la jeune fille et l'excision
d'une part et les conséquences des mutilations génitales
et les sanctions prévues par la loi d'autre part. Le comité
national de lutte contre l'excision ainsi que le réseau
pense que l'inaccessibilité à l'information des
populations sur les mutilations génitales constitue également
un handicap à la promotion de l'abandon de l'excision.
Abdoul Razac Napon
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