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Affaire
CSPS de Tibila Kaboré
Part
de vérité de FASO BAARA
En réponse à notre écrit paru dans
L'Evénement N° 144 du 25 juillet dernier intitulé
à la Une " Tibila Kaboré, ami personnel de
Tertius s'approprie indûment un CSPS", nous avons reçu
cette mise au point de Faso Baara.
Monsieur le Directeur de Publication,
Suite à la parution de l'article relatif au "CSPS
de Tibila Kaboré" dans les colonnes de votre journal
du 25 juillet 2008, j'ai l'avantage à porter à votre
connaissance ce qui suit :
Au titre de l'exercice budgétaire 2008, le ministère
de la Santé a confié à l'Agence FASO BAARA
la réalisation d'infrastructures socio-sanitaires pour
une valeur estimée de 4.343.327.000 francs CFA sur budget
national.
Le 22 janvier 2008, le ministère nous instruisait par courrier
N°2008/0069/MS/SG/DAF l'exécution urgente de trois
(3) CSPS dont celui de Doundougoudou dans le Centre-Est en attendant
la signature de la convention et la mise à disposition
des fonds à l'Agence.
Suite à cette saisine et après la procédure
de sélection, la commission d'attribution des marchés
de FASO BAARA a attribué en date du 13 mars 2008 à
l'Entreprise EUCIF le marché pour la réalisation
des trois (3) CSPS pour la somme de 1.283.485.013 francs CFA.
Les responsables de la Direction de l'Administration et des Finances
du ministère de la Santé (DAF) ont pris part à
cette délibération.
Début juillet 2008, l'Agence recevait la convention N°03/2008/PCT/SANTE
de 4.343.327.000 francs CFA signée du ministère
des Finances et du Budget, ce qui l'autorisa à engager
l'ensemble du programme du ministère de la Santé
dans la limite du budget autorisé. Un appel d'offres a
donc été lancé dans les quotidiens L'Observateur
Paalga N°7172 et N°7174 des mercredi 09 (page 21) et vendredi
11 juillet 2008 (page 28) et Le Pays N°4159 du lundi 14 juillet
2008 (page 32).
Pour tenir compte des congés annuels de l'Agence (du 1er
au 31 août 2008), des dispositions avaient été
prises en interne pour publier l'ensemble des appels d'offres
à nous confiés par les différents ministères
avant le 31 juillet 2008.
Ainsi donc, face à la charge de travail et à la
volonté de satisfaire tous les maîtres d'ouvrages
avant les congés, l'avis d'appel d'offres de la Santé
est paru dans la presse avec quelques erreurs et omission. Au
titre de celles-ci, on peut noter :
Le non retrait des 3 sites de CSPS dont celui de Doundougoudou,
objet de l'attribution du 13 mars 2008,
Le mauvais rattachement de certains villages dans les districts
sanitaires de Garango et Dô d'une part, et de Gaoua et Gourcy
d'autre part.
Suite à ces publications, le DAF du ministère de
la Santé attirait notre attention par courriers N°2008/1359/MS/SG/DAF
du 18 juillet 2008 sur les mauvais rattachements ainsi que sur
les attributions déjà faites à Talembika
et Lallé dans le district sanitaire de Zorgho et Doundougoudou
dans celui de Koupèla.
Aussitôt, des additifs portant corrections de ces erreurs
ont été publiés par l'Agence dans les journaux
ci-après :
Le Pays N°4163 du vendredi 18 juillet 2008 (page 30)
Le Pays N°4164 du lundi 21 juillet 2008 (page 36)
L'Observateur Paalga N°7180 du lundi 21 juillet 2008 (page
22)
De façon pratique, les lots 4.1. (Ganzourgou) et 3.2 (Boulgou)
ont aussitôt été supprimés de l'appel
d'offres ; le lot 4.2 du Kouritenga comprenant le CSPS de Doundougoudou
a été modifié et l'information portée
aux neuf (9) entreprises concernées qui avaient alors le
choix entre se faire rembourser ou se reporter vers d'autres lots,
l'appel d'offres en comportant 29.
Au vu de ce qui précède, il apparaît que l'Agence
a lancé comme à son habitude, l'appel d'offres Santé
en toute transparence. Les corrections l'ont été
aussi et ce de façon prompte bien avant la parution de
votre article, excluant de façon évidente toute
intention de duper quiconque. Les portes de l'Agence vous sont
du reste ouvertes pour toutes informations que vous jugerez utiles
pour votre gouverne.
Monsieur le Directeur de Publication, pour des raisons pratiques
et avec votre bienveillante compréhension qui me vaut,
à n'en pas douter, votre accord, ce droit de rectification
sera publié dans les quotidiens de la place en raison de
votre longue périodicité de parution et de notre
volonté d'éclairer rapidement l'opinion nationale
sur un sujet aussi sensible.
Vous remerciant par avance de l'intérêt que vous
porterez à la présente, je vous prie d'agréer,
Monsieur le Directeur de Publication, l'expression de mes sentiments
distingués n
Seydou Kaboré
Chevalier de l'Ordre national
NDLR :Nous prenons
bonne note des éléments d'information que vous avez
bien voulu mettre à notre disposition, éléments
d'information que vous avez fait publier dans les N°4163 et
4164 du journal Le Pays (18 et 21 juillet) ainsi que dans le N°
7180 (21 juillet) de L'Observateur Paalga. Votre mise au point
suscite de notre part d'autres interrogations, même si celles-ci
ne vous sont pas nécessairement opposables : l'exécution
des 112 marchés d'infrastructures socio-sanitaires ayant
été prévue dans l'exercice budgétaire
2008, qu'est-ce qui justifie la procédure d'urgence concernant
trois CSPS dont celui de Doundougoudou, sans attendre la signature
de la convention et la mise à disposition des fonds à
l'Agence ? Et pourquoi précisément ces trois CSPS
? Il se trouve par ailleurs que la réalisation des trois
CSPS a été confiée à l'entreprise
EUCIF sur la base d'une procédure restreinte. Est-ce fortuit
? Malheureusement, la présence des responsables de l'Administration
et des Finances du ministère de la Santé à
la délibération que vous semblez invoquer comme
une garantie de transparence n'a pas suffi à la prémunir
de toute suspicion. Et pour ne rien arranger, voilà que
le nom de Tibila Kaboré s'en mêle ! Comment comprendre
en effet que pour une infrastructure entièrement financée
par l'Etat, ce soit lui qui en soit remercié et honoré,
à la fois par le très officiel haut commissaire
du Kouritenga et naaba Piiga, chef coutumier de Doundougoudou
(cf Sidwaya N° 352 du 22 avril 2008). N'est-ce pas là
un début d'explication de cette procédure sinueuse
constatée dans cette affaire ?
Troublant n'est-ce pas que l'autorité chargée de
veiller à la bonne tenue des marchés publics se
trouve mêlée à ce qui ressemble à un
deal pour une certaine opinion publique!
Merci donc à Faso Baara d'avoir apporté sa part
d'éclairage qui vaut son pesant de vérité.
Toutefois, d'autres parts de vérité sont assurément
nécessaires pour éclairer tous les pans de cette
affaire pour le moins ténébreuse.
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Le
ROSSAD à la pointe du combat alimentaire
Le Réseau des organisations de la société
civile pour la sécurité alimentaire durable (ROSSAD)
s'est donné pour mission de trouver des solutions à
la problématique de l'alimentation au Burkina. Un fait
crucial lié à une kyrielle de facteurs dont la mauvaise
répartition de la pluviométrie. Plusieurs organisations
de la société civiles, les répondants des
masses laborieuses, en ont fait une priorité dans leurs
engagements. C'est un réseau qui regroupe une soixantaine
d'organisations à travers tout le pays. Le 28 juillet dernier,
au cours d'un atelier tenu à Ouagadougou, le réseau
s'est penché sur sa situation, son programme d'activités,
ses forces et faiblesses, le partenariat qui le lie avec l'ONG
SOS Sahel
Prenant la parole au nom de SOS Sahel, Alfred
Yambangba Sawadogo, son président, n'a pas manqué
de décrier le désengagement prononcé de l'Etat
du secteur agricole. Pour étayer son assertion, il a pris
l'exemple sur le phénomène de la vie chère
que subissent les populations. Il aurait fallu, selon lui, la
mise en place d'un bon mécanisme pour sortir de cette dépendance
de l'importation. En s'appuyant sur l'exemple de la filière
riz, avec une bonne politique, a martelé le conférencier,
le Burkina peut se passer de la mauvaise qualité du riz
asiatique qui est vendu sur le marché national. Toujours
dans la même lancée, il est revenu sur le peu d'intérêt
que l'Etat accorde à l'encadrement des agriculteurs. On
a connu, soutient-il, dans les années 1970 et jusqu'à
une période assez récente, le rôle prépondérant
de l'encadreur agricole dans les villages connu sous le nom de
"koob naaba". Toute cette tendance et les banques de
céréales sont en train de disparaître et c'est
dommage, a regretté M Sawadogo. Pour venir à bout
de la famine dans nos contrées et assurer une politique
de sécurité alimentaire efficiente, le ROSSAD entend
renforcer les capacités de ses membres pour le plaidoyer
et le lobbying auprès des décideurs publics et politiques.
Pour le réseau, ces partenaires sont incontournables dans
la réussite des objectifs qu'il s'est assignés.
C'est fort de cette détermination que le ROSSAD a sollicité
l'assistance de l'ONG SOS Sahel qui intervient dans le domaine
de la sécurité alimentaire dans presque tous les
continents
M.N.Z.
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Affaire
maire boxeur de Sighnoghin
La victime convoquée et rabrouée chez le procureur
!
Notre article intitulé " Le maire boxe au
maquis "semble avoir mis le procureur du Faso dans
ses états. Dès la parution du canard, le 25
juillet dernier, madame Abibata Nacro est convoquée
au parquet où elle est proprement rabrouée
pour avoir conté sa mésaventure aux journalistes.
Mais là ne s'arrête pas la surprise surprise
Madame Abibata Nacro a-t-elle eu tort de parler de son
affaire aux journalistes ? La réponse est sans doute
affirmative pour le procureur du Faso, lui qui, à
la lecture de notre article s'est empressé de la
convoquer à son bureau pour le lui reprocher. "Pourquoi
êtes-vous allée voir les journalistes alors
que la justice est là pour ça ? Reprenez votre
dossier et remettez-le aux journalistes à traiter
! Si vous rapportez ça aux journaux, je vous enferme
à la MACO." C'est en substance ce que lui aurait
asséné le procureur. "Excusez-moi M.
le procureur, je suis allée vers les journalistes
parce que j'ai eu le sentiment que ma plainte était
en train d'être étouffée. Je ne savais
pas qu'elle était entre vos mains", lui répondit
la dame, surprise et un peu apeurée. Après
cet intermède, le procureur lui demande de rédiger
une plainte en bonne et due forme pour lui permettre d'agir.
N'ayant pas assez d'instruction, elle demande au procureur
l'autorisation d'aller se faire aider à la maison.
Le procureur refuse et propose de la faire aider. Il motive
sa proposition par le souci d'éviter qu'elle aille
voir des gens qui vont la pousser à faire ce qu'elle
ne doit pas faire. Elle est alors confiée à
un certain Bamouni qui l'amène dans un autre bureau.
Ce dernier lui remet un papier dont elle doit recopier le
contenu. Après avoir recopié le texte, elle
est priée de le signer et d'y apposer un timbre.
Le document est ensuite remis au substitut Tapsoba. Ce dernier
lui donne rendez-vous le 29 juillet où, en principe,
toutes les parties devraient être présentes.
Le jour J, elle se présente au bureau du substitut
Tapsoba. Surprise ! Dans un ton proche de la raillerie,
le magistrat opine: "Madame, vous avez déposé
une première fois une plainte contre le maire. Vous
écrivez une seconde fois pour dire que votre plainte
a été déposée par ignorance
et que vous demandez pardon au maire !" La dame Abiba
comprend tout de suite qu'elle a été dupée.
Elle explique au substitut que dans le document qui lui
a été donné à recopier, elle
a bien vu ce passage où il était question
d'ignorance et de pardon. Mais elle pensait que ces propos
s'adressaient au procureur qui lui reprochait d'avoir parlé
aux journalistes. Mais si c'est pour demander pardon au
maire qui l'a frappée, il n'en est pas question.
Furieuse, elle se précipite au bureau du procureur
pour comprendre, mais sans rendez-vous, elle n'a pas réussi
à se faire recevoir ! Encore un de ces coups tordus
où la justice est en train d'être détournée
pour servir la cause des puissants. Quoi qu'ils aient fait!
Il est temps d'arrêter net cette dérive, si
on ne veut pas avoir à affronter un incendie.
Germain Bitiou Nama
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Médias
et droits humains
La responsabilité pénale du
journaliste
"La responsabilité pénale du journaliste.".
C'est le thème de la conférence publique qui a eu
lieu le lundi 28 juillet 2008 dans la salle de conférence
du Liptako-Gourma. Organisée par le ministère de
la Promotion des Droits humains, la conférence a été
animée par M. Germain Bitou Nama, directeur de publication
du Bimensuel L'Evénement. Il était assisté
par le magistrat Arnaud Ouédraogo, conseiller au ministère
de la Promotion des Droits humains. On retiendra que la responsabilité
pénale, c'est "la règle qui veut que les journalistes
répondent devant une juridiction pénale des infractions
qu'ils sont amenés à commettre dans l'exercice de
leur métier de journaliste.". Les infractions commises
par un journaliste sont appelées délits de presse
définis "comme l'ensemble des actions ou omissions
prévues et punies par la loi pénale imputable à
un professionnel de la presse, notamment le journaliste.".
L'éventail des délits de presse est large, a estimé
le conférencier. Il les a énumérés
en sept registres, parmi lesquels "les atteintes portées
à l'honneur et à la considération des personnes,
les atteintes à l'intimité de la vie privée
des personnes, les outrages contre les dépositaires de
l'autorité publique et les atteintes à la sûreté
de l'Etat ". Tous ces cas de délits ont été
longuement documentés aux sources du code pénal,
du code de l'information et de l'expérience professionnelle
des journalistes. Le délit le plus courant en matière
de presse est le délit de diffamation qui se situe dans
le registre des atteintes portées à l'honneur et
à la considération des personnes. Les peines pour
diffamation varient en fonction de "la catégorie"
de la victime. Ainsi les article 177 et suivants du code pénal
dispose : "La diffamation commise envers les cours, les tribunaux,
les forces armées, les corps constitués, sera punie
d'un emprisonnement de quinze jours à trois mois et d'une
amende de 10 000 à 500 000 francs ou de l'une de ces deux
peines seulement." alors que "La diffamation commise
envers les particuliers sera punie d'un emprisonnement de quinze
jours à trois mois et d'une amende de 10 000 à 300
000 francs ou de l'une de ces deux peines seulement."
Le conférencier a relevé que pour un même
délit, le code pénal et le code de l'information
prévoient des sanctions non concordantes, le premier étant
plus sévère que le deuxième. Cette différence,
a expliqué le magistrat Arnaud Ouédraogo, est due
au fait que le code pénal est plus impersonnel et général
que le code de l'information qui concerne une profession particulière.
Dans un plaidoyer pour la dépénalisation des délits
de presse, le communicateur a fait remarquer que "La sanction
pénale est disproportionnée en matière de
"fautes" de presse." et même qu'elle est
"inique" comparativement à d'autres professions
comme celle du juge ou de l'avocat qui sont couvertes par l'immunité.
"C'est à croire que la presse est moins nécessaire
que d'autres corps de métiers à l'éclosion
et à la consolidation d'une démocratie" a conclut
M. Nama. Il reconnaît cependant que "La mission d'informer
aussi noble soit-elle, aussi indispensable soit-elle comporte
des limites et l'impunité totale conduirait fatalement
à une déresponsabilisation de la presse. Toute chose
dangereuse pour l'ordre social". C'est pourquoi il invite
à "poursuivre le débat" pour trouver la
formule idoine. Des propositions du conférencier, on retient
"la substitution des peines privatives de liberté
par des peines pécuniaires raisonnables et/ou des peines
disciplinaires dissuasives" et l'institution d' "un
tribunal des "pairs"
Boukari Ouoba (stagiaire)
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