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Société

 

 


 

 

 

 


Contre-jour

Affaire Mégamonde / Jincheng: Mégamonde interdite d'utiliser la JC
UPC: Zéphirin Diabré n'est pas prêt pour la présidentielle
OCADES Caritas Burkina: Les partenaires autrichiens au Burkina
Les ambitions de l'ADK pour le Kouritenga

Affaire Mégamonde / Jincheng
Mégamonde interdite d'utiliser la JC


Jincheng Corporation a gagné son procès contre la société Mégamonde. Selon Me Malick Dera, avocat de la société chinoise Jincheng Corporation, la chambre civile d'appel du tribunal de Ouagadougou a tranché en faveur de sa cliente le 20 mai dernier. Elle a en effet annulé l'ensemble des enregistrements de la marque JC faits par l'OAPI au profit de Mégamonde. Si la société est sortie de son silence pour apporter l'information à la population, c'est parce qu'elle affiche une sérénité après ce verdict. Selon l'avocat, le seul recours pour Mégamonde, c'est un pourvoi devant la Cour de cassation. Celui-ci indique que la Cour de cassation statue sur le droit et non sur les faits. En ce qui les concerne, tout le droit a été dit. En principe, la saisine de la Cour de cassation n'empêche pas l'exécution de l'arrêté de la Chambre civile. L'avocat de la défense affirme que la société Jincheng peut déjà ordonner l'exécution de la décision. Mais une telle démarche ferait plus de mal aux clients innocents. Pour la société, il n'y a aucune volonté de nuire à Mégamonde, il demande seulement l'arrêt de l'utilisation de la marque JC qui porte à confusion avec la marque Jincheng.
C'est d'ailleurs sur cette confusion que porte la plainte de Jincheng. Elle pense que Mégamonde entretient la confusion pour profiter de la notoriété de la société qui a une envergure mondiale. Jincheng Corporation ne revendique pas la propriété de la marque JC. Elle a déposé en 1999, la marque CJ à l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Mégamonde est un ancien partenaire commercial de Jincheng Corporation qui importait des pièces détachées estampillées JC et montait des mobylettes commercialisées JC. C'est pourquoi Jincheng dit que JC ne vient pas du génie de Mégamonde.
Après la rupture du contrat entre les deux partenaires, Mégamonde fait enregistrer à l'OAPI, la marque JC. C'est l'objet du litige. Pour Jincheng, la confusion et la mauvaise foi sont manifestes. CJ et JC sont des signes identiques et utilisées pour les mêmes produits. Des actes condamnés par l'accord de Bangui qui stipule qu'une marque ne peut être valablement enregistrée si elle est identique à une marque appartenant à un autre titulaire et dont la date de dépôt est antérieure pour les mêmes produits ou services ou si elle ressemble à une telle marque au risque d'entretenir la tromperie ou la confusion.
Jincheng estime qu'il ne lui appartenait plus d'apporter des preuves de la confusion entre les deux marques ; mais plutôt à Mégamonde. Son existence est présumée par la loi, du fait que Mégamonde utilise des signes identiques à ceux déposées par Jincheng à l'OAPI.
L'autre verdict attendu, c'est celui de la Chambre commerciale de grande instance de Ouagadougou. Elle avait été saisie pour concurrence déloyale de la part de Mégamonde.
La Chambre avait estimé qu'il n'y aurait pas de contrefaçon. L'avocat de la défense affirme que la décision de la Chambre civile de la Cour d'appel vient confirmer qu'il y a bel et bien contrefaçon des produits de Jincheng.

Abdoul Razac Napon



 

UPC
Zéphirin Diabré n'est pas prêt pour la présidentielle


Le président de l'UPC, Zéphirin Diabré, a rencontré le 12 juin dernier ses militants du Kadiogo. Pour une première, on peut dire que cette rencontre a été un succès pour les organisateurs. La salle du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) s'est trouvée exiguë pour les militants. Certains ont dû rebrousser chemin. Le président du parti, très ému, n'a pas manqué de signifier sa surprise, mais surtout sa joie. "On m'avait proposé la Maison du peuple, je me suis demandé si on allait avoir du monde".
Le président Diabré, à l'endroit de ses militants, a indiqué que l'UPC ne vient pas faire comme les autres. Le parti veut de vrais militants. Un avertissement aux opportunistes. Pour lui, l'UPC c'est comme un champ collectif. Il faut travailler pour le changement positif.
La rencontre de Ouagadougou marque en même temps le démarrage des activités du parti. Après cette communion avec les militants du Kadiogo, le bureau politique va parcourir l'ensemble du pays pour échanger avec les militants. Pour le président, l'étape la plus importante est l'implantation du parti. L'UPC va s'atteler à l'implantation, à la structuration et à l'organisation. Zéphirin Diabré pense que ce sont des passages obligés pour un parti qui se veut sérieux. On comprend pourquoi, il s'est refusé à se prononcer sur sa candidature à la présidentielle de 2010. Il estime que son parti qui n'a pas un mois d'existence doit d'abord s'implanter, se structurer, bien s'organiser avant d'aller à la conquête du pouvoir.
Mais avant d'obtenir cette reconnaissance officielle, et le démarrage effectif de ses activités, le président du parti du lion affirme qu'il a été approché par certains partis de l'opposition. Les échanges ont porté sur les grandes questions de la vie politique. Une chose est claire, Zéphirin Diabré est contre la révision de l'article 37. Son parti n'a pas tu ses récriminations concernant la gestion du pays. C'est justement parce que le pays est mal gouverné que l'UPC est née pour redresser les torts. Selon le président, l'ascenseur social est en panne. Ce sont les mêmes qui gagnent, prenant en otage tout le peuple. La démocratie est piégée par le pouvoir, les opérateurs économiques et les grands électeurs que sont les coutumiers. "En réalité, cette démocratie est un arrangement spécial tellement spécial que ce sont toujours les mêmes qui gagnent", a déclaré Zéphirin Diabré. Il estime que la création des organes de lutte contre la corruption n'est que de la poudre aux yeux. "Quand c'est un marché de 10 millions, on fait un appel d'offre et lorsque c'est 10 milliards, c'est de gré à gré". Un exemple qui montre à souhait que la corruption est au cœur même du système.

Abdoul Razac Napon


 

OCADES Caritas Burkina
Les partenaires autrichiens au Burkina

Une délégation de Caritas Autriche et des journalistes autrichiens ont séjourné au Burkina du 18 au 24 juin dernier. Selon le président de Caritas Autriche, Franz Kûberl, le séjour de sept jours s'inscrit dans les visites traditionnelles des projets conjointement exécutés avec Caritas Burkina. Cette visite de terrain doit permettre également à Caritas Autriche d'identifier les actions à renforcer. A la fin de leur séjour, le président Kûberl s'est dit satisfait des projets réalisés au profit des populations du Burkina. L'impact de ces réalisations est très visible.Si la délégation à associer les médias à cette visite, c'est pour un objectif précis. Elle pense qu'il est important de rendre compte à la population autrichienne. Tous les projets de Caritas Autriche sont financés par les populations. Ce sont des travailleurs qui ont accepté consentir une partie de leurs revenus aux actions de solidarité en faveur des plus vulnérables. Il est donc nécessaire que le contribuable sache la destinée des fonds collectés. Cela fait 15 ans qu'ils se sont associés les médias d'abord pour la collecte et ensuite pour la visibilité des activités. C'est ainsi que la grande collecte publique est entièrement couverte par les médias. Au mois d'août prochain, Caritas Autriche a programmé une grande campagne de collecte de dons qui sera animée par les médias.
Les deux organisations interviennent dans les secteurs de projets de développement et de secours d'urgence. Le président de Caritas Autriche affirme que son organisation compte 300 projets à travers le monde. Sa coopération avec le Burkina remonte depuis 1974.
En 2008, ce sont 17 projets qui été exécutés au Burkina.
Pour le président Kûberl, l'objectif de leurs actions, c'est accompagner les populations vulnerables à se prendre en charge. Les projets sont définis par les populations à travers. Caritas Burkina et soumis à son appréciation. Caritas Autriche apporte un soutien financier et l'exécution des projets relève de la responsabilité de son partenaire burkinabè. Il a laissé entendre que le rôle de leur organisation est de valoriser les talents pour une auto prise en charge. Caritas Autriche pense qu'il faut cultiver la solidarité entre les pays riches et les pays pauvres.

Abdoul Razac Napon

 

Les ambitions de l'ADK pour le Kouritenga

Région carrefour, le Kourittenga ne semble pas exploiter son avantage comparatif pour son développement. L'Association pour le développement du Kourittenga (ADK) voudrait que ça change.
A l'initiative de l'ADK, un forum sur le développement du Kourittenga a eu lieu les 18 et 19 juin dernier. La rencontre a investigué les voies suivantes comme pouvant servir de levier au développement de la province.
D'abord, la situation de carrefour de Koupela, chef-lieu de la province. La ville est sur deux axes internationaux importants. Le corridor Koupéla- frontière du Niger et du Bénin et le corridor Koupela Togo et Ghana. Pour en profiter, il faut doter la ville d'infrastructures conséquentes. Jusque là, la ville n'a pas un hôtel digne de ce nom.
Ensuite, les marchés à dimension sous régionale, comme celui de Pouytenga. C'est une opportunité qui doit être valorisée.
Que faire pour valoriser ces atouts ?
Il y a l'éducation avec un accent à mettre sur l'enseignement des filles. La scolarisation des filles est très faible, dans une province qui a été la première à accueillir les pères blancs. L'éducation est aussi importante pour cette province où les moins de 20 ans représentent 60% de la population.
Ensuite la sécurité. Actuellement la question de l'insécurité est préoccupante. Or il ne peut pas avoir de développement dans une situation pareille.
L'ADK a engagé la réflexion, il faut maintenant trouver le moyen de mettre ces bonnes résolutions en musique. Il y a en tout cas une feuille de route pour le développement. Il reste à se donner les moyens de sa politique.

Andréa Dambré


Délivrance de visa au Burkina
Politique de deux poids deux mesures

En quoi retourne la nouvelle tarification des passeports diplomatiques et des services ? En effet, une nouvelle mesure fixe les sommes de 70 000Fcfa pour obtenir un passeport diplomatique et 60 000Fcfa pour le passeport de service. Ces documents sont officiels, pourquoi débourse-t-on de l'argent pour se les procurer ? A ce que l'on sache, ils ne sont pas des propriétés privées. Ils sont utilisés à des buts précis, donc ne saurait en aucun cas être vendu. Si on en fait un problème d'argent, ces aux mieux offrants que reviendront ce précieux sésame. Quant à l'octroi des visas à l'aéroport, dans la plupart des pays au monde, les visas doivent être présentés avant l'embarquement dans l'avion. Il faut que ceux qui l'exigent l'apprennent aussi à faire pareil. Avant d'embarquer, ils doivent se munir de leurs visas. On peut rétorquer que nous n'avons pas d'ambassade dans tous les pays mais la même chose pour un Burkinabè qui désire se rendre à Londres. La destination d'Abidjan ou d'Accra pour le visa est obligatoire. Ceux qui veulent des visas burkinabè, alors qu'il n'y a pas de représentation diplomatique du Burkina chez eux doivent se rendre dans la chancellerie la plus proche.

MNZ



 

© L'Evénement - Déc. 2001
Concept. & Réalisation: A. Diallo
Date de mise en ligne: 30 juin 2010